En juillet j'ai retrouvé, après beaucoup de recherches, une fille qui voulait sortir avec moi en cinquième et que j'avais giflé ne sachant pas comment je devais réagir. Elle est devenue intelligente et a un joli boule même si je me méfie de son jean un poil trop taille haute à mon goût. On a longuement discuté de l'échec relatif de notre jeunesse, on détestait tous les deux cette idée d'un temps pour la déconne et le sexe facile, on était obsédés par la façon de prolonger l'adolescence jusqu'à la mort, au point de ne jamais en vivre les parties sexuellement cools. J'ai jamais pu et je pourrais plus jamais, sauf revival hippie, baiser des meufs de 15 ans. Au moment où j'ai prononcé cette dernière phrase, la fille a laissé un blanc, pour voir si un rire allait arriver de chez elle ou de chez moi, mais finalement, là, la fille que j'avais retrouvé en juillet après beaucoup de recherches m'a dit "connard" et a quitté la salle.
jeudi 27 août 2009
mardi 25 août 2009
Pénis vs. révolution
Incroyable profusion de sens maintenant. Je parle à cette fille, une fois n'est pas coutume, et à force de blablater pour pas que mes dents se collent parce qu'on sait très bien ce qui se passe quand les dents se collent, je finis par développer un discours cohérent. Ma haine insensé contre la pensée libérale finit par s'ancrer dans quelque chose de profond, je parle en m'avançant sur la table et cette fille se tait. Et un type à notre droite écoute et quand sa nana revient des chiottes il lui fait signe de m'écouter. Je parle de Demolition Man et de Lacan, je cite Hegel et je commande une autre bière en montrant mon verre vide en un regard à la serveuse au pull rayé ; je sue un peu et je postillonne beaucoup. "La vraie question" je dis, "la vraie question c'est la construction de la nature libérale", deux minutes plus tard je dis "mais c'est ça qui fait le cœur d'une vraie pensée esthétique, la vraie question c'est le choix politique" et puis "la vraie question elle est linguistique" et puis je finis par rouler des pelles à cette fille et aujourd'hui ma page est blanche, mes mots dissyllabiques sauf celui-ci et j'ai une demi-érection de souvenir parce que cette fille était incroyablement roulée.
Publié par
Miam
à
08:00
Libellés : je hais les libéraux, nana, politique
lundi 6 juillet 2009
J'hurle jusqu'à ce que j'ai mal
Dans les toilettes les noirs rient. Y'en a un qui a du faire une bonne blague. Je suis jaloux. Je ne ris pas. Je n'ai pas entendu la blague et je fais du caca avec mon cul. La nana est dans le magasin, elle achète des chips et des redbull pour la route. Je lui fais une blague et elle n'aime pas, elle fait la gueule, elle veut juste rentrer à Paris. Je suis triste, je pensais que l'âge aidant, nos rapports pouvaient être devenus plus funs mais non, cette nana est une collégienne dans un corps qui a à peine vieillit. Le voyage a été pénible depuis le sud, elle ne m'a presque pas adressé la parole et sa présence m'a empêché de hurler, ce que j'aime faire quand je roule seul. Mais elle m'achète quand même des paquets de chips. Incompréhensible. En fumant des cigarettes en silence, on se fait aborder par les noirs. Ils sont identiques à mille autres personnes, sympas sans plus. Mais la nana surjoue et fait le super pote en une cigarette. À la fin, je comprends qu'elle partira avec eux, ils vont à Paris aussi, j'espère qu'ils ne la baiseront pas, mais je la connais un peu depuis 800 kilomètres et je pense qu'ils baiseront et j'ai un peu les boules. Ma voix tremble quand je dis "c'est pas grave, je vais rentrer seul, de toutes façons je pense continuer jusqu'à Bruxelles alors oui, ça me gêne pas si tu montes avec eux, non non, ça me gêne pas". Au moins, j'ai une raison d'hurler en bagnole.
