jeudi 26 février 2009

Deux bonnes femmes et un latino

"Salut" je dis en entrant dans la pièce où se déroule la réunion. "Salut" me répondent quelques gens. Je trouve que c'est quand même un bon accueil. Un type, qui, je l'apprendrai plus tard, s'appelle Bastien, parle au micro. C'est du blabla assez chiant, il se plaint et cherche de la compassion, j'aime pas ce type de loser. Il fait le tour de la salle des yeux en parlant, quand il en arrive à moi je maintiens son regard jusqu'à ce qu'il se sente mal. Après on va manger du quatre-quarts en buvant du café et du jus d'orange. Pour discuter avec une fille à côté de moi je fais une petite blague, je sais plus exactement quoi, un truc sur "avec modération". Elle rit un peu, pas parce que c'est drôle, mais parce que ça craint de se retrouver à parler à personne quand on a un quatre-quarts à la main. Alors je lui dis "au fait, je m'appelle Sylvain", elle me répond avec son prénom suivi d'enchantée mais je suis plus sûr de son prénom. Nadège? On parle des difficultés qu'on a eu pour trouver la salle, moi je dis "aucune" et elle non plus alors j'en profite pour féliciter le réseau de bus qui est quand même bien pratique.

Ensuite un autre type monte sur l'estrade. C'est un latino, quarantaine fripée, du genre qui bosse comme cuistot dans une rôtisserie. Il est plus sincère que l'autre mais je crois que j'écoute surtout pour son petit accent: j'aime ça les accents. Lui, il a fait plein de réunions déjà et testé beaucoup de choses mais ça marche pas il dit, il dit "par moments je pense qu'on est condamnés". À ce moment là, une grosse femme qui organise lâche un "mais non Joël" entre choc et compassion. "Je m'appelle José" il lui répond. Et il continue de parler, et il explique que son boulot l'emmerde et qu'il comprend pas pourquoi au lieu de parler on l'aide pas à trouver un autre boulot parce que son boulot il le hait, et ça lui détruit la santé et le moral et qu'il peut pas faire sans parce qu'il a besoin d'argent pour payer son appart' et élever dignement sa fille. Une autre bonne femme monte sur l'estrade et lui prend le micro des mains en disant que l'important c'est de parler, qu'il faut en parler et que merci José. Lui, il avait d'autres choses sur le cœur, mais bon, c'est comme ça, tout le monde doit parler, tout le temps, tout le temps parler, s'exprimer, tout le temps, tout le monde, on pourra tous parler tout le temps pendant cinq minutes, il faut parler, il faut que ça sorte. José va se chercher un café et se rassoit au fond. La grosse femme chuchote mon nom à l'autre femme et l'autre femme dit "Nous accueillons maintenant Sylvain, venez Sylvain". Alors je monte.

À l'est

Il est perdu. Il est quatre heures. Il se rappelle cette pièce de théâtre marrante avec des animaux perdus dans une sorte de forêt d'écrans et de technologie et peut être qu'au fond ça voulait dire que c'est un peu la technologie qui nous bouffe et qui nous baise puisque le loup baisait le cerf. Y'avait un autre animal aussi, peut être un lapin, et celui là il était trop au courant dans ce truc, et il était homosexuel aussi, enfin efféminé, là, la symbolique de la pièce l'échappe. Il est perdu, l'est de la ville est vraiment trop grand et se ressemble trop et craint: que des chômeurs. Il veut pas leur parler, il a un peu peur qu'ils lui volent son argent. Il ne connait pas assez les chômeurs pour savoir que pour la plupart, ce sont des gens dociles qui ne veulent que boire des bières l'après-midi sur des chaises de jardin. Il prend à droite sur une grosse avenue. Il voit une gosse dans une poussette, il veut sourire et faire genre une grimace pour la faire marrer mais soudain il a peur que sa mère lui pète la gueule. Le quartier est dangereux, y'a eu un mort par balle l'an dernier. Le métro est là. Ouf.

mercredi 25 février 2009

Qui fume? Tout le monde.

Plus rien ne m'émeut, j'ai perdu mon capital émotion, disons plutôt que je l'ai troqué contre deux barils de poudre au supermarché du coin. Aucune phrase ne me touche. On peut me dire "tu es mort" je dirais "ah" ; le docteur a dit "vous avez le SIDA" j'ai dit "je n'ai pas fait le test" il m'a dit "oh, mille excuses, j'ai parlé trop vite", ce type de trucs m'arrive toujours. Ça me lasse putain, alors j'ai pris la bagnole direction le soleil par la N10. J'ai écrit un bouquin pour guérir, je l'ai appelé "Guerrier pour demain" mais aucun éditeur n'en a voulu sous prétexte que j'y demandais qu'on légalise la marijuana, mais oh hé les mecs, bienvenue au vingtième siècle, tout le monde fume, même les filles. Alors que faire je me suis dit? Je vais partir vraiment, le soleil doit bien marcher plus au sud. J'ai écrit un autre bouquin sur la route, il s'intitule "Je vous chierai liberté de pensée", c'est une critique acerbe du monde actuel, je pense qu'il est temps que ça pète. Le problème c'est que pour l'instant il n'y a que douze mots dans ce truc et qu'ils ne forment même pas une phrase. Je me suis arrêté à Lannemezan du coup et j'ai demandé à un magasin où je pouvais faxer un truc, alors la vendeuse m'a dit "au bar-tabac là bas" et je lui ai dit que je rêverais de mettre mon pénis entre ses deux grosses loches mais elle a rien répondu parce que j'ai dit ça dans ma tête. J'ai envoyé mon bouquin aux éditions Gallimard, j'espère qu'on me dira oui.

Je suis parti

Alors j'ai quitté mon job, c'était vraiment de la merde, j'ai appelé mon boss et j'ai pleuré un peu en lui disant que je voulais une augmentation de 5.ooo.ooo de pourcent et je lui ai dis que j'en avais besoin, vraiment besoin, parce que ma fille était gravement malade. Mais bon, ce mec me connait et sait que j'ai abandonné ma fille y'a sept ans quand je l'ai perdue au poker alors il m'a juste viré. Au fond, mon plan était réussit. J'ai pris la Volkswagen et j'ai essayé de l'échanger dans un bar contre un BMW, j'ai eu une fin de non recevoir. Je suis donc parti avec la Zolwkwgenk et j'ai pris la route vers le sud, vroum et j'ai appelé Rym Brerroukra et je lui ai dis "tu fais quoi dimanche?", elle m'a répondu "rien" et j'ai dis "fais moi des côtelettes j'arrive". Ensuite je me suis arrêté dans ce petit village bizarre sur la route, bizarre parce que moche. Dans le bar, il y avait quatre portes avec des chiffres romains, derrière trois des portes il y avait un tigre et derrière la dernière des chiottes. J'ai eu les chiottes, j'ai fait caca, je me suis lavé les mains et j'ai mangé une bavette. J'en ai eu seize gratos parce que j'étais le milliardième client, j'ai dit "chouettos" et j'ai demandé des doggy-bags. Je me suis arrêté en route devant des vaches pour leur donner et j'ai ri aux éclats parce qu'elles mangeaient des bouts de leurs potes. Ensuite, je me suis branlé devant des films pornos. Ouuuuuups c'est hors sujet ça! LOL!, je reprends mon histoire. Sur la route j'écoutais mon cd compilation Montagne 2002 avec Slipknot et j'hurlais dans la bagnole. C'est là que je me suis rendu compte que tout ça m'embêtait et que je suis rentré chez moi me préparer cinq cent crêpes et écrire un bouquin là dessus. Miam.

