J’ai vu des femmes et des hommes que j’appellerai Hommes dans la suite de ce texte, rien que pour que ce soit plus facile à suivre, rien que pour raccourcir la longueur de mes phrases et éviter ces parenthèses entre virgules qui nous fatiguent vous et moi ; des Hommes qui pour un oui, un non, un peut être parfois, se montraient bestiaux et se justifiaient en se traitant d’animaux : « On n’est rien que des bêtes au fond, des cochons civilisés, des grands primates, on partage le cancer et la paraplégie avec les rats, c’est dire ». J’ai vu des Hommes avoir faim à en oublier leurs manières, à s’en bâfrer, à s’en battre, nus ou non, mais j’ai surtout vu des Hommes se battre sans avoir si faim que ça. Des Hommes s’esquinter pour avoir un plus grand nombre d’autres Hommes à lécher. Et consécutivement, j’ai vu et senti des Hommes s’entrelécher, garçons, filles, et objets, le tout caché dans des chambres du latin camera, pour le mystère et parce que c’est peut être moche au fond, il ne faut pas prendre de risques. Ça s’entreléche et ça se tarabiscote comme si de rien n’était, ça ne respecte pas nécessairement les voies et usages naturels et là encore, naturelles, naturelles, c’est vite dit. Tout ça m’a l’air plus moral que naturel. Mais ça s’esclaffe et ça se raidit les Hommes, et ça se cache d’autant plus. Je les ai vu ces Hommes, guindés dans des tissus de pauvre qualité mais qui paraissent bien se trémousser, suer, tomber et boire jusqu’à tomber et dormir. Et remettre ça. Je les ai vus ces Hommes me parler de politique et de respect, m’expliquer comment une barbe doit être rasée, comment repérer avec qui on doit s’entrelécher ou non, combien on doit consacrer d’argent à ses jantes de voitures ou de vélo c’est selon. Je les ai vu gaspiller du jambon et des fruits tropicaux oubliés dans le fond de leurs frigidaires et négocier sur le prix des tapis, négocier des cacahuètes avec leur bière et des fellations avec leur sodomie. Et certains soir j’ai du les écouter me parler d’antisémitisme, de trou dans la couche d’ozone, de double pénétration, d’économies sur le chauffage, de la représentation des femmes dans les séries hospitalières, de leur cul, de leur mère, des impôts, y’en a trop, y’en a pas assez, ce ne sont pas les bons, et les westerns ? Et Bruce Willis ? Et les jantes ? Et tout ça m’a occupé, au moins pendant 20 ans, comme des Legos ou des Playmobil, ou ces petits ours bizarres qui sentaient le moisi que j’ai jamais retrouvé dans mes cartons, le bordel Humain m’a occupé avant que je ne finisse par y participer activement. J’ai pris ma carte au Parti Communiste, j’ai ferré les buffets des vernissages, j’ai niqué, si si, niqué, j’ai rendu ma carte et j’ai continué les manifs, j’ai acheté une voiture puis une autre et j’ai roulé, j’ai acheté de la viande en promotion alors que je sais ce qu’il se passe dans les abattoirs en promotion, j’ai été satisfait de la taille de mes cacas et j’ai écrit un livre : « Bravo Merci » ça s’appelle, ça sera en vente bientôt, partout.
dimanche 11 octobre 2009
mardi 6 octobre 2009
Kastarabe.3
Elle me vole la vedette celle là, toujours à pavaner mais nonchalamment. Ses "ah", tout le monde essaie de les avoir, alors que non, elle doit me les réserver, elle est à moi maintenant je lui explique. "ah". Un type avec un look d'argent lui paie un verre, elle le remercie et sirote son drink à la paille du bout des lèvres pendant qu'il lui parle, probablement pas de ses hémorroïdes. De loin, de ma place au fond du canapé en cuir trop mou, je la voir faire des "ah". Il lui propose un autre verre, elle le prend et me l'apporte. "Il te disait quoi lui là?" "bof, j'sais pas, des trucs sur lui" "et ça te plaisait?" "bof" "il te draguait tu sais..." "oui". Elle dit "oui" avec presque l'accent du nord, presque "ui" mais pas complètement. "et tu t'en fous qu'il te drague?" "il nous a payé nos verres et puis il était pas méchant" "ça te plairait que je drague d'autres nanas, que je parle à d'autres filles en leur offrant des verres?" "t'as plus d'argent. Et puis tu en dragues si tu veux, tu me fatigues, je rentre", "ah".
