mardi 17 mars 2009

Les noirs et les rades.

"Radde de merdde" y'a écrit dans les chiottes. Je suis ok mais je pige pas cette manie de mettre plusieurs D. Je suis pas sûr que ce soit une manie non plus. Julie faisait des mots-croisés quand je l'ai rejoint. On a parlé des problèmes à son boulot, moi je lui ai conseillé de voler des sandwichs quand son patron abusait. Le vol c'est cool. Petit il m'est arrivé de voler des pièces, genre 2 francs, à ma soeur quand elle me pétait les couilles. C'était vraiment une vengeance géniale, faire croire qu'on perd mais ramasser de la thune. Les chiottes sont l'endroit le plus vivable de ce rade dégueu. C'est un ancien cabaret, enfin je suppose vu qu'il y a une scène et un piano couvert par un drap et de la poussière. Julie me parle et je me rappelle que mon pénis a déjà été dans sa bouche et que c'était un mois de janvier cool. Après elle parle, elle parle, elle parle, c'est lassant. Je l'écoute plus trop. Puis je suis saoul, on est lundi nuit et je me suis fait une tâche sur le veston. Dépité et en mauvais état, j'abandonne Julie à ses mots-croisés et je rentre chez moi jouer à des jeux vidéos.

Deux jours après un type m'appelle pour le boulot, il me dit voyons nous, je lui dis d'accord et je lui donne l'adresse du rade, aucune idée de pourquoi. On y va, on commande des grosses bières sales et on discute, on se dit blabla site internet, blabla écrire, blabla. Et puis après on se détend un peu et le type me raconte que c'est marrant qu'on se voit ici parce qu'il connaissait cette place de ses années d'ado. Alors je lui dis "tell me more" parce qu'on parle anglais. Et il raconte que ça a été une sorte de boîte à putes mais pas vraiment et que tout le challenge c'était d'y entrer en étant mineur. Le patron était constamment saoul et il laissait pas mal de fois des "amis" à lui aux portes et que eux aussi étaient saoul. C'est ici qu'il a touché ses premiers nichons et il a vomi pas mal dans les chiottes qu'il me raconte. Alors moi je me marre. Après le patron a pété un cable visiblement, il a buté une fille dans une sorte de partouze de poivrots, il l'a étouffé dans un sac plastique. Il s'est dénoncé tout seul le lendemain et visiblement il était devenu un peu taré parce qu'il a baisé la meuf une fois morte alors qu'il pensait qu'elle était juste dans les vaps. Le bar avait fermé mais ce qui est drôle qu'il me dit, c'est que rien n'a vraiment changé. On se serre la poigne et on va dormir après deux ou trois autres verres pendant lesquels on parle surtout de sport.

Un mois plus tard Julie me propose de revenir dans le bar. Je dis ouais tout de suite, normal. On se retrouve au métro d'abord, elle est habillé court avec une robe blanche et bleue et un noeud assorti et un oeil au beurre noir aussi. C'est pas assorti avec la tenue, c'est un client de son boulot qui lui a fait sans faire exprès, il a fait tomber des trucs je crois et en essayant de les ramasser il l'a touché, en fait j'écoutais pas trop, je sais pas, c'est un peu trop l'été pour que je puisse me concentrer. Le bar est en travaux, il est en train d'être repeint et redécoré, le boss nous explique qu'il reste ouvert quand même mais qu'il fait plus à bouffer parce que l'odeur de la peinture faisait dégobiller les clients. On reste et il nous paie le troisième verre. Je lance un peu la discussion sur ce qu'il y avait ici avant et le mec raconte l'anecdote de l'ex-patron et de la meuf avec quelques changements. Pour lui, le mec l'a tué exprès et a fait payer ses potes pour baiser une morte. Après il a fait croire qu'il était fou pour pas faire de prison. Aucun des anciens clients ne vient ici depuis qu'il a donné sa version. Tous les types qui sont censés savoir répètent que l'ancien patron était souvent saoul plusieurs jours de suite et qu'il se souvenait de rien en général mais ça tient pas comme version qu'il nous dit. Je reste circonspect. Il va peindre tout ça plus clair et refaire les chiottes. Je lui dis que c'est un bien et puis on trinque un coup.

Julie m'a dit qu'elle était revenu là bas mais que les prix ont augmenté et que le mec avait embauché un ami pour passer du trip-hop ou de l'ambient, enfin, un truc merdique comme ça, alors bon, ça vaut plus le coup d'y revenir.

Qui est mon éditeur? Tout le monde.

Un bouquin parle de gens qui parlent de bouquins qui parlent de moi. Je suis touché par toute cette attention mais je ne pense pas la mériter. Mon éditeur m'appelle:
"-Sylvrain t'as entendu la nouvelle?
- Laquelle?
- Attends je passe dans un tunnel"
Je chantonne pendant que la communication est coupé, je chantonne un air que j'ai inventé, j'ai une idée cool pour l'enregistrer, je vais d'abord jouer les deux principaux accords avec un max de reverb et de delay puis rajouter le thème principal au synthé et le doubler à la guitare mais en dégueulasse, avec les trucs tous tordus. C'est un thème de surf à la base.
"- Ouais excuse
- Pas de p...
- Donc c'est ça, c'est bien de toi qu'ils vont parler, enfin de toi... Ils citent ton nom
- Ah ouais? Bah c'est cool
- C'est extraordinaire. C'est extraordinaire. C'est très bon pour toi!
- Mais ils diront quoi?
- Je sais pas, on s'en fout
- Ah?
- Ben oui, t'es pas vraiment le sujet, t'es le prétexte.
- Ah?
- Oui.
- Qu'est ce que t'entends par le prétexte?
- Bah c'est ton nom et ton image, tu vois, parce que bon t'es un peu public quoi. Mais c'est bon pour nous ça! Parce que pour la promo ils vont te citer, et bon, on va monter un buzz dessus. Mais le buzz va se monter tout seul aussi, on va coupler tout ça.
- Ah bon?
- Ben oui, les gens vont dire "Qui c'est ce Martret là? Pourquoi il est dans le livre?". Alors nous on va les devancer! Julien a eu l'idée de faire plusieurs sites internet qui vont lancer des rumeurs tu vois. Des sites pour, des sites contre, tu vois on va monter ça, de payer des blogueurs. Et au bout d'un moment on lance l'info sur ton bouquin.
- Ah... Mais c'est bon ça?
- C'est extraordinaire!
- Mais pourquoi il m'a mis dedans je comprends pas...
- On s'en fout
- Mais non, merde, pourquoi un type écrit sur moi?
- Mais non t'es un prétexte. Bon tu m'emmerdes à force, tu devrais être super content!
- Mais ils vont dire quoi sur moi? Enfin toi, tu vas dire quoi?
- Ok, alors si t'es pas foutu de t'enthousiasmer un tout petit peu pour la meilleure nouvelle depuis qu'on t'a signé je vais te laisser tranquille.
- C'est pas ça, c'est juste que je comprends rien à cette histoire, je veux bien être heureux et tout mais j'aimerais comprendre quelque chose...
- C'est ça, c'est ça, je vais te laisser tranquille, mais pendant que tu te branles à Petaouchnok, nous on bosse, nous on se défonce pour la sortie de ton bouquin alors tu pourrais au moins montrer un peu de gratitude.
- Mmm. Ouais, merci
- Ça fait plaisir, on dirait qu'on te déconstipe à la cuillère.
- Merde.
- Bonne soirée Sylvain.
- Ouais. Ouais, salut."
Je déteste fâcher le type qui me donne de l'argent.