Trésor, 2007

Trésor trouvé à douze heures cinquante le sept avril deux-mille sept. Inventaire:
-Ma bite
-Mes couilles
-Mon sac de couchage
-L'amour entre tous les enfants du monde
-Les nichons de Yamina Benguigui
-Jean Benguigui

Fiction

Jamais plus je ne te tuerai salope parce que tu es déjà morte et tu ne le sais pas encore kaboum kaboum des dizaines de morceaux de ta cervelle sur les rebords de la cuvette, je te tue dans les chiottes, je chante tes louanges sur les plateaux de télé, combien tu te battais jour après jour pour que ces enfants "différents" puissent aller eux aussi à l'école et je dis que je voudrais qu'on pende le tueur par les couilles. Personne ne m'attrapera jamais, j'ai mangé le revolver, je chie des bullets of fire, je suis le génie du crime et à la télé les femmes pleurent avec cette histoire et que c'est pas normal et que c'est bien triste. Et Delarue n'est pas dupe, mais il s'en fout, comme ma psy, ma psy s'en fout, elle est payée pareil. Alors il m'invite deux fois, une fois pour "mon conjoint a été assassiné" et une fois pour "vivre sans l'être aimé" et les deux fois je pleure. Crocrodile. Et dans la loge je bois du champagne et je mange des petites fraises.

La société des écrans

J’en parlais à ma psy l’autre jour, je lui disais que Monique, on vit dans un monde d’écran. Elle s’en branle, elle est payée pareil. Mais c’est vrai merde, c’est quoi ce délire des écrans, ça te choque pas toi, petit bourgeois dans ton canapé en soie, de vivre dans un monde d’écran ? On a les yeux qui clignotent à force et puis c’est sacrément imparable sinon pfiout je te supprime téléphone portable, internet, télé et tutti quanti. C’est là le truc chelou, pas dans Facebook ou les jeux vidéos, c’est dans le moment où on se retrouve ‘’face à’’ qui importe. Je pense que si notre vie s’arrêtait à faire du karting et manger, le monde se porterait mieux. J’ai écrit un mail à Nicolas Hulot, j’attends sa réponse.

La politique c'est pas automatique

Je pense que mon ami Srimron Lramry devrait faire de la politique. Je pense ça par rapport à son menton et à son nez et à sa façon de parler aux gens. Il a un nez plus long que son menton et en parlant il avance sa tête. Ça en impose grave. Moi j'ai tendance à mettre mon pénis en avant, je pense que c'est ce que j'ai de mieux. Mais en politique ça servira à rien. J'ai recontré l'ambassadeur et le consul l'autre jour et ils avaient un peu cette posture, surtout l'ambassadeur, nez dans ta face et menton fuyant. Et cette manie d'être sympa. Je pense, pour ma part, que je pourrais être un super conseiller en communication. Je vais lui en toucher deux mots.

La politique c'est un peu mon dada. Je pense qu'on est dans un pouvoir médiatique et qu'on voit plus le fond idéologique derrière le maquillage communicationnel. Et le problème, das problem, c'est qu'il existe et que bien souvent c'est une sorte de bouillie libérale qui liquide l'État au fur et à mesure des faits divers. Ayoye, das katastrof. Alors notre stratégie ça sera d'abord d'être des types médiatiques, sympas et marrants et puis d'un coup paf! on triche plus. Je pense.

Le lendemain

Le lendemain de fête dure depuis sept ans maintenant, je commence à sérieusement me lasser. J'ai des plaques rouges sur tout le corps et des boutons, ah non, c'est la même chose en fait, c'est des gros boutons rouges plats. Je me pose des questions mais le docteur coute trop cher ici, le docteur = une soirée et je préfère une soirée. Faudrait que je rencontre un docteur en soirée. Une fois j'avais rencontré un polonais mais vous savez ce que c'est, les polonais, tous des fils de putes. C'est historique, la Pologne a été peuplée de bagnards et de putes. Attends non, c'est l'Australie, je suis con.

Le théâtre

Srylvrain Mrartret est incroyable dans son rôle de type à mi-chemin entre la joie et le suicide. Olala ! Son monologue contre le travail m’a arraché les tripes, je veux dire vraiment, j’ai salopé tout le fauteuil, ça puait la merde, ma femme m’a dit que j’abusais et je lui ai dit « ta gueule ! Ta gueule sale pute ! Ferme ta gueule ! » Puis je l’ai attrapé par la nuque et j’ai collé son nez dans mes boyaux pour qu’elle comprenne. « Quand on se fait enculer par la moitié de la ville en fumant des gauloises on ferme sa gueule ! » voilà ce que je lui ai dis. Putain j’ai la rage. Sinon, vraiment une super pièce de théâtre. Dommage que j’aie plus de café. Oh dieu que j’ai besoin de café.

Je cherche vraiment un nom

Albert Londres il a un nom marrant, son nom c'est une ville. Londres, capitale des anglais. Sylvain Marmande ça serait cool comme nom, genre mon nom c'est ma ville de naissance, mais Marmande c'est plutôt nul, c'est petit et plein de sperme et puis Sylvain Marmande, ça fait très introduction de vidéo pour trouver une meuf. Sylvain Potenciel ça me botte sinon. C'est comme une de mes caractéristiques mais avec une faute d'orthographe. En plus je trouve que potenciel ça sonne comme différenciel, très mécanique mec. Et ça c'est vraiment quelque chose qui compte dans ton CV. Faut pas le négliger.

Je veux vraiment pas travailler

Pendant longtemps j'ai reçu des paquets cadeaux bizarres par la poste. Des "chers monsieur Mrartret, voici votre cadeau pour février 2009" alors je disais "chouettos" et j'appelais mes amis pour leur dire et ils étaient jaloux puis essayaient de me tuer et la police disait "nous sommes fermés" et je hurlais "c'est une urgence" et la commissaire divisionnaire me disait "je t'aime" et ça devenait torride, faut dire que je sais y faire et que j'ai un assez gros pénis. Enfin... ça dépend ça. Les meufs me disent "tu as un gros pénis" mais en trainant sur des forums j'ai lu des types parler de trucs de plus de 20 centimètres et je pense que je suis en dessous alors je dois pas avoir un aussi gros pénis que ça. Tout ça m'importe parce que le blabla c'est pas la taille qui compte c'est mensonges et compagnie, ahah, on me la fait pas à moi, j'ai jamais acheté une bagnole d'occasion, je suis pas un nigaud. Ah, et dans les paquets, y'avait toutes sortes d'échantillons, pas de quoi en fait un fromage.