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Libellés : Moins facile
Troc, mauvais troc
J'ai troqué une Renault contre une BMW mais je suis déçu, les entrées de gamme de chez BM sont plus nulles que les moyennes gammes chez Renault pour un prix équivalent voire plus élevé. Après le coup des nazis et le match volé de 1982, c'est la troisième fois que l'Allemagne me déçoit. Elle est belle l'Europe.
Enfants au sud
Je vais chez Julie, elle garde dans un coffret en forme de chateau de princesse un kit complet de maquilleuse de film d'horreur cheap et de la vieille beuh dans des tubes de comprimés allemands pour la fièvre. Ou pour la lutte contre la fièvre, je sais jamais comment il faut dire. La proximité de ces deux éléments et le fait qu'elle ne fume jamais cette drogue m'a toujours fasciné mais à chaque fois que j'ai voulu lui demander elle changeait de sujet: "j'ai peut être tué quelqu'un hier soir", "je peux sucer ta bite pendant qu'on discute", "ma soeur jumelle ne m'appelle jamais"... Ce soir c'était "je suis enceint". J'ai pas dit "de moi?" parce que je sais que ça peut être jugé comme un acte narcissique et un manquement à l'étiquette. Alors j'ai dit "félicitations" comme ça elle peut le prendre au premier ou au second degré, à elle de voir. "Je pense arrêter mes conneries et le garder". "C'est de moi?" j'ai craqué, "non, de Nick Oliveri, l'ancien bassiste de The Dwarves et Queens of the stoneage. Ou en tout cas, d'un type qui lui ressemblait vraiment beaucoup. Quoiqu'il en soit, j'avais besoin de ça, je déconne à pleins tubes depuis bien trop longtemps, je me suis bien marré mais là ça commence à faire. Ma mère est heureuse en plus, je l'ai appelée et elle m'a dit "super, je suis heureuse comme tout" et je crois me rappeler que c'est ça qui me plait le plus: rendre ma mère heureuse. Alors je vais partir chez elle, bon, pas tout de suite, j'ai encore deux-trois turcs à régler, disons, dès que le bébé deviendra un peu gros j'irai chez elle et puis je deviendrais une maman, comme ma maman". Cette histoire de turcs à faire m'a troublé, Julie, autant je l'aime, autant elle n'aime pas trop les turcs en général, pour elle, c'est pas l'Europe. Mais son départ chez sa mère m'a plus troublé encore. Je voulais avoir son cran, je voulais faire pareil, enfin, quitter toutes ces conneries dissolues et aller vivre chez sa mère qui fait très bien la piperade. On a ouvert une bouteille de Buckler pour feter ça avec Julie et elle m'a dit que ce qui serait super, mais alors super, ça serait que je l'emmène chez sa mère, parce qu'elle n'a aucune idée d'où elle habite et elle a peur de se tromper de personne, ça lui arrive tout le temps qu'elle me dit.
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Libellés : Julie, Maman au carré
Réunion numéro un miliard
"- D'accord alors Sylvain tu feras principalement les dialogues à partir de maintenant, je crois qu'il faut qu'on mette vraiment le paquet là dessus parce que sur le cadre général de l'histoire on est bons. Trop pousser là dessus risquerait de nous faire perdre de la cohérence dans le déroulé du truc. Donc Sylvain, oui, les dialogues, c'est vraiment ton domaine, avance dessus cette semaine, attaque par la partie que tu veux, on se fait un break pour replacer tout ça et on en reparle d'accord?
- Euh, oui ok, je vais voir ce que je peux faire
- Parfait. Bon ben salut les boys, bon weekend
- Salut
- Ouais, salut
- Ouais, bon weekend"
Killer Cats From Liberal Future
"- Les chats doucement deviennent les animaux les plus costauds du monde
- Comment?