samedi 14 mars 2009

Tu n'es venu que parce que c'était gratuit

"- J'ai adoré ton deuxième spectacle, euh, le cul du... euh le cul
- Le denier du cul
- Ouais voilà
- Ouais, c'était sympa. T'as aimé alors? J'ai essayé de faire ça le plus sympa possible, c'était le mot clé, c'était le fil rouge.
- Oui
- Non, j'étais ironique
- Ah oui, ahah oui, j'avais vu
- Non, non tu n'avais pas vu
- Ah... Ahah. Non mai cette histoire là avec cette révolte des ouvriers c'était bien, parce que c'est vrai que bon, les ouvriers ils paient les pots cassés, et ça c'est pas normal. Tu crois pas? Tu crois pas? Moi c'est ce que j'ai aimé dans ta pièce, quand le type qui joue l'ouvrier viré arrive en parlant de ça, d'être traité comme de la merde alors que le patron baise sa femme, sa fille et sa mère en mangeant du porc, ça j'ai aimé. C'est vraiment fort, c'est vraiment un truc pour les ouvriers, pour pas se laisser marcher dessus quoi, c'était vraiment fort comme truc j'ai trouvé.
- C'était pas du tout ça, pfff, c'était des clins d'oeils ça, pfff, merde, c'était pas du premier degré comme ça, c'était pas un spectacle, je faisais pas de la télé sans écran, pfff, je suis pas Patrick Sébastien, je veux dire, merde, c'est une analyse plate ça, c'est juste mémoriel mais pfff
- Non mais j'ai vraiment aimé, c'était vraiment bon.
- Bon? Bon? Pfff mais y'a pas plus fasciste que de dire que c'était "bon". Tu dis que t'as aimé juste pour parler et t'es venu juste parce que c'était gratuit parce que ta soeur t'a invité parce qu'elle même a eu des places gratuites.
- Ahah oui au début oui, mais j'ai aimé, tout ça, le truc du prêtre qui lit ces marxistes là et puis le truc sur l'aliénation et le symbole, là, j'en parlais à Judith hier, Judith c'est ma presque femme, c'est pour juillet, et je lui disais ça, je lui disais que dans cette pièce on comprenait bien le coup du capitalisme et des objets.
- Tu n'as rien compris.
- Si si, enfin la pièce était bien et les acteurs ouaou, la fille là, celle qui faisait la pute qui était en même temps la mère du metteur en scène, ouaou elle était vraiment touchante, j'en parlais à judith hier et je lui disais "ça c'est une actrice". On parlait des actrices.
- Pfff, (détournant la tête) Marie, on peut s'en aller maintenant?"

L'ennui

Je bois du vin tout seul dans mon grand fauteuil. J'ai perdu mon portable hier soir, enfin je crois qu'on me l'a volé, mais c'était pas des noirs ou des arabes qui me l'ont volé parce que hier soir y'avait pas l'ombre d'un noir ou d'un arabe. Je porte pas de jugement là dessus, je veux juste que y'ait pas d'embrouilles là dessus, parce que souvent on dit "je me suis fait voler mon portable" et la personne en face se dit "encore un coup des noirs et des arabes". C'est de l'abus. Ça arrive rarement en vrai, enfin pas plus qu'avec les autres. Mais cette histoire me gâche ma soirée, je bois du vin tout seul dans mon grand fauteuil. Le temps de mon célibat j'aurais du "Chouwabounga", parce que d'une part, j'ai pas le droit de prendre le vrai cri des Tortues Ninja pour cause de Copyright et d'autre part parce que je serais sorti seul boire de la vodka en draguant au bar, probablement des meufs bien roulées. Mais là je dis "ah flute" parce que je dois attendre que ma meuf débauche. C'est l'ennui.

Elle était de quelle couleur la bagnole?

"- Alors c'était jaune?
- Ouais
- Jaune comment?
- Beh jaune
- Jaune poussin?
- Poussin ouais
- Ou moutarde?
- Ouais moutarde
- Poussin ou moutarde
- Jaune quoi, jaune canari, jaune poussin
- Comme un poussin?
- Ouais jaune
- Ça pétait? C'était une couleur vive?
- Jaune poussin c'est vif?
- Ouais c'est vif
- Alors ouais jaune poussin, une BM jaune poussin, vraiment voyante
- Donc je vais maintenant vous relire votre déposition, puis vous repasserez à l'accueil et vous pourrez repartir
- D'accord. Et y'a beaucoup de chances que je recupère mon sac?
- Oh vous savez, le problème c'est que ces choses là se revendent très vite généralement. Mettons qu'on retrouve les agresseurs.
- Oui
- Bon, si on retrouve les types, on fait des perquisitions, normal, mais généralement à ce moment là on trouve jamais rien. Vous savez, votre ordinateur et votre portable, ils vont les revendre et le reste ils vont juste le dumper par là.
- Merde
- Oui je sais. Mais des fois on retrouve
- Souvent?
- Des fois, des fois ça arrive. Des fois ils sont pas organisés. Ça tient à ça. Parce que des gars bien organisés, ils gardent jamais ce qu'ils prennent longtemps. C'est pfiout, pfiout vous voyez. Sinon ils ont des réseaux solides.
- Merde.
- Je suis désolé hein. C'est jamais agréable de se faire voler des choses. C'était important votre ordinateur?
- Ah oui, je travaille dessus, y'avait tout dessus
- Ah ben faut imprimer. Ici on imprime tout vous voyez. Toujours. On imprime et on classe en réel, c'est plus sûr. Et si y'a un feu on a les ordis. Moi je fais plus confiance aux armoires qu'aux ordinateurs vous voyez. Je garde tout là, comme ça hop, si on a besoin on va chercher vous voyez.
- Bon. Je relis et je passe à l'accueil c'est ça?"

jeudi 12 mars 2009

Un type massif

J'étais assez sur mon banc quand il est arrivé le type. Assez grand, assez costaud. Il me dit "Salut, je peux m'assoir?", je lui fais "Ouais". Après il me parle mais je l'écoute pas trop, sauf quand j'entends "astral". Parce que moi je suis passionné par les voyages astraux et le plan astral et toutes ces merdes. Alors je lui dis que j'ai déjà eu une expérience hors corps. Ça c'est passé d'une façon un peu bizarre, en fait quand j'étais petit j'étais hyperactif et mes parents étaient assez cools genre socialistes genre pas de médicaments tout le temps. En fait c'est faux, ma mère était à fond dans les médicaments, genre accro à des tas de trucs, mais du coup pour déculpabiliser, elle faisait tout pour que nous on prenne rien, même quand on était super malades et tout. Donc j'étais super actif et j'allais voir deux personnes pour trouver des solutions: une meuf à Monbazillac et un type dans le centre de Bergerac. La meuf était une sorte d'hippie chrétienne qui me faisait faire une sorte de yoga et le type essayer de ressembler à Freud, genre barbichette, et il me faisait parler de ce que je ressentait en me concentrant sur ma respiration, genre il fallait aspirer en comptant un deux trois quatre, puis retenir en comptant un deux, pui expirer en undeuxtroisquatre puis retenir undeux et ça pendant des séances d'une heure environ. Donc j'étais mal barré dans la vie. Bref, ces trucs de respiration c'était vraiment cool pour s'endormir par contre, j'avais juste à me détendre et ça venait tout seul et je dormais en deux-deux même quand y'avait du bruit dans le salon. Un soir je fais ça, je m'endors, et d'un coup je vois la porte qui s'ouvre doucement, pas de panique c'est Popeye mon petit chat. Moi j'aime ça qu'il dorme avec moi mais ma mère veut pas, parce qu'on sait jamais, peut être que je vais développer une allergie. Alors je lui dit de venir dans mon lit et je lui fais des calins un peu et je vais pour le sortir de ma chambre. Et c'est là que je fais mon voyage astral parce que dès que l'instant où je me lève, ma chambre disparait, elle devient toute noire, je me retourne et mon lit n'est plus là, ni la télévision, ni mon bureau. Il reste la lumière de la porte du salon alors je vais vers là et mon chat n'existe plus et je suis encore en pyjama. Je pousse la porte mais elle a plus de gond alors elle disparait aussi. Je suis au milieu du noir et il reste juste la lumière de la porte entrouverte, sans porte, sans mur, sans salon, sans chambre. Je me dis "je rêve". Bon, j'avais 9 ans, donc je me dis ça en paniquant. Et puis d'un coup je me rends compte que je sens le sol sous mes pieds, ou plutôt je me rappelle qu'avant cet instant j'étais plus sûr de toucher le sol. Là, je suis dans un terrain vague géant, ou une carrière de pierre géante, partout y'a des petits cailloux blancs, des morceaux de calcaire. Et puis j'entends rire à ma droite. Alors je vais vers ma droite et mon chat est revenu à côté de moi et je me dis que c'est surprise sur prise avec Marcel Béliveau. Là je repense que je suis dans un rêve mais c'est plus réel que d'habitude, je me dis à haute voix "si je me voyais dormir ça résoudrait tous les problémes". À ce moment là d'habitude je me réveille dans mes rêves, mais là non. Alors j'ai continué à marcher vers le rire et je suis arrivé dans une sorte de vieux théâtre antique, genre creusé avec des gros bancs en calcaire. Des gens répétaient une pièce très fort. Ça m'intéressait pas trop parce que j'aime pas le théâtre, un peu trop pd comme art je trouve. Donc je repars en arrière et là je vois ma chambre, enfin tous les éléments de ma chambre posés au milieu de la carrière. Et je me vois en train de dormir dans mon lit. Je me dis merde et je cours vers moi. Là je remarque que j'ai le sommeil agité et plus je reprends mon souffle plus je m'apaise. Alors pour déconner je me secoue et je vois que moi qui dort je suis pris de spasmes. Je trouve ça fou. Au moment où j'essaie de me toucher, paf! ça finit et je reste endormi. Je me suis rappelé de ça que le lendemain et je sais que c'était pas juste un rêve. Quand j'ai fini de raconter ça le mec d'à côté se bavait dessus en faisant tourner un bout de bois dans ses mains, en fait c'était un demeuré, je me suis senti un peu bête.