J'écris au hasard

Jolie petite fille, elle me vend des billets de tombola, j'en achète, je trouve que les gosses c'est sympa. Pas dans un sens sexuel hein. Alors je regarde mes tickets de tombola toute la journée et le soir je vais à la tombola, alors je connais personne, donc je vais à la buvette. Je suis bourré quand je gagne le VTT, les parents savent pas qui je suis. Je tente le wheeling, j'échoue, je tente de m'en aller, ouais j'ai réussi. Je roule saoul dans la nuit, comme dans mes meilleures années, vers 15 16 ans, plutôt 16 ans d'ailleurs, quand mon scooter marchait mal ou quand ma moto marchait plus. Ouais et j'ai gagné un vélo, je vais le revendre pour m'acheter ma drogue et la stocker dans mon nez difforme. Je suis un monstre.

mardi 24 février 2009

Petit loup

J'écris souvent à cette fille qui vit dans ma tête. Je lui écris "salut ça va?". Pas de réponse. Au bout d'un moment je suis fatigué, parce que je m'emmerde, alors je vais dans la forêt, fuck la civilisation mec, au delà du réel. Je pars avec elle dans ma tête, je lui fais des poèmes et des chansons, c'est souvent basique, je suis pas Barbelivien mec, moi je vote à gauche, prolétaire prolétaire tous ensemble tous ensemble. Je pars et je dis merde à la société, back to the trees donnez moi du réel.

Une fois comme ça j'ai marché longtemps et j'ai dormi dans la forêt. Waou trop fou. Et j'ai pas mangé. C'est là que j'ai vu le loup-animal de compagnie. Je lui ai chanté une chanson qui faisait "petit loup animal de compagnie". J'aime les chansons courtes. Il m'a regardé comme ça, face to face, j'ai cligné de l'oeil et j'ai fait des grimaces. Il s'est marré un peu. On a partagé une can d'haricots rouges en parlant d'histoires cheloues d'indiens, des trucs genre petit ours et baleine qui se battent pour savoir qui connait le mieux l'amour de la vieille mouette. En fait j'écoutais pas, je chantais des poèmes à la fille dans ma tête. Au bout d'un moment le loup-animal a compris et s'est vexé alors il est devenu un peu loup-sauvage et quand il m'a attaqué j'y ai montré mon tatouage de loup sur le bras et il a fait "waou" et c'est normal, c'est le cri du loup.

Après je suis revenu à la ville, tu sais ce que c'est, pour finir ma maitrise puis penser à mon avenir. J'ai trouvé une fille jolie, petite blonde, un peu chiante, je crois que je vais la tromper. J'ai écris au loup plusieurs fois, je lui écris "salut ça va?", ben aucune réponse, les loups sont pires que les meufs. (au début j'avais écris "juifs" au lieu de "meufs" mais je pense que "meufs" c'est mieux).

Srylvrain Mratret, autocritique

Un meilleur livre: loueur de char.

"Quatre ou cinq fois par semaine je m'enferme et j'ai envie de me tuer, parce que mon nez est difforme. Ensuite je reprends mes esprits et je me rappelle que j'ai un boulot: louer des bagnoles à des hollandais."

Ça c'est un sacré pitch.

350 pages, reliure en métal, 20 francs

Un meilleur livre: loueur de char.

Mes meilleurs moments, un spectacle de Strylvrain Mrartret offert en technicolor connasse.
Un vendredi je crois.
Une fois où j'avais touché des culs. En fait non, deux culs, deux culs rentrent dans mes meilleurs moments. Et des nichons.
Une fois dans la piscine après un bon repas.
Quelques fois en marchant.
Mon bus.

Un spectacle intéressant.

La dépression

Je vais sur 19 ans et j'ai un gros problème je me fais chier sans arrêt je reste le cul sur mon canapé pendant des heures à attendre le soir et le soir et bien je dors et la je me fais plus chier.
Et dès que je me réveille, je me fais chier, même quand je travaille, je me fais chier et j'attends l'heure de me casser, dans le train je m'ennuie, chez moi pareil et le peu de sorties que je fais et bien j'ai envie de rentrer au bout de 5 minutes.
C'est un réel problème qui me gâche la vie et ma vie amoureuse c'est une horreur de savoir que les autres s'éclatent et que moi rien!!!!!!!!!!!

Je n'arrive même plus à suivre un programme télé parce que je me met à tourner en rond dans l'appartement.

Je n'ai pas envie de sortir ni de voir des gens. Que faire?

Quelqu'un est-il dans le même cas que moi?

Personne pour me comprendre.

Et j'en ai marre de faire semblant que tout va bien, marre de mentir sans arrêt!!!!

Le mensonge est devenu une habitude pour masquer ma vie de merde.

Voilà, je m'excuse de vous avoir fait autant lire.

Merci.

mercredi 18 février 2009

En 2006 j'avais des idées de film

Super film 2000.
Deux mecs totalement barrés capturent un type dans la rue, le ligote dans leur appartement et lui font une tirade du type team managers dans une banque. Genre « bon écoute Richard là avec Maxime on est super déçu, t’es à 75% de tes objectifs on est vendredi soir il reste plus que demain et jamais tu les rempliras. Bon dans ces cas là il faut le dire plus tôt, et on se fait un briefing et on réorganise les objectifs dans la team ». Possibilité d’ajouter ça et là de la drogue et des légers coups de pied.

Super film 2005.
Benoit Poelvoorde trompe sa femme alors qu’elle est à la maternité. La mère de Poelvoorde essaie de régler la situation en se melant de leur vie sexuelle. Poelvoorde se plaint et arrive à faire culpabiliser sa meuf qui passe pour la méchante.

mercredi 4 février 2009

À l'horizon 2010

Poème

Dès jeudi je mettrais ma bite en banque
Dans un coffre fort
Comme un truc
Comme un turc ouais connard
Je la mettrais à 5%
Laisse moi calculer:
100. 105. 110.25. 115.76. Genre 121. Puis environ 127 puis ça continue.
Je dirais qu'en 15 ans j'ai une seconde bite
Seconde B mec, t'as bien compris
Et ensuite je vous expliquerai

vendredi 30 janvier 2009

CRAIGNOS



Ahah putain c'est ouf, y'a des gens ils disent ils sont AB/DL, Adult Babies Diaper Lovers, genre ils se déguisent en bébés, des fois mi bébés mi latex et ils se pissent et se chient dessus, c'est comme le degré 1000 du craignos, devant les gens de droite et les hippies, largement. Merde c'est trop crampant comme truc et les gars sont même pas forcément des japs! Putain, ils cherchent des nounous sur internet et y'a une garderie pour adultes qui a ouvert je sais pas où là, ahah merde c'est des putains de tarés.