Julie 7h30

Julie me regarde avec des yeux de poissons. "Me regarde pas avec cet air, t'as l'air d'une sombre conne" je lui dis. On a faim et Julie me tape sur les nerfs. Je déteste la plupart des gens quand ils prennent de la drogue, c'est comme si tout ce qui craint chez eux explosait, alors que putain c'est pas difficile de savoir se tenir, même drogué. Julie parle de choses inintéressantes, elle me dit ce qu'elle a vraiment sur le cœur, elle me dit qu'elle est trop heureuse qu'on se soit rencontrés cette année et qu'avec moi tout est facile, qu'on peut parler de tout sans blablalblalb. Elle me gonfle. Pourquoi les gens savent pas se tenir? Pourquoi ils croient être plus libres quand ils vomissent leur inintérêt. Si c'est enfouis c'est que c'est nul connasse. "Oui moi aussi Julie je suis content de t'avoir rencontré cette année" je lui dis. Parce qu'elle est quand même cool la plupart du temps Julie.

mercredi 11 mars 2009

Encore une putain d'arnaque

La batterie de mon ordinateur se vide, j'essaie d'écrire le plus vite possible, je me relis pas, comme ça demain ou plus tard je pourrais voir ce que ça vaut les trucs écrits dans l'instant. En fait c'est une arnaque, j'ai pensé ce texte pendant une demie-heure en me rendant au café et encore quelques minutes le temps de rassembler mon bol de café au lait, mon verre d'eau et de gouter ma soupe pour voir si y'avait assez de sel. C'est encore faux, j'ai pris une tasse de café. La vérité c'est qu'un lecteur sera toujours baisé parce que je dis "je" alors que c'est pas forcément moi et je dis café alors que ça peut être bière. Même pas, si j'ai pris une soupe, j'ai pas le droit de prendre une bière, parce que le Cagibi c'est pas une licence complète et qu'ils doivent vendre à manger en même temps qu'ils vendent à boire et une soupe c'est pas assez consistant. C'est le serveur roux qui me l'a dit, il a ajouté que j'allais peut être trouver ça stupide. J'ai pas trouvé ça stupide. Ma soupe est finie, mon café est fini, mes cafés même, j'en ai repris, mon verre d'eau est moitié fini, j'en ai pris plusieurs aussi mais j'ai gardé le même verre, mon texte est fini aussi.

Une arnaque

La musique est tronqué, j'ai que le début des morceaux mais j'ai pas la fin, alors évidemment je connais pas tous les passages et souvent je rate les ponts. Je sais pas pourquoi, j'ai pas du installer les bons drivers, ou les bons software, ou les bons hardware, je sais pas, je connais rien aux ordinateurs. Moi ce que j'aime c'est les meufs. Les meufs et la bouffe et l'alcool. Mais je suis pas hédoniste. Je pense que les hédonistes sont des connards, genre Carpe Diem et tous ces fils de pute. Non non, moi je veux un absolu, je veux un truc que je poursuis et que j'aurais jamais, je veux pas faire ces petits caprices genre plaisirs immédiats. C'est vraiment un truc d'enculés l'hédonisme, un truc de libéral de droite, ça me fout les glandes. Après j'ai des amis hédonistes mais c'est pas pareil, ce sont mes amis et je les aime. Donc ils ont le droit. Bref, ma musique est tronquée et d'une certaine façon moi aussi je le suis. Il manque toujours ma fin, tout est bon et puis au moment où on s'attend à ce que ça continue, il manque une fin. Je parle pas de cul là hein, en cul, tout va bien maintenant. Je dis "maintenant" parce que ça a pas toujours été le cas, en fait je suis con, j'avais pas pensé à vérifier à chaque putain de fois qu'il fallait que la meuf soit cool et jolie pour que ça marche. C'est con. Non il manque une fin à d'autres de mes trucs. Genre quand j'écris un texte ça tombe toujours à l'eau.

Vie et mort.

Matthieu passe me prendre à vingt heures avec la vieille bagnole de sa mère. Il a mis son blouson en cuir gris informe et une vieille chemise à carreau qui sent la campagne. On va se bourrer la gueule dans un champ, sans aucune raison valable, même pas l'ennui. Il est prévu qu'il y ait des meufs mais avec Matthieu on s'en branle, au village, on a des meufs mille fois mieux que toutes celles qui pourraient sortir des bois ce soir. Ça veut pas dire qu'on va pas draguer et ça veut pas dire qu'il n'y aura pas une érection ou deux. Seulement la clé c'est qu'on n'a pas les crocs, donc est détendu du gland, à l'aise dans nos baskets. J'ai des Alife Everybody en toile de parachute, Matthieu a un truc informe: il s'en branle de son style. Ou plutôt, plus il est pourri, plus il est content. On mange des sandwichs, ah merde non, on s'arrête au Intermarché pour acheter de la bière, de la vodka, du vin et des trucs à manger. On prend pain, fromage et chips, un peu de saucisson et puis une poche de Regal'ad. C'est moi qui veut les bonbons, j'ai une sorte de dépendance aux bonbons, je peux pas passer une soirée sans, c'est vraiment dingue. En plus, c'est nouveau, gosse j'étais plus dans le salé, genre rillettes/fromage. Ça j'ai pas lâché. On mange nos sandwichs dans la bagnole tout en envoyant des textos à des gens qu'on connait pour leur dire de venir nous rejoindre. L'idée est vraiment de glander là bas, la plupart des copains sont oks, c'est l'été, il fait doux et on est peinards. La radio passe du Jean-Jacques Goldman, Envole Moi, une de mes chansons de lui préférée. Merde, les arpèges au synthé c'est du Jésus. Matthieu aime pas, c'est un hippie.