Bataille de boules de neige

Pfiout libération, liberté, liberaem, pas la pute, pas les pseudo amis crevards/crevants qui me volent mon temps, seul avec la tévé et les bières. Glou, la bière, Schhrhrit la tévé, la tévé et ses belles images.

Tévé, draguer sur internet des grosses, grosses rebeues.com, perverscrade.fr, beurk un type loue sa femme pour sucer des gros sur des aires d'autoroute sur l'A1, mais comment il fait le bonhomme pour meubler le trajet retour, il l'insulte sa femme sale où ils écoutent Nostalgie? Je maile "oui je viendrais" en espérant que personne se pointe et qu'elle ait mis ses sales sous vetements pseudo coquins pour rien et merde c'est dégueulasse la sexualité des gens.

Je suis pas saoul, des années que je suis pas saoul, pourquoi je continue à boire putain, je ferais mieux de tout mettre pour m'acheter la bagnole, la bagnole vroum allez salut les connasses je vais à Budapest. Je vais rappeler la pute, elle manque, elle faisait un bruit de fond sympa.

Allo la pute revient je t'aime je regrette je t'achèterai des fleurs. Les engueulades c'est normal, on est des amoureux, allez, on baise, je t'aime. Allez, bonne nuit.

Réglement de compte

La meuf est blonde, elle rit fort avec ses grandes jolies dents, je la croque mentalement, miam. J'ai fini mon bol, elle est deux tables plus loin, je ne lui parle pas et en sortant du café je la regarde avec dédain, sûr qu'elle est accrochée maintenant que je me dis sur le trottoir. Allez, c'est le moment du bus, je prends le 55 direction la maison, j'ai rien fait de la journée. Hier je suis resté 15h dans mon lit. Quand je rentre chez moi le soir, j'attends dans mon lit d'être assez fatigué pour dormir, chaque jour, je répète le schéma. La fille blonde je la revois le lendemain, je la regarde un peu en faisant comme si je réfléchissais à une phrase d'Hegel. En vrai j'arrive pas à me concentrer sur mon livre et ma traduction est merdique, j'aurais du faire allemand/latin/grec comme ça j'aurais lu les trucs dans le texte, mais non, je faisais du tennis au niveau régional, on peut pas être au four et au moulin. Je lui souris en faisant comme si je venais de me rendre compte que je l'avais fixé. Je prends un bol de café au lait. J'avais écrit "café au lit". J'ai pas de travail mais c'est pas grave, je suis sympa. Elle me remarque quand je le regarde à nouveau, elle sait que je suis un gars cool, elle sourit un tout petit peu en rougissant et rediscute avec sa copine asiatique qui a l'air chiante. Je finis mon bol, le 55 direction la maison. La fille blonde je la revois le lendemain, je prends le 55 direction le café, je prends le bol de café au lait, je lui souris dans la file -merde, j'avais écrit "dans la fille" ça faisait drôle- et je lui dis "Are you a friend of Mark?" elle me dit "non non" je lui dis "oh, excuse moi je croyais t'avoir vu chez un ami récemment", elle me dit "non non" et fait un petit rire géné, je pense que je détesterai coucher avec elle, elle est trop belle/pure/cute. J'ai envie qu'elle soit à poil mais pour qu'on discute ou à la limite qu'elle me suce mais en discutant. J'aime discuter. Je la revois le soir même, coup de bol, dans un club plein de Prince et je lui souris et je danse avec elle. On descend fumer une clope, elle est saoule, je danse avec elle dans la neige et la police vient nous dire qu'il faut arrêter et je dis "désolé monsieur l'agent", j'attrape la taille de la fille en revenant vers le trottoir et puis je la fais tourner sur elle même et je l'embrasse et ses yeux sont verts. On fait comme si on voulait encore boire et danser, puis on arrête cette hypocrisie, d'hupokrisis, le mime en grec, et je vais chez elle. Elle fait de la guitare alors je lui dis de jouer un truc et c'est super. On boit une bière à l'aise et puis elle veut baiser ça se voit et je suis comme déçu parce que c'est trop facile je trouve, j'aime quand ça marche pas. Elle me dit que danser comme on a fait c'est des super préliminaires et je dis rien parce que je hais ce mot quand je suis pas amoureux de la fille qui le prononce. J'avais écrit "je hais ce mort", j'écris vraiment trop vite sur mon clavier. Alors, comme prévu, elle gâche tout en ne discutant pas, en faisant des bruits et en murmurant "je la sens bien au boutte" à un moment. J'ai envie de m'en aller, mais en même temps, ma bite est comme coincé dans elle alors je ne peux pas vraiment. Je pense qu'il faut que j'arrête de coucher avec des filles qui me plaisent. Je prends le 55 vers la maison.

lundi 24 novembre 2008

Roule un joint

Vas-y paye ton jokos

mardi 14 octobre 2008

Promotion

Rien ne doit rester, parce que c'est 50% sur tout le magasin, la feinte c'est qu'on déménage bientôt.

lundi 13 octobre 2008

Francky Vincent Enculé



Merde, parce que merde! je suis jouasse! J'ai envie de m'exprimer, je me sens comme contrit, j'ai l'impression d'évoluer dans une armure de métal, en fait c'est pas du métal normal, c'est comme du métal social. Bon sang, j'ai envie de hurler ma joie de vivre, j'ai envie de crier mon surplus d'amour, mais le monde n'est pas prêt.

Alors voilà un texte de Francky Vincent c'est pas Machin Enjijol qui passe dans ma playlist. Francky Vincent il est passé une fois dans ma ville pour une sorte de fête, je suis passé proche avec mon vélo, ça m'a fait un choc esthétique enculé. Passé. Ce mec chantait Tu pues du cul, il a genre un peu plus compris que la vie. Je suis sur qu'il a une meilleure bagnole que celle que j'avais. Bravo Francky. Juste extraits qui passent en live dans mon business. "Qu'est ce que ça shlingue chez moi chérie"; "Je fais dans l'esthétique et dans la diététique"; "Quand je digère ça passe comme une lettre à la poste"; "Je regarde la télé avec Hélène, elle ne fait que dégager"; "Prout prout prout j'en ai marre de tes prouts"; "C'est toujours la même ambiance Hélène, tu ne fais que dégager, et après qu'est ce qui se passe Hélène? Tu pues du cul"; "Prout ça pue, prout ça pue"; "Un ptit conseil Hélène, mange des choses saines Hélène. Hélène, Hélène, Hélène mange de la merde Hélène".

Putain le mec. Spermato le vrai nom c'est Le tourment d'amour, y'a jamais eu de clip mais y'a sur le internet/la vie une vidéo dégueulasse de deux meufs qui essaient d'être sexys/drôles alors qu'elles ont 15 ans et autant de kilos en trop. Je préfère appeler ce morceau Spermato. En vrai c'est comme la chanson de trop d'un type qui n'a jamais fait que ça, genre Alice ça glisse ou Fruits de la passion. Mais pour l'amour du Christ, "Y'a pas que la fesse dans la vie il y a le sexe aussi", CE TYPE A RAISON! Je pense qu'un jour je finirai dans les Antilles, je fumerais des joints en baisoullant près de la plage. Zouk de mariage.

dimanche 12 octobre 2008

C'est papa encore

Je me demande si mon nom pue pas en vrai, je crois qu'un peu, j'aimerais soit m'appeler Srylvrain Mratrtet Le Mec Bien Junior soit Srylvrain Marratret Joueur de Piano, je trouve que ces noms ont un peu plus la classe, mais c'est compliqué de changer de nom, c'est plus facile d'en acheter, par exemple la famille de Valéry Giscard d'Estaing ont juste acheté le nom (genre son papi l'a acheté). Moi mon papi il a jamais rien acheté de fou sauf des tracteurs et des appartements. Bon alors après Valéry il est allé jusqu'à acheter un chateau qui s'appelle Giscard d'Estaing et il fait le chatelain dans le village. Super papa, mais c'est un peu surfait. Moi j'aimerais bien être chatelain mais je ferais chatelain fou, genre j'essaierai de transformer les habitants du village en serf et puis après je retablir une taxe sur le sel et je ferais des banquets. J'ai regardé sur les pages jaunes, y'a aucune personne qui s'appelle Le Mec Bien Junior ou Joueur de Piano, je peux pas racheter leur nom, alors c'est plus compliqué.

La mort la vie le temps connard

Ahahahah des années que j'avais pas posté ici, c'est parce que j'étais trop occupé à me vomir dessus, ahah, je trompe plus personne, c'est complètement dépassé de toutes façons les blogs, je vomis pas en plus, salut ça va?, aujourd'hui c'est la télévision qui est à la mode, je vais en avoir une, et après on en discutera.

vendredi 27 juin 2008

La plus grande idée photo du monde

Etape 1
Prendre en photo une assiette vide sur une table vide, vue d'un peu en haut
Etape 2
En faire un grand tirage et poser sur ce tirage des aliments, genre un steak et des patates
Etape 3
Faire une photo de ça, puis tirer en grand, et rajouter un verre de rouge
Etape 4
Toujours pareil en rajoutant par exemple un cendrier puis une serviette
Etape 5
Gagner le pullitzer avec ça. Oui, le pullitzer.

Note:
Il faut absooooooolument que l'angle de prise de vue change un peu à chaque fois, histoire qu'on voit bien la supercherie. Pas superchérie, supercherie. SUPERCHIERIE. Allez à plus.

dimanche 15 juin 2008

Sébastien c'est fou

Raaaah la barbe putain, j'en ai marre un peu de croiser des gens qui parlent tout seul dans la rue, c'est vrai à la fin merde. Là y'en avait un à vélo, il parlait tout seul et après il roulait vers les gens dans la rue en se plaignant qu'ils soient pas sur le trottoir. Il faisait le tour d'un pâté de maison et moi je marchais dans la rue, et il m'a klaxonné, enfin, avec sa sonnette quoi, et il m'a dit "ben alors et le trottoir" et en partant il m'a dit "faut aller chez le docteur hein". Voilà. Et j'en ai croisé un autre vingt mètres plus loin, un rebeu, qui riait n'importe comment en refaisant ses lacets. Antoine m'a dit qu'il avait croisé un type qui hurlait des trucs incohérents à Issy-les-Moulineaux et que tout le monde se foutait de sa gueule. Mais alors quoi? C'est quoi? Le monde devient fou ou quoi? On est où là putain!!?? Allez, à plus.

mercredi 7 mai 2008

Nique ta mère la gastronomie

Broccoli + mild cheddar + sauce béarnaise.

mardi 29 avril 2008

lundi 28 avril 2008

Vol

Mets le casque de chantier sur la tête mon copain
Je te paye en liquide j'ai un compte à la banque du sperme

dimanche 20 avril 2008

Seth Gueko mon copain

"Tiens c'est du rap à la Patrick Dewaere,
J'suis une vraie machine de glaires mon copain
Bluaaaarrrrh"

Seth Gueko

Pigeon

[...] on atterrit alors dans un hôtel de chaîne, en face d'une gare. C'est l'ouverture, on inaugure. C'est cher, genre 40€, je lui confie qu'elle va charger. On baise comme des abrutis pendant toute la fin de la nuit, même si je me plains intérieurement d'en avoir marre je continue parce que j'ai payé ce putain d'hôtel. A 11h du matin, elle se lève et va dans la salle de bains. Par un jeu de miroir (un dans la chambre et un dans la salle de bains) je vois son cul, il tombe ; par la fenêtre le ciel est gris et des pigeons s'envolent des fenêtres de la gare. Ils sont trop lourds pour faire plus de 5 mètres et atterrissent péniblement sur les rails du tramway pour manger des restes de kébab.

jeudi 17 avril 2008

JURASSIC PARK

Je vais revoir Juliette, je suis monté à Paris avec ma caisse, je flippe continuellement à cause de ça, je passe mon temps à essayer de l'avoir au coin de l'œil. Juliette est chez elle, elle va pas bien, pas bien, pas bien; je propose de l'accompagner à l'hôpital ou quelque part parce que ses couleurs sont pas normales, qu'elle est maigre et qu'elle pue aussi un peu. Je lui lance ça sur l'air du sarcasme en disant aussi que ça fait longtemps qu'on n'est pas allés à l'hôpital et que ça pourrait être marrant. Après je deviens un petit peu plus sérieux, parce qu'elle est quand même proche de l'OD. On ne discute de rien, elle est trop faible, j'ai assez peur. Elle finit par s'endormir, je vais lui acheter une soupe au poulet en réfléchissant à tout ça dans un supermarché, je lui prépare et lui laisse à coté de son lit et je pars.

[...]

Syndicacats

J'ai des problèmes avec le syndicat, ils arrêtent pas de me casser les couilles là, ils veulent que je cotise, ils veulent que je m'engage, mais merde j'ai pas le temps moi, je veux bien tout le côté défense des droits et tout ça, c'est bien, il faut s'en occuper mais moi je peux pas. C'est tout. C'est pas un GROS problème, mais ça commence à me peser.

~Interlude~

Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.
Place des Fêtes on roule au pas,
Place Clichy on roule au pas,
La Bastille est assiégée
Et la République est en danger.
Paroles: Richelle Dassin, Claude Lemesle, musique: Juwens, Deane

~Fin~

De toutes façons les syndicats moi je trouve pas ça honnête. C'est pas honnête; parce que c'est pas transparent tu vois. Qui décide? Qui prend les décisions tu vois? On sait pas. Moi je sais pas. Alors bon pour ça moi j'ai décidé avec quelques autres gars du travail de pas participer, de pas cotiser et de dire: "Allez-y mais nous on reste neutres".

lundi 31 mars 2008

Vaness'

Cher Eddy Barclay,


Ce que je vais vous écrire sera peut être long mais s'il vous plait prenez le temps de lire ce que je vais écrire pour essayer de me répondre.