Mon arcade ne saigne plus mais dès que j'y repense et que je me marre ça repart. Matthieu est couché sur la banquette arrière, il a un fou rire aussi. Au bout d'un moment, il finit par se relever et escalade pour s'assoir côté passager. Il gueule comme un demeuré avec une bouteille à la main -il a sauvé le dernier rouge. Son pantalon est plus déchiré que je le pensais, son caleçon dépasse. En chantant une sorte d'improvisation dont le refrain est à peu près "La grosse salope, la grosse pute", il se met debout, tête au travers du toit ouvrant et mime de la baise. On gueule encore un peu. Avant ce soir j'avais vu des filles horrifiées, des gars aussi, mais surtout des filles, mais un tollé général comme ça, c'est une première. Poser sa bite sur la bouche d'une fille moche membre d'un comité Palestine en plein milieu d'une conversation sur Gaza, c'est chapeau l'artiste, c'est le wall of fame direct. Elle le méritait. Tout propos de demeuré devrait être sanctionné par une bite entre les lèvres. Alors évidemment ça a fait des histoires mais c'était nécessaire, sinon on se fait marcher sur les pieds et c'est la merde. Je pense que si y'avait eu que ça on aurait quand même pu rester là bas, mais ce fut pas le cas. Essayer de baiser les petits frères d'Anaïs la bonnasse aussi c'était délicat, mais ça leur fera une leçon: l'alcool dans les champs c'est de la merde, achetez vous plutôt des dictionnaires à l'avenir. Pareil pour ceux qui voulaient fumer de la beuh. Merde, on est en 2009, la beuh c'est tellement vingtième siècle que la renvoyer au vent c'est encore la meilleure chose à faire. C'était drôle comme passe-temps, et même si je saigne un peu je m'en branle. Après une bonne petite douche on va aller dans la boîte à mineures locales, encore une fois pas pour choper mais pour tâter le pouls. On joue ça local, on joue ça vrai. Cette vie est drôle.

lundi 9 mars 2009

Pour aller dans l'est

Comme cette fille qui était super bien sapée dans le bus l'autre jour, jean blanc skinny, Nikes Dunk grises et gros blouson avec des biches dessus. En fait c'était une crackhead de trente/cinquante ans et elle avait surement que ça comme habits depuis 1994, ironique hein. Les gens dans le bus sont souvent moches. Et le métro est irrespirable trop chauffé et trop poussiéreux. Les filles du bus sont jolies des fois aussi, elles sont mélancoliques je crois, elles regardent par la fenêtre et pensent à la télévision qu'elles vont regarder en arrivant chez elles. Des fois je me dis que je vais les raccompagner. Une fois, une des filles du bus est venue me donner son adresse msn, elle était super bonne et j'avais un polo Lacoste. Mais après elle avait 16 ans et je voulais pas d'emmerdes (d'autant que c'est galère pour baiser des mineures et pour quel résultat?). Je prends souvent le bus, une ou deux fois par jour, je sais que des gens le prennent encore plus souvent.

jeudi 26 février 2009

Une bonne semaine.

La fille s'appelle Caroline, elle a déjà pété une dent à une fille qui l'avait appelé "Caro", elle déteste les surnoms comme ça. Elle arrive en courant quand on débarque du bus, elle est super contente de nous voir enfin en vrai, nous aussi. Elle va nous montrer la ville, tourisme le jour et puis sorties la nuit, ça bouge beaucoup ici visiblement. Elle nous demande si on est plutôt rock ou électro, on répond on est les deux, je rajoute "mais pas de musiques du monde", elle dit "ok" en riant alors que c'était pas du tout drôle. D'abord, on va aller manger des crêpes si on a faim. On a faim? Oh oui, on a faim, le voyage était interminable et puis le bus vraiment inconfortable, alors des crêpes ça sera parfait. On tire nos valises jusqu'à sa Toyota, et on part. Elle va faire un tout petit détour pour qu'on voit un joli panorama, on est ok. C'est joli. En roulant on apprend à mieux se connaitre, elle nous explique que pendant la semaine on pourra dormir dans le sous-sol, sauf le premier soir où on dormira dans sa chambre parce que ses colocs hébergent des gens. De cequ'elle en dit, ses colocs ont l'air supers, genre artistes, genre drôles. Ils se sont rencontrés aux Beaux-Arts, y'en a qu'un qui a continué. Maintenant elle fait du cinéma, enfin de la vidéo, elle a des projets, des clips, des trucs pour des magazines en ligne mais pas des webzines. Elle a un agenda surchargé ces temps-ci. On lui dit désolé de prendre de son temps et elle rit en disant que non au contraire, ça va être la meilleure partie de sa semaine, alors on est rassurés. Une fois arrivés à l'endroit où on va manger, on l'aide à faire un créneau difficile, on se fait des blagues et elle redit "je sens que cette semaine va vraiment être cool avec vous les gars". Les crêpes sont bonnes. Caroline sourit tout le temps, elle a l'air heureuse qu'on mange bien, elle nous remet d'office du sirop sur les crêpes, c'est sympa. Le soir on la baise à tour de rôle, c'est sympa aussi. Une bonne semaine.

Mensonge

J'ai passé la journée à la bibliothèque. Non c'est faux.

Deux bonnes femmes et un latino

"Salut" je dis en entrant dans la pièce où se déroule la réunion. "Salut" me répondent quelques gens. Je trouve que c'est quand même un bon accueil. Un type, qui, je l'apprendrai plus tard, s'appelle Bastien, parle au micro. C'est du blabla assez chiant, il se plaint et cherche de la compassion, j'aime pas ce type de loser. Il fait le tour de la salle des yeux en parlant, quand il en arrive à moi je maintiens son regard jusqu'à ce qu'il se sente mal. Après on va manger du quatre-quarts en buvant du café et du jus d'orange. Pour discuter avec une fille à côté de moi je fais une petite blague, je sais plus exactement quoi, un truc sur "avec modération". Elle rit un peu, pas parce que c'est drôle, mais parce que ça craint de se retrouver à parler à personne quand on a un quatre-quarts à la main. Alors je lui dis "au fait, je m'appelle Sylvain", elle me répond avec son prénom suivi d'enchantée mais je suis plus sûr de son prénom. Nadège? On parle des difficultés qu'on a eu pour trouver la salle, moi je dis "aucune" et elle non plus alors j'en profite pour féliciter le réseau de bus qui est quand même bien pratique.

Ensuite un autre type monte sur l'estrade. C'est un latino, quarantaine fripée, du genre qui bosse comme cuistot dans une rôtisserie. Il est plus sincère que l'autre mais je crois que j'écoute surtout pour son petit accent: j'aime ça les accents. Lui, il a fait plein de réunions déjà et testé beaucoup de choses mais ça marche pas il dit, il dit "par moments je pense qu'on est condamnés". À ce moment là, une grosse femme qui organise lâche un "mais non Joël" entre choc et compassion. "Je m'appelle José" il lui répond. Et il continue de parler, et il explique que son boulot l'emmerde et qu'il comprend pas pourquoi au lieu de parler on l'aide pas à trouver un autre boulot parce que son boulot il le hait, et ça lui détruit la santé et le moral et qu'il peut pas faire sans parce qu'il a besoin d'argent pour payer son appart' et élever dignement sa fille. Une autre bonne femme monte sur l'estrade et lui prend le micro des mains en disant que l'important c'est de parler, qu'il faut en parler et que merci José. Lui, il avait d'autres choses sur le cœur, mais bon, c'est comme ça, tout le monde doit parler, tout le temps, tout le temps parler, s'exprimer, tout le temps, tout le monde, on pourra tous parler tout le temps pendant cinq minutes, il faut parler, il faut que ça sorte. José va se chercher un café et se rassoit au fond. La grosse femme chuchote mon nom à l'autre femme et l'autre femme dit "Nous accueillons maintenant Sylvain, venez Sylvain". Alors je monte.