Voila, j'ai un problème (sinon je n'aurais pas écrit, mdr) et donc, en fait, après la mort de ma jument, morte d'une colique (son estomac a éclaté en gros) et après pas mal de choses qui m'ont troublé, un jour tout bêtement, au réveil, j'ai vomi. Cela faisait très longtemps que cela ne m'était pas arrivé et depuis, j'avais très peur de vomir, je ne dormais plus et faisais des crises vraiment atroces, je tremblais et ne dormais plus, ne mangeais parfois plus et j'ai revomi plusieurs mois après et même si j'ai pu constater que cela ne me faisait rien, sauf l'avant qui est assez pesant, je me sentait encore mal.

Après en été j'ai rencontré mon amoureux et je ne pouvais pas dormir chez lui car j'étais angoissée et pas bien et donc cela s'est un peu apaisé. Mais j'avais toujours peur et parfois les soirs où on était seuls, quand ses parents n'étaient pas là, je me sentais mal car il n'y avait pas assez d'animation. Seulement six mois après, j'ai dormi chez lui et après je ne redormais que rarement, chez lui.

Sinon l'été suivant j'ai déménagé de ma maison d'enfance et donc j'étais troublée pendant le déménagement et j'ai dormi une semaine mais avec de grosses conditions qui étaient de dormir à un endroit précis et avec telle température etc... Et j'ai dû partir faire un stage loin de mes parents pendant une semaine et lorsque le premier soir où mes parents étaient encore là car ils partaient le lendemain, au moment de rentrer dans ma chambre, une fois au lit, j'ai fait une grosse crise d'angoisse avec peur de vomir et tout (tremblement et tout ce qui accompagne). Donc après je suis rentré chez moi finalement. Je me suis aperçue que je ne pouvais être ni sans mes parents ou au moins mon copain pour la nuiiiiiit !!!

Pour préciser mes parents sont mon grand oncle et ma grande tante qui m'ont adopté bébé !!! Voila sinon chez moi je ne dors pas seule, soit avec ma mère soit mon copain car j'ai peur d'être pas bien et au cas où je leur prend la main et cela m'aide beaucoup !!!

Voila voila pouvez vous m'aider s'il vous plait ?
MERCI d'avance !!!!!!


Chère Vanessa,

La nature est des fois cruelle même si elle nous a créés elle peut des fois faire des choses atroces. Le tsunami en est le parfait exemple... Tous ces pauvres vacanciers qui sont morts, alors qu'ils voulaient simplement bronzer en strave...

Attention à ta syntaxe Vaness,

Bisous,

Eddy Barclay

vendredi 28 mars 2008

vendredi 21 mars 2008

La tisane

Les premiers moments, c’est difficile. La tisane pousse, la constipation y flotte et vous flottez autour, tentant toute la journée de contrôler des renvois venus du fond de vos entrailles. Le soir venu, alors que vous avez à peine pu avaler une feuille de salade tant la mixture vous emplit, c’est le grand dégagement. Une poussée qui vous colle près de quarante-cinq minutes accroché à la lunette : geignant, trépignant et suant presque autant qu’une accouchée. Vous expulsez sans relâche des chapelets sonores de petits étrons idiots propulsés de tisane nauséabonde. Mais vous sortez de là vide et soulagé.

jeudi 20 mars 2008

A+

A+ Excellent travail. Exposé particulièrement clair; argument bien (mot incompréhensible); lectures bien choisies. Cohérent. Attention aux normes de présentation (bibliographie et notes).

mardi 19 février 2008

Mourir de vivre en pirate

C'est vraiment d'un réalisme détonnant la vie, quand on y pense,
Ils avaient une belle gueule, enfin une normale
Puis ils se font faire des super visages en cire d'épilatoire,
Ils friment
Jusque là c'est cool,
Mais le soleil, ils avaient pas pensé au soleil et ils commencent à fondre.
La fièvre monte, je crois que le calme est revenu à la cuisine, je vais peut être pouvoir manger le fromage que je désire tant.
En fondant ils salopent toute leur belle tenue blanche.
Merde non la cuisine est encore occupée.
Après ils s'explosent dans le désert et je mange du fromage.

jeudi 14 février 2008

Notes prises pendant Breaking The Waves

Il lit et écoute du classique, il écrit aussi, à partir de symphonies, des thèmes romantiques éternels: il aime mais pas elle, elle aime mais plusieurs, il la jette alors qu'il la veut, des trucs du genre. Il vit dans un regret, reclus, il lit, des fois une de ses amies passe, ils baisent, il baise mal. La fille qu'il baise s'inquiète parfois, elle a une beauté naïve, elle a peur des fois, pas par rapport à lui mais par rapport à sa vie à elle, à ce qu'elle fait, à ce qu'elle veut... Au fond, elle ne sait pas de quoi elle a peur, mais il la rassure. A côté de ça, elle pige pas pourquoi ce type s'est rangé des voitures, avec ses bouquins et sa musique, elle se dit "bon sang !" presque à voix haute quand elle pense à ça, ça l'énerve un peu.

Sinon le film:
A/ Tout va bien/Tout va bien
B/ Il est blessé/Elle est tarée
C/ Il est taré/Elle est pute
D/ Elle meurt/Il marche
Et tout le long du film, le clocher de l'église est désespérément vide.

jeudi 31 janvier 2008

Le grand soir

Quitte à ce que tout pète, autant faire ça flamboyant.
C'est un peu le résumé du programme

mercredi 30 janvier 2008

Le temps monumental

C'est le temps de comprendre que l'avenir c'est Danger, Vicarious Bliss, SebastiAn, Krazy Baldhead, et Breakbot pour l'electro française.

C'est le temps de comprendre que l'avenir c'est 2PAC IS DEAD pour le hip-hop (guest-listé pour le concert de Sinik à Montréal les amis).

C'est le temps de comprendre que le meilleur titre de 2007, juste imbattable, juste personne s'accroche, c'est Zion & The Grouch - Lift Me Up (Traximillion remix).

C'est le temps de comprendre que l'avenir c'est NaziMiamMiam pour la vie en général.

dimanche 20 janvier 2008

La réussite au bout du fusil

Ahah!

Voilà qu'il prend les armes le saligaud!
Parti dans les marais avec son pote le bronzé,
comme un bouchon de mousseux,
la caméra retrouve notre héros aux prises avec des fuckin ninjas
Putain de putain.
Il fume des clopes sans les toucher,
sulfate les rizières au M-16 petite fille,
les mielleuses s'attroupent autour de lui mais il s'en fout:
Il n'a qu'un amour et c'est sa patrie
c'est plus fort que lui, il aime les étoiles et les traits.

Takakata, Braoum! Trou noir!

L'oeil s'ouvre, où est-il bordel, où est-il?