À l'est

Il est perdu. Il est quatre heures. Il se rappelle cette pièce de théâtre marrante avec des animaux perdus dans une sorte de forêt d'écrans et de technologie et peut être qu'au fond ça voulait dire que c'est un peu la technologie qui nous bouffe et qui nous baise puisque le loup baisait le cerf. Y'avait un autre animal aussi, peut être un lapin, et celui là il était trop au courant dans ce truc, et il était homosexuel aussi, enfin efféminé, là, la symbolique de la pièce l'échappe. Il est perdu, l'est de la ville est vraiment trop grand et se ressemble trop et craint: que des chômeurs. Il veut pas leur parler, il a un peu peur qu'ils lui volent son argent. Il ne connait pas assez les chômeurs pour savoir que pour la plupart, ce sont des gens dociles qui ne veulent que boire des bières l'après-midi sur des chaises de jardin. Il prend à droite sur une grosse avenue. Il voit une gosse dans une poussette, il veut sourire et faire genre une grimace pour la faire marrer mais soudain il a peur que sa mère lui pète la gueule. Le quartier est dangereux, y'a eu un mort par balle l'an dernier. Le métro est là. Ouf.

mercredi 25 février 2009

Qui fume? Tout le monde.

Plus rien ne m'émeut, j'ai perdu mon capital émotion, disons plutôt que je l'ai troqué contre deux barils de poudre au supermarché du coin. Aucune phrase ne me touche. On peut me dire "tu es mort" je dirais "ah" ; le docteur a dit "vous avez le SIDA" j'ai dit "je n'ai pas fait le test" il m'a dit "oh, mille excuses, j'ai parlé trop vite", ce type de trucs m'arrive toujours. Ça me lasse putain, alors j'ai pris la bagnole direction le soleil par la N10. J'ai écrit un bouquin pour guérir, je l'ai appelé "Guerrier pour demain" mais aucun éditeur n'en a voulu sous prétexte que j'y demandais qu'on légalise la marijuana, mais oh hé les mecs, bienvenue au vingtième siècle, tout le monde fume, même les filles. Alors que faire je me suis dit? Je vais partir vraiment, le soleil doit bien marcher plus au sud. J'ai écrit un autre bouquin sur la route, il s'intitule "Je vous chierai liberté de pensée", c'est une critique acerbe du monde actuel, je pense qu'il est temps que ça pète. Le problème c'est que pour l'instant il n'y a que douze mots dans ce truc et qu'ils ne forment même pas une phrase. Je me suis arrêté à Lannemezan du coup et j'ai demandé à un magasin où je pouvais faxer un truc, alors la vendeuse m'a dit "au bar-tabac là bas" et je lui ai dit que je rêverais de mettre mon pénis entre ses deux grosses loches mais elle a rien répondu parce que j'ai dit ça dans ma tête. J'ai envoyé mon bouquin aux éditions Gallimard, j'espère qu'on me dira oui.

Je suis parti

Alors j'ai quitté mon job, c'était vraiment de la merde, j'ai appelé mon boss et j'ai pleuré un peu en lui disant que je voulais une augmentation de 5.ooo.ooo de pourcent et je lui ai dis que j'en avais besoin, vraiment besoin, parce que ma fille était gravement malade. Mais bon, ce mec me connait et sait que j'ai abandonné ma fille y'a sept ans quand je l'ai perdue au poker alors il m'a juste viré. Au fond, mon plan était réussit. J'ai pris la Volkswagen et j'ai essayé de l'échanger dans un bar contre un BMW, j'ai eu une fin de non recevoir. Je suis donc parti avec la Zolwkwgenk et j'ai pris la route vers le sud, vroum et j'ai appelé Rym Brerroukra et je lui ai dis "tu fais quoi dimanche?", elle m'a répondu "rien" et j'ai dis "fais moi des côtelettes j'arrive". Ensuite je me suis arrêté dans ce petit village bizarre sur la route, bizarre parce que moche. Dans le bar, il y avait quatre portes avec des chiffres romains, derrière trois des portes il y avait un tigre et derrière la dernière des chiottes. J'ai eu les chiottes, j'ai fait caca, je me suis lavé les mains et j'ai mangé une bavette. J'en ai eu seize gratos parce que j'étais le milliardième client, j'ai dit "chouettos" et j'ai demandé des doggy-bags. Je me suis arrêté en route devant des vaches pour leur donner et j'ai ri aux éclats parce qu'elles mangeaient des bouts de leurs potes. Ensuite, je me suis branlé devant des films pornos. Ouuuuuups c'est hors sujet ça! LOL!, je reprends mon histoire. Sur la route j'écoutais mon cd compilation Montagne 2002 avec Slipknot et j'hurlais dans la bagnole. C'est là que je me suis rendu compte que tout ça m'embêtait et que je suis rentré chez moi me préparer cinq cent crêpes et écrire un bouquin là dessus. Miam.

Trésor, 2007

Trésor trouvé à douze heures cinquante le sept avril deux-mille sept. Inventaire:
-Ma bite
-Mes couilles
-Mon sac de couchage
-L'amour entre tous les enfants du monde
-Les nichons de Yamina Benguigui
-Jean Benguigui

Fiction

Jamais plus je ne te tuerai salope parce que tu es déjà morte et tu ne le sais pas encore kaboum kaboum des dizaines de morceaux de ta cervelle sur les rebords de la cuvette, je te tue dans les chiottes, je chante tes louanges sur les plateaux de télé, combien tu te battais jour après jour pour que ces enfants "différents" puissent aller eux aussi à l'école et je dis que je voudrais qu'on pende le tueur par les couilles. Personne ne m'attrapera jamais, j'ai mangé le revolver, je chie des bullets of fire, je suis le génie du crime et à la télé les femmes pleurent avec cette histoire et que c'est pas normal et que c'est bien triste. Et Delarue n'est pas dupe, mais il s'en fout, comme ma psy, ma psy s'en fout, elle est payée pareil. Alors il m'invite deux fois, une fois pour "mon conjoint a été assassiné" et une fois pour "vivre sans l'être aimé" et les deux fois je pleure. Crocrodile. Et dans la loge je bois du champagne et je mange des petites fraises.

La société des écrans

J’en parlais à ma psy l’autre jour, je lui disais que Monique, on vit dans un monde d’écran. Elle s’en branle, elle est payée pareil. Mais c’est vrai merde, c’est quoi ce délire des écrans, ça te choque pas toi, petit bourgeois dans ton canapé en soie, de vivre dans un monde d’écran ? On a les yeux qui clignotent à force et puis c’est sacrément imparable sinon pfiout je te supprime téléphone portable, internet, télé et tutti quanti. C’est là le truc chelou, pas dans Facebook ou les jeux vidéos, c’est dans le moment où on se retrouve ‘’face à’’ qui importe. Je pense que si notre vie s’arrêtait à faire du karting et manger, le monde se porterait mieux. J’ai écrit un mail à Nicolas Hulot, j’attends sa réponse.

La politique c'est pas automatique

Je pense que mon ami Srimron Lramry devrait faire de la politique. Je pense ça par rapport à son menton et à son nez et à sa façon de parler aux gens. Il a un nez plus long que son menton et en parlant il avance sa tête. Ça en impose grave. Moi j'ai tendance à mettre mon pénis en avant, je pense que c'est ce que j'ai de mieux. Mais en politique ça servira à rien. J'ai recontré l'ambassadeur et le consul l'autre jour et ils avaient un peu cette posture, surtout l'ambassadeur, nez dans ta face et menton fuyant. Et cette manie d'être sympa. Je pense, pour ma part, que je pourrais être un super conseiller en communication. Je vais lui en toucher deux mots.

La politique c'est un peu mon dada. Je pense qu'on est dans un pouvoir médiatique et qu'on voit plus le fond idéologique derrière le maquillage communicationnel. Et le problème, das problem, c'est qu'il existe et que bien souvent c'est une sorte de bouillie libérale qui liquide l'État au fur et à mesure des faits divers. Ayoye, das katastrof. Alors notre stratégie ça sera d'abord d'être des types médiatiques, sympas et marrants et puis d'un coup paf! on triche plus. Je pense.

Le lendemain

Le lendemain de fête dure depuis sept ans maintenant, je commence à sérieusement me lasser. J'ai des plaques rouges sur tout le corps et des boutons, ah non, c'est la même chose en fait, c'est des gros boutons rouges plats. Je me pose des questions mais le docteur coute trop cher ici, le docteur = une soirée et je préfère une soirée. Faudrait que je rencontre un docteur en soirée. Une fois j'avais rencontré un polonais mais vous savez ce que c'est, les polonais, tous des fils de putes. C'est historique, la Pologne a été peuplée de bagnards et de putes. Attends non, c'est l'Australie, je suis con.

Le théâtre

Srylvrain Mrartret est incroyable dans son rôle de type à mi-chemin entre la joie et le suicide. Olala ! Son monologue contre le travail m’a arraché les tripes, je veux dire vraiment, j’ai salopé tout le fauteuil, ça puait la merde, ma femme m’a dit que j’abusais et je lui ai dit « ta gueule ! Ta gueule sale pute ! Ferme ta gueule ! » Puis je l’ai attrapé par la nuque et j’ai collé son nez dans mes boyaux pour qu’elle comprenne. « Quand on se fait enculer par la moitié de la ville en fumant des gauloises on ferme sa gueule ! » voilà ce que je lui ai dis. Putain j’ai la rage. Sinon, vraiment une super pièce de théâtre. Dommage que j’aie plus de café. Oh dieu que j’ai besoin de café.

Je cherche vraiment un nom

Albert Londres il a un nom marrant, son nom c'est une ville. Londres, capitale des anglais. Sylvain Marmande ça serait cool comme nom, genre mon nom c'est ma ville de naissance, mais Marmande c'est plutôt nul, c'est petit et plein de sperme et puis Sylvain Marmande, ça fait très introduction de vidéo pour trouver une meuf. Sylvain Potenciel ça me botte sinon. C'est comme une de mes caractéristiques mais avec une faute d'orthographe. En plus je trouve que potenciel ça sonne comme différenciel, très mécanique mec. Et ça c'est vraiment quelque chose qui compte dans ton CV. Faut pas le négliger.

Je veux vraiment pas travailler

Pendant longtemps j'ai reçu des paquets cadeaux bizarres par la poste. Des "chers monsieur Mrartret, voici votre cadeau pour février 2009" alors je disais "chouettos" et j'appelais mes amis pour leur dire et ils étaient jaloux puis essayaient de me tuer et la police disait "nous sommes fermés" et je hurlais "c'est une urgence" et la commissaire divisionnaire me disait "je t'aime" et ça devenait torride, faut dire que je sais y faire et que j'ai un assez gros pénis. Enfin... ça dépend ça. Les meufs me disent "tu as un gros pénis" mais en trainant sur des forums j'ai lu des types parler de trucs de plus de 20 centimètres et je pense que je suis en dessous alors je dois pas avoir un aussi gros pénis que ça. Tout ça m'importe parce que le blabla c'est pas la taille qui compte c'est mensonges et compagnie, ahah, on me la fait pas à moi, j'ai jamais acheté une bagnole d'occasion, je suis pas un nigaud. Ah, et dans les paquets, y'avait toutes sortes d'échantillons, pas de quoi en fait un fromage.

J'écris au hasard

Jolie petite fille, elle me vend des billets de tombola, j'en achète, je trouve que les gosses c'est sympa. Pas dans un sens sexuel hein. Alors je regarde mes tickets de tombola toute la journée et le soir je vais à la tombola, alors je connais personne, donc je vais à la buvette. Je suis bourré quand je gagne le VTT, les parents savent pas qui je suis. Je tente le wheeling, j'échoue, je tente de m'en aller, ouais j'ai réussi. Je roule saoul dans la nuit, comme dans mes meilleures années, vers 15 16 ans, plutôt 16 ans d'ailleurs, quand mon scooter marchait mal ou quand ma moto marchait plus. Ouais et j'ai gagné un vélo, je vais le revendre pour m'acheter ma drogue et la stocker dans mon nez difforme. Je suis un monstre.

mardi 24 février 2009

Petit loup

J'écris souvent à cette fille qui vit dans ma tête. Je lui écris "salut ça va?". Pas de réponse. Au bout d'un moment je suis fatigué, parce que je m'emmerde, alors je vais dans la forêt, fuck la civilisation mec, au delà du réel. Je pars avec elle dans ma tête, je lui fais des poèmes et des chansons, c'est souvent basique, je suis pas Barbelivien mec, moi je vote à gauche, prolétaire prolétaire tous ensemble tous ensemble. Je pars et je dis merde à la société, back to the trees donnez moi du réel.

Une fois comme ça j'ai marché longtemps et j'ai dormi dans la forêt. Waou trop fou. Et j'ai pas mangé. C'est là que j'ai vu le loup-animal de compagnie. Je lui ai chanté une chanson qui faisait "petit loup animal de compagnie". J'aime les chansons courtes. Il m'a regardé comme ça, face to face, j'ai cligné de l'oeil et j'ai fait des grimaces. Il s'est marré un peu. On a partagé une can d'haricots rouges en parlant d'histoires cheloues d'indiens, des trucs genre petit ours et baleine qui se battent pour savoir qui connait le mieux l'amour de la vieille mouette. En fait j'écoutais pas, je chantais des poèmes à la fille dans ma tête. Au bout d'un moment le loup-animal a compris et s'est vexé alors il est devenu un peu loup-sauvage et quand il m'a attaqué j'y ai montré mon tatouage de loup sur le bras et il a fait "waou" et c'est normal, c'est le cri du loup.

Après je suis revenu à la ville, tu sais ce que c'est, pour finir ma maitrise puis penser à mon avenir. J'ai trouvé une fille jolie, petite blonde, un peu chiante, je crois que je vais la tromper. J'ai écris au loup plusieurs fois, je lui écris "salut ça va?", ben aucune réponse, les loups sont pires que les meufs. (au début j'avais écris "juifs" au lieu de "meufs" mais je pense que "meufs" c'est mieux).

Srylvrain Mratret, autocritique

Un meilleur livre: loueur de char.

"Quatre ou cinq fois par semaine je m'enferme et j'ai envie de me tuer, parce que mon nez est difforme. Ensuite je reprends mes esprits et je me rappelle que j'ai un boulot: louer des bagnoles à des hollandais."

Ça c'est un sacré pitch.

350 pages, reliure en métal, 20 francs

Un meilleur livre: loueur de char.

Mes meilleurs moments, un spectacle de Strylvrain Mrartret offert en technicolor connasse.
Un vendredi je crois.
Une fois où j'avais touché des culs. En fait non, deux culs, deux culs rentrent dans mes meilleurs moments. Et des nichons.
Une fois dans la piscine après un bon repas.
Quelques fois en marchant.
Mon bus.

Un spectacle intéressant.

La dépression

Je vais sur 19 ans et j'ai un gros problème je me fais chier sans arrêt je reste le cul sur mon canapé pendant des heures à attendre le soir et le soir et bien je dors et la je me fais plus chier.
Et dès que je me réveille, je me fais chier, même quand je travaille, je me fais chier et j'attends l'heure de me casser, dans le train je m'ennuie, chez moi pareil et le peu de sorties que je fais et bien j'ai envie de rentrer au bout de 5 minutes.
C'est un réel problème qui me gâche la vie et ma vie amoureuse c'est une horreur de savoir que les autres s'éclatent et que moi rien!!!!!!!!!!!

Je n'arrive même plus à suivre un programme télé parce que je me met à tourner en rond dans l'appartement.

Je n'ai pas envie de sortir ni de voir des gens. Que faire?

Quelqu'un est-il dans le même cas que moi?

Personne pour me comprendre.

Et j'en ai marre de faire semblant que tout va bien, marre de mentir sans arrêt!!!!

Le mensonge est devenu une habitude pour masquer ma vie de merde.