Nom de Dieu le voilà!
Pas un sourire, pas un regret,
il regarde la caméra fixement,
la musique démarre:
Fraichement débarqué de l'aéroport il achète une Mustang,
le gun est dans la boite à gant, la fille se fait une beauté dans le rétro, crissement de pneus, he's back.
Quatre mois qu'on l'a pas vu et il revient encore plus fort
The First Rebirth en fond sonore,
il ne sourit plus depuis que les niacks lui ont fait la blague de trop.
Il est là pour tuer bonhomme et il enchaine.
Laissez lui deux mois et quand il repartira y'aura plus que des cendres.
"-Le héros? Parti mon bon monsieur! Parti!
envolé avec les plus valeureux de son gang au moins 1000 miles plus à l'est"
C'est Genséric! Roi des Vandales! Rex Wandalorum Et Alanorum!
Pète-z-y donc la gueule à ce monde trop lâche mec!
Explique lui comment ça se passe chez les messieurs!
Donne lui du duel, du fleuret, de la pistole!
La ville est détruite, les figurants agonisent
la fille qui lui a resisté regrette, elle a compris maintenant et elle pleure en regardant le nuage de fumée s'envoler derrière la Mustang
et le champion lâche une larme en accusant la poussière.

mardi 15 janvier 2008

Chatogas is back

Un scrabble foufou dans un bar pas prévu, ANAL en mot compte quadruple, Chatogas se remet en selle.
Demain un nouvel appartement pour lui, une caméra aussi, des photos par milliers, comme les cadeaux du père Noël.
Chatogas rentre dans 2008 comme un allemand.
Il est le meilleur rappeur de 1993, devant Ménélik et MC Solaar.
Il écoute Prokofiev à 7h et Digitalism à 8h du matin.
Il se fait inviter partout grâce à sa copine french kisseuse.
et il l'étouffe avec sa bite.

Chatogas le champion est de retour,
Rien ne l'arrête, tout le nourrit.
Il distribue des pelletées de pénis et on lui dit merci.
Il va se faire virer,
mais le soleil se lève à l'est et il ne l'oublie pas.

Chatogas le magicien,
il sait faire des formes avec des ballons
et pète les scores à la dame de pique
5$ la game
Chatogas aura son cabriolet au retour,
il se fera toutes les putes à l'est de Berlin.
Une fin honorable pour un homme d'exception.

Chatogas 2008 les mecs.

dimanche 13 janvier 2008

Labour, toujours labour

Question du petit Sylvain M. de Corbeil-Essonnes:

Est-il permis à l’homme de se positionner derrière son épouse pour la pénétrer par-devant, c’est-à-dire par l’endroit du labour? (Pour les ignorants en musulmanisme qui me liraient, "l'endroit du labour" est l'image coranique généralement acceptée pour la vagin, par extension "le soc de charrue" c'est ma bite)

Réponse du Docteur Yûsuf Àbd Allâh Al-Qaradâwî:

Louanges à Dieu et paix et bénédiction sur le Messager de Dieu.

Au sujet de la relation sensuelle, Dieu a révélé le verset suivant : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! » (Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 223)

La révélation de ce verset a un motif et une sagesse que l'érudit indien Walî Allaâh Ad-Dahlawî a mentionnés : « Les Juifs étaient très stricts quant à la position de l’acte sexuel, et ce, bien qu’il n’y eût pas de directive divine à ce sujet. Les Auxiliaires (Ansâr) et leurs alliés avaient adopté la coutume juive et se disaient : Si l’homme se positionne derrière sa femme pour la pénétrer par-devant, alors l’enfant qui naîtra sera atteint de strabisme". C’est alors que ce verset fut révélé : « allez à votre champ comme vous le voulez », autrement dit, « positionnez-vous par-devant ou par-derrière », du moment que la pénétration se fait dans le vagin qui est l’endroit du labour. Cela s’explique par le fait que la position de l’acte sexuel n’influe en rien sur les intérêts publics et communautaires. L’être humain est le plus à même de connaître ses intérêts propres en cette matière. La coutume juive n’était qu’un approfondissement de leur part et son abrogation était parfaitement recevable. »

Il n’est pas du ressort de la religion de déterminer à l’homme la position qu’il doit avoir lors de l’acte sexuel ni la manière dont cet acte doit se dérouler. Ce qui importe à la religion, c’est que l’époux craigne Dieu et sache qu’il est destiné à Le rencontrer un Jour : il doit donc s’abstenir de la pénétration anale, car il s’agit là d’un endroit sale et impur. En outre, la sodomie possède quelque ressemblance avec l’infâme pédérastie. La religion a donc le droit d’interdire cette pratique. C’est à ce sujet que le Prophète dit : « Ne pénétrez pas les femmes dans leur anus. » Le Prophète dit au sujet de celui qui pénètre sa femme dans son anus : « C’est la pédérastie mineure. » Une femme auxiliaire demanda au Prophète ce qu’il en était de l’homme qui se positionne derrière sa femme pour la pénétrer par-devant. Il lui récita alors le verset : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme vous le voulez. », en précisant que cela devait se faire uniquement dans le vagin. Un jour, `Umar dit au Prophète : « Ô Messager de Dieu, je suis perdu ! » Il lui demanda : « Et qu’est-ce qui t’a perdu ? » `Umar répondit : « J’ai changé de destination hier soir » - signifiant par-là qu’il s’était positionné derrière son épouse pour la pénétrer par-devant. Le Prophète garda le silence et ne dit rien, jusqu’à la révélation du verset susmentionné. Il lui dit alors : « Positionne-toi par-devant ou par-derrière, mais fais attention à la période des règles. »

Et Dieu est le plus Savant.

La réponse du docteur emballa Sylvain M., et ce pour deux raisons: d'abord, il établissait maintenant un parallèle entre le nombre hallucinant de ses ami(e)s strabiques et le développement des films érotiques voire pornos dans les années 80. Sylvain M. avait en effet décidé de tenir compte de la coutume juive, car on le sait, les juifs ont souvent raison, et genre on fait comme s'ils avaient tort et puis des années après on dit "ah ouais en fait ils avaient raison". C'est pour ça que les juifs sont cools. Pour ça et pour les kippas. Dans les années 80 donc, Papa et Maman avaient tenté la fantaisie et offert l'hypermétropie, l'astigmatisme et la myopie à leur floppée de chiards. S'ils avaient bossé la Torah au lieu de s'émoustiller devant Emmanuelle on paierait pas des sommes astronomiques pour avoir une bonne mutuelle. Soixante huitards de merde.