Voilà, je m'excuse de vous avoir fait autant lire.

Merci.

mercredi 18 février 2009

En 2006 j'avais des idées de film

Super film 2000.
Deux mecs totalement barrés capturent un type dans la rue, le ligote dans leur appartement et lui font une tirade du type team managers dans une banque. Genre « bon écoute Richard là avec Maxime on est super déçu, t’es à 75% de tes objectifs on est vendredi soir il reste plus que demain et jamais tu les rempliras. Bon dans ces cas là il faut le dire plus tôt, et on se fait un briefing et on réorganise les objectifs dans la team ». Possibilité d’ajouter ça et là de la drogue et des légers coups de pied.

Super film 2005.
Benoit Poelvoorde trompe sa femme alors qu’elle est à la maternité. La mère de Poelvoorde essaie de régler la situation en se melant de leur vie sexuelle. Poelvoorde se plaint et arrive à faire culpabiliser sa meuf qui passe pour la méchante.

mercredi 4 février 2009

À l'horizon 2010

Poème

Dès jeudi je mettrais ma bite en banque
Dans un coffre fort
Comme un truc
Comme un turc ouais connard
Je la mettrais à 5%
Laisse moi calculer:
100. 105. 110.25. 115.76. Genre 121. Puis environ 127 puis ça continue.
Je dirais qu'en 15 ans j'ai une seconde bite
Seconde B mec, t'as bien compris
Et ensuite je vous expliquerai

vendredi 30 janvier 2009

CRAIGNOS



Ahah putain c'est ouf, y'a des gens ils disent ils sont AB/DL, Adult Babies Diaper Lovers, genre ils se déguisent en bébés, des fois mi bébés mi latex et ils se pissent et se chient dessus, c'est comme le degré 1000 du craignos, devant les gens de droite et les hippies, largement. Merde c'est trop crampant comme truc et les gars sont même pas forcément des japs! Putain, ils cherchent des nounous sur internet et y'a une garderie pour adultes qui a ouvert je sais pas où là, ahah merde c'est des putains de tarés.

Bataille de boules de neige

Pfiout libération, liberté, liberaem, pas la pute, pas les pseudo amis crevards/crevants qui me volent mon temps, seul avec la tévé et les bières. Glou, la bière, Schhrhrit la tévé, la tévé et ses belles images.

Tévé, draguer sur internet des grosses, grosses rebeues.com, perverscrade.fr, beurk un type loue sa femme pour sucer des gros sur des aires d'autoroute sur l'A1, mais comment il fait le bonhomme pour meubler le trajet retour, il l'insulte sa femme sale où ils écoutent Nostalgie? Je maile "oui je viendrais" en espérant que personne se pointe et qu'elle ait mis ses sales sous vetements pseudo coquins pour rien et merde c'est dégueulasse la sexualité des gens.

Je suis pas saoul, des années que je suis pas saoul, pourquoi je continue à boire putain, je ferais mieux de tout mettre pour m'acheter la bagnole, la bagnole vroum allez salut les connasses je vais à Budapest. Je vais rappeler la pute, elle manque, elle faisait un bruit de fond sympa.

Allo la pute revient je t'aime je regrette je t'achèterai des fleurs. Les engueulades c'est normal, on est des amoureux, allez, on baise, je t'aime. Allez, bonne nuit.

Réglement de compte

La meuf est blonde, elle rit fort avec ses grandes jolies dents, je la croque mentalement, miam. J'ai fini mon bol, elle est deux tables plus loin, je ne lui parle pas et en sortant du café je la regarde avec dédain, sûr qu'elle est accrochée maintenant que je me dis sur le trottoir. Allez, c'est le moment du bus, je prends le 55 direction la maison, j'ai rien fait de la journée. Hier je suis resté 15h dans mon lit. Quand je rentre chez moi le soir, j'attends dans mon lit d'être assez fatigué pour dormir, chaque jour, je répète le schéma. La fille blonde je la revois le lendemain, je la regarde un peu en faisant comme si je réfléchissais à une phrase d'Hegel. En vrai j'arrive pas à me concentrer sur mon livre et ma traduction est merdique, j'aurais du faire allemand/latin/grec comme ça j'aurais lu les trucs dans le texte, mais non, je faisais du tennis au niveau régional, on peut pas être au four et au moulin. Je lui souris en faisant comme si je venais de me rendre compte que je l'avais fixé. Je prends un bol de café au lait. J'avais écrit "café au lit". J'ai pas de travail mais c'est pas grave, je suis sympa. Elle me remarque quand je le regarde à nouveau, elle sait que je suis un gars cool, elle sourit un tout petit peu en rougissant et rediscute avec sa copine asiatique qui a l'air chiante. Je finis mon bol, le 55 direction la maison. La fille blonde je la revois le lendemain, je prends le 55 direction le café, je prends le bol de café au lait, je lui souris dans la file -merde, j'avais écrit "dans la fille" ça faisait drôle- et je lui dis "Are you a friend of Mark?" elle me dit "non non" je lui dis "oh, excuse moi je croyais t'avoir vu chez un ami récemment", elle me dit "non non" et fait un petit rire géné, je pense que je détesterai coucher avec elle, elle est trop belle/pure/cute. J'ai envie qu'elle soit à poil mais pour qu'on discute ou à la limite qu'elle me suce mais en discutant. J'aime discuter. Je la revois le soir même, coup de bol, dans un club plein de Prince et je lui souris et je danse avec elle. On descend fumer une clope, elle est saoule, je danse avec elle dans la neige et la police vient nous dire qu'il faut arrêter et je dis "désolé monsieur l'agent", j'attrape la taille de la fille en revenant vers le trottoir et puis je la fais tourner sur elle même et je l'embrasse et ses yeux sont verts. On fait comme si on voulait encore boire et danser, puis on arrête cette hypocrisie, d'hupokrisis, le mime en grec, et je vais chez elle. Elle fait de la guitare alors je lui dis de jouer un truc et c'est super. On boit une bière à l'aise et puis elle veut baiser ça se voit et je suis comme déçu parce que c'est trop facile je trouve, j'aime quand ça marche pas. Elle me dit que danser comme on a fait c'est des super préliminaires et je dis rien parce que je hais ce mot quand je suis pas amoureux de la fille qui le prononce. J'avais écrit "je hais ce mort", j'écris vraiment trop vite sur mon clavier. Alors, comme prévu, elle gâche tout en ne discutant pas, en faisant des bruits et en murmurant "je la sens bien au boutte" à un moment. J'ai envie de m'en aller, mais en même temps, ma bite est comme coincé dans elle alors je ne peux pas vraiment. Je pense qu'il faut que j'arrête de coucher avec des filles qui me plaisent. Je prends le 55 vers la maison.

lundi 24 novembre 2008

Roule un joint

Vas-y paye ton jokos

mardi 14 octobre 2008

Promotion

Rien ne doit rester, parce que c'est 50% sur tout le magasin, la feinte c'est qu'on déménage bientôt.

lundi 13 octobre 2008

Francky Vincent Enculé



Merde, parce que merde! je suis jouasse! J'ai envie de m'exprimer, je me sens comme contrit, j'ai l'impression d'évoluer dans une armure de métal, en fait c'est pas du métal normal, c'est comme du métal social. Bon sang, j'ai envie de hurler ma joie de vivre, j'ai envie de crier mon surplus d'amour, mais le monde n'est pas prêt.

Alors voilà un texte de Francky Vincent c'est pas Machin Enjijol qui passe dans ma playlist. Francky Vincent il est passé une fois dans ma ville pour une sorte de fête, je suis passé proche avec mon vélo, ça m'a fait un choc esthétique enculé. Passé. Ce mec chantait Tu pues du cul, il a genre un peu plus compris que la vie. Je suis sur qu'il a une meilleure bagnole que celle que j'avais. Bravo Francky. Juste extraits qui passent en live dans mon business. "Qu'est ce que ça shlingue chez moi chérie"; "Je fais dans l'esthétique et dans la diététique"; "Quand je digère ça passe comme une lettre à la poste"; "Je regarde la télé avec Hélène, elle ne fait que dégager"; "Prout prout prout j'en ai marre de tes prouts"; "C'est toujours la même ambiance Hélène, tu ne fais que dégager, et après qu'est ce qui se passe Hélène? Tu pues du cul"; "Prout ça pue, prout ça pue"; "Un ptit conseil Hélène, mange des choses saines Hélène. Hélène, Hélène, Hélène mange de la merde Hélène".

Putain le mec. Spermato le vrai nom c'est Le tourment d'amour, y'a jamais eu de clip mais y'a sur le internet/la vie une vidéo dégueulasse de deux meufs qui essaient d'être sexys/drôles alors qu'elles ont 15 ans et autant de kilos en trop. Je préfère appeler ce morceau Spermato. En vrai c'est comme la chanson de trop d'un type qui n'a jamais fait que ça, genre Alice ça glisse ou Fruits de la passion. Mais pour l'amour du Christ, "Y'a pas que la fesse dans la vie il y a le sexe aussi", CE TYPE A RAISON! Je pense qu'un jour je finirai dans les Antilles, je fumerais des joints en baisoullant près de la plage. Zouk de mariage.

dimanche 12 octobre 2008

C'est papa encore

Je me demande si mon nom pue pas en vrai, je crois qu'un peu, j'aimerais soit m'appeler Srylvrain Mratrtet Le Mec Bien Junior soit Srylvrain Marratret Joueur de Piano, je trouve que ces noms ont un peu plus la classe, mais c'est compliqué de changer de nom, c'est plus facile d'en acheter, par exemple la famille de Valéry Giscard d'Estaing ont juste acheté le nom (genre son papi l'a acheté). Moi mon papi il a jamais rien acheté de fou sauf des tracteurs et des appartements. Bon alors après Valéry il est allé jusqu'à acheter un chateau qui s'appelle Giscard d'Estaing et il fait le chatelain dans le village. Super papa, mais c'est un peu surfait. Moi j'aimerais bien être chatelain mais je ferais chatelain fou, genre j'essaierai de transformer les habitants du village en serf et puis après je retablir une taxe sur le sel et je ferais des banquets. J'ai regardé sur les pages jaunes, y'a aucune personne qui s'appelle Le Mec Bien Junior ou Joueur de Piano, je peux pas racheter leur nom, alors c'est plus compliqué.

La mort la vie le temps connard

Ahahahah des années que j'avais pas posté ici, c'est parce que j'étais trop occupé à me vomir dessus, ahah, je trompe plus personne, c'est complètement dépassé de toutes façons les blogs, je vomis pas en plus, salut ça va?, aujourd'hui c'est la télévision qui est à la mode, je vais en avoir une, et après on en discutera.

vendredi 27 juin 2008

La plus grande idée photo du monde

Etape 1
Prendre en photo une assiette vide sur une table vide, vue d'un peu en haut
Etape 2
En faire un grand tirage et poser sur ce tirage des aliments, genre un steak et des patates
Etape 3
Faire une photo de ça, puis tirer en grand, et rajouter un verre de rouge
Etape 4
Toujours pareil en rajoutant par exemple un cendrier puis une serviette
Etape 5
Gagner le pullitzer avec ça. Oui, le pullitzer.

Note:
Il faut absooooooolument que l'angle de prise de vue change un peu à chaque fois, histoire qu'on voit bien la supercherie. Pas superchérie, supercherie. SUPERCHIERIE. Allez à plus.

dimanche 15 juin 2008

Sébastien c'est fou

Raaaah la barbe putain, j'en ai marre un peu de croiser des gens qui parlent tout seul dans la rue, c'est vrai à la fin merde. Là y'en avait un à vélo, il parlait tout seul et après il roulait vers les gens dans la rue en se plaignant qu'ils soient pas sur le trottoir. Il faisait le tour d'un pâté de maison et moi je marchais dans la rue, et il m'a klaxonné, enfin, avec sa sonnette quoi, et il m'a dit "ben alors et le trottoir" et en partant il m'a dit "faut aller chez le docteur hein". Voilà. Et j'en ai croisé un autre vingt mètres plus loin, un rebeu, qui riait n'importe comment en refaisant ses lacets. Antoine m'a dit qu'il avait croisé un type qui hurlait des trucs incohérents à Issy-les-Moulineaux et que tout le monde se foutait de sa gueule. Mais alors quoi? C'est quoi? Le monde devient fou ou quoi? On est où là putain!!?? Allez, à plus.

mercredi 7 mai 2008

Nique ta mère la gastronomie

Broccoli + mild cheddar + sauce béarnaise.

mardi 29 avril 2008

lundi 28 avril 2008

Vol

Mets le casque de chantier sur la tête mon copain
Je te paye en liquide j'ai un compte à la banque du sperme

dimanche 20 avril 2008

Seth Gueko mon copain

"Tiens c'est du rap à la Patrick Dewaere,
J'suis une vraie machine de glaires mon copain
Bluaaaarrrrh"

Seth Gueko

Pigeon

[...] on atterrit alors dans un hôtel de chaîne, en face d'une gare. C'est l'ouverture, on inaugure. C'est cher, genre 40€, je lui confie qu'elle va charger. On baise comme des abrutis pendant toute la fin de la nuit, même si je me plains intérieurement d'en avoir marre je continue parce que j'ai payé ce putain d'hôtel. A 11h du matin, elle se lève et va dans la salle de bains. Par un jeu de miroir (un dans la chambre et un dans la salle de bains) je vois son cul, il tombe ; par la fenêtre le ciel est gris et des pigeons s'envolent des fenêtres de la gare. Ils sont trop lourds pour faire plus de 5 mètres et atterrissent péniblement sur les rails du tramway pour manger des restes de kébab.

jeudi 17 avril 2008

JURASSIC PARK

Je vais revoir Juliette, je suis monté à Paris avec ma caisse, je flippe continuellement à cause de ça, je passe mon temps à essayer de l'avoir au coin de l'œil. Juliette est chez elle, elle va pas bien, pas bien, pas bien; je propose de l'accompagner à l'hôpital ou quelque part parce que ses couleurs sont pas normales, qu'elle est maigre et qu'elle pue aussi un peu. Je lui lance ça sur l'air du sarcasme en disant aussi que ça fait longtemps qu'on n'est pas allés à l'hôpital et que ça pourrait être marrant. Après je deviens un petit peu plus sérieux, parce qu'elle est quand même proche de l'OD. On ne discute de rien, elle est trop faible, j'ai assez peur. Elle finit par s'endormir, je vais lui acheter une soupe au poulet en réfléchissant à tout ça dans un supermarché, je lui prépare et lui laisse à coté de son lit et je pars.

[...]

Syndicacats

J'ai des problèmes avec le syndicat, ils arrêtent pas de me casser les couilles là, ils veulent que je cotise, ils veulent que je m'engage, mais merde j'ai pas le temps moi, je veux bien tout le côté défense des droits et tout ça, c'est bien, il faut s'en occuper mais moi je peux pas. C'est tout. C'est pas un GROS problème, mais ça commence à me peser.

~Interlude~

Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.
Place des Fêtes on roule au pas,
Place Clichy on roule au pas,
La Bastille est assiégée
Et la République est en danger.
Paroles: Richelle Dassin, Claude Lemesle, musique: Juwens, Deane

~Fin~

De toutes façons les syndicats moi je trouve pas ça honnête. C'est pas honnête; parce que c'est pas transparent tu vois. Qui décide? Qui prend les décisions tu vois? On sait pas. Moi je sais pas. Alors bon pour ça moi j'ai décidé avec quelques autres gars du travail de pas participer, de pas cotiser et de dire: "Allez-y mais nous on reste neutres".