Le deuxième point qui enchantait Sylvain M. était le rappel fait par le Docteur des dangers de l'infâme pédérastie et de la période des règles, qui comme on le sait déjà tous est quand même assez cracra. Sylvain M. se dit que vraiment, 2008 serait l'année du retour du spirituel, de la religion et du labour. Et celà l'enchanta.

samedi 12 janvier 2008

Résumé/critique embarquée de Farenheit 451, François Truffaut, 1966

Je m'appelle Montag, je suis dans un escadron dont le boulot consiste à bruler des livres. On est censés être des pompiers. On parle anglais avec mes potes, on pille des maisons victoriennes, on jette tous les livres dans l'entrée, et tchak on brule tout. Mais des fois des vieilles arrivent à en cacher dans des greniers. Rien à foutre, on est des malins, on trouve les bibliothèques cachées et on brule tout. On est plus ou moins dans le futur, un futur proche, dans un système totalitaire pas glop. Physiquement je ressemble assez à Alexandre Delpérier.

Ma femme a l'air plus ou moins tarée. Les infirmiers qui s'occupent d'elle ont des tenues un peu en plastique, comme plastifiées, j'ai vu une robe un peu dans ce style à l'expo Christian Lacroix aux Arts décos, c'était d'une meuf, c'était d'un mauvais gout rare aussi, elle avait fait une robe en carton ramolli avec des photos et des objets qu'elle avait plastifié, une horreur. Les infirmiers ont l'air futuriste mais dans une représentation quasi intemporelle du futur. Depuis mettons la fin du 19ème (j'ai rien consulté sur le futur avant cette époque), on en reste à "les gens voleront et auront des habits plastifiés". Pour en revenir à ma femme, c'est pas vraiment qu'elle soit tarée, seulement on est dans un monde totalitaire contre nature et elle doit charger niveau bourrage de crâne et trucs comme ça pour vivre "normalement". Les émotions sont bannies dans ce futur proche. Petit à petit je me rends compte que c'est pas cool-cool.

Assez tot dans le film, je me pose des questions et je veux lire des bouquins. Je rencontre une fille qui appelle un gosse "Robert" sauf qu'elle prononce "Reupeur". Cette meuf ressemble à Maitena Biraben. Je plaque ma femme, je veux cette meuf là, bon mes supérieurs m'embetent, c'est la merde. Je me retrouve à vouloir quitter mon poste de pompier, quitte à ne plus porter ces jolies petites tenues avec casque moulant assorti et à ne plus utiliser ces espèces de Segway volants. Maitena lit et est recherchée pour ça, moi ça m'excite un peu.

Donc je lis, je rends ma femme malheureuse, je me dis que ce monde totalitaire ça commence à faire et que les bouquins ne rendent pas forcément heureux mais qu'ils ont une histoire et une vie. A un moment je dis un truc vraiment cool, je dis "These books are my family". J'en ai marre de ma vie nulle un peu quand je vois qu'il en existe d'autres méga cool dans des livres. A force de garder des bouquins et de lire, je finis par me faire remarquer, des hélicos viennent me tuer, c'est la crise. Super kantien comme moment, la culture c'est une lutte, faut s'arracher à la médiocrité, faut risquer sa vie pour pouvoir lire des trucs. Et là je lance un pavé: Marc Lévy.

Quoiqu'il en soit, je pars sur une ile à force. Je rencontre des gens cools mais qui ont l'air un peu coinços quand même. A la fin, un petit gars avec une sale gueule parle à un vieux qui ressemble à un clodo et qui dort dans une tente sous la neige à coté d'une mare. Le vieux transmet au gosse, je pleure un peu tellement c'est beau. Il est entouré de plein de gens qui parlent seul en lisant ou en récitant des trucs. Je pige que je vais faire partie de ces gars. En fait on est plus ou moins des livres/des histoires. Je suis pas sur qu'on soit heureux mais on peut faire des batailles de boules de neige. Et à la fin je ressemble à un mélange entre Delpérier et Josh Homme, ce qui est mieux.

(Pour les amateurs, la meilleure discussion de forum de taxi de 2007 est ici)

mardi 8 janvier 2008

Mortadelle

Tibilibilip *Adèle calling*
"-Salut (blabla)
-On se voit dans la soirée, je t'appelle ok? Là je vais chez des amis d'amis, pas loin de chez moi et après y'a un truc avec un dj qui a un nom débile dans un truc un peu hype."
...
21h20 - Discussion 1
-Les magasins de meuble sur St Laurent c'est de l'arnaque c'est cher...
-T'y vas, tu regardes, et quand tu demandes le prix d'un canapé c'est genre 35.000$, ouais ben non!
-Et puis c'est de l'arnaque, c'est cher, et c'est de la mauvaise qualité, en deux jours ça gondole là.
...
23h50 - Discussion 2
-C'est de la bière culte, même TTC en parlent là, dans Mange Ma Poutine
-Il aime pas TTC Sylvain
-Non je t'ai dit qu'on copiait pas TTC
-Trop pas, tu t'es vexé en disant que t'aimais pas TTC
-J'ai jamais dit que j'aimais pas TTC, mais nous on copie La Caution, pas TTC, on vole notre flow sur celui de La Caution.
...
Texto Adèle "Tu fé quoi alor?"
...
00h20 - Pizza
-Un de ces quatre on aura tellement d'argent qu'on va t'acheter, tout simplement, ça va se passer précisement comme ça
-Y'a trop d'huile sur leur pizza
-2.40 pour une végetarienne c'est super cher
-Quelqu'un veut ma croute?
-A 1.75 la part ça fait chier de la jeter la croute
-Ca fait des mojitos en moins
...
00h55 - Club 1
-Le vestiaire est plein
...
Tibilibilip *Adèle calling*
"-Je te rappelle, je t'entends pas là, y'a trop de bruit, c'est nul ici"
...
01h10 - Club 1
-C'est trop de la merde cette musique
-Regarde mais y'a plein de jolies filles là
(Je doute, à ce moment là je regarde autour de moi, y'en a une qui a un gros nez, à l'entrée y'en avait une chou, avec un bonnet bleu. Pourquoi les filles sont généralement incapables, mais alors incapables de trouver moches les moches?)
-Mais c'est quoi ce dj de merde? C'est l'enfer. Vodka.
...
2h30 - Club 2
-Putain on se croirait au camping
-Ca ressemble à Bordeaux là...
-Regarde y'a une fille qui danse sur un plot, MEGA MACUMBA là
...
3h10 - Club 2
-La barmaid m'a offert une vodka, la gagne
-On va y aller je pense
-Je finis ma vodka, mais c'est quoi ce dj de merde?
...
Tibilibilip *Adèle calling*
"-Ouais je passerais, je dois voir une copine là, je te rappelle après"
...
3h50 - Club 3
-Et alors Sylvain, t'étais où?
-Euj'tais à l'autree soirée lààà, t'as mixé?
-Oui, là je fume une clope avec... Samuel
-Ouais
-Et j'y reviens
-Ok, ça vaut le coup de rentrer boire un verre vite fait?
-Je crois pas que y'aura d'after, moi je vais rerentrer mettre quelques morceaux
-Ok. Cool. T'as eu assez de morceaux?
-Ouais.
-Ok salut.
-Demain café?
-Ouais fin de journée, fin d'aprèm, bises
-Bises!
...
"-Adèle, poupée, T'es encore debout?"