- À cause de croquettes trop riches en protéines. Non, grâce à. Attends, non, voilà, meilleure idée: la mode passe à l'entrainement intensif des chats pour faire des combats de chats. Des types fabriquent des super croquettes à base de testostérone et d'hormones de chevaux, ils appellent ça l'hongroise. Ils gonflent les chats à l'hongroise et les font se battre les uns contre les autres et se reproduire entre chats musclés. Les carnes sont des voraces, ils commencent à bouffer du gros et un jour un chat attaque le président
- D'où?
- D'où quoi?
- Le président, quel président?
- Celui du monde libre. C'est futuriste mon truc, il n'y a plus qu'un président et plus de pays en guerre, la violence n'existe que dans les combats d'animaux.
- Ah.
- Quoi?
- Alors pour toi le futur c'est forcément un seul président? Et du monde libre en plus?
- Bah... On s'en branle c'est pour faire genre.
- Genre quoi? Genre futur totalitaire qui opprime les peuples et les cultures derrière un concept éculé/enculé de liberté? Le monde libre c'est le monde des bureaucrates costards cravate pas de morale qui se rasent les aisselles et font disparaitre jusqu'à la moindre once d'identité? C'est la mort des coutumes, des traditions, des différences, des expressions. Et évidemment ce président sera un homme blanc dans la soixantaine. Le monde libre c'est notre petite case imposée aux 90% restant. C'est ça la liberté? Ta liberté?
- Euh... À la fin les chats meurent à cause de la senteur "peau de bébé" cancérigène des litières. On ne pense jamais assez à ce qu'on met dans les litières pour chats.
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00:33
Libellés : capitalisme intégré, litiére
Kastarabe.1
Kastarabe mâchonne le cordon de mon vieux sweat cosmonaute, c'est comme un trophée de bave de nanas. Seules les mieux ont droit de baver dessus. Elle est à poil dessous et vu qu'elle est grande elle est à poil en bas. Je suis fatigué je dis dans ma barbe, "ah" elle répond. Je me sens poisseux comme un pervers en robe de chambre mais en même temps content comme si j'étais drogué. Ce que je ne suis plus depuis quelques heures. Kastarabe frotte son nez contre ma joue comme un chat. Je lui dis des choses qui passent par ma tête, des idées sur la balistique et elle répond des "ah" et des "hum" en regardant ses ongles par moments. Au début de la soirée il me semblait qu'elle était plus bavarde mais là elle a pris un coup de fatigue post-sexe alors elle se tait presque. Elle marmonne genre. Kastarabe ce n'est pas son vrai nom, le sien je l'ai oublié il y a longtemps mais quand je l'ai draguée en lui jetant un glaçon au visage (la technique du glaçon) j'ai trouvé qu'elle avait une tête à s'appeler un truc bizarre. Kastarabe c'est bizarre. Elle se brosse les dents et je continue à sourire bêtement.
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00:04
Libellés : Fatigue post sexe
lundi 5 octobre 2009
Kastarabe.2
Un peu de vraie poésie maintenant.
"- Jeune fille tu vois, je n'étais que fatigué au début de la soirée mais là je suis content.
- ah
- Oui."
Donneur kebab
Donner c'est perdre. Faut arrêter de se leurrer.
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23:19
Libellés : morale, pas de morale
Homme trompe
Comme on est samedi et que je ne sors pas vu que je n'ai plus assez d'argent, je me pose des questions sur les hommes trompes en sirotant du jus de raisin. Les hommes trompes, je pense que ce sont des hommes dont le nez est pendant au point que l'on peut parler de trompe. J'appelle Matthieu qui sait beaucoup de choses sur les malformations pour savoir si c'est possible et si c'est intéressant mais il ne répond pas. J'insiste, j'insiste, j'insiste et il finit par décrocher et gueuler "putain mais je baise là, je baise, alors arrête!" et raccroche. J'insiste encore deux fois avant qu'il ne finisse par débrancher le téléphone. Alors je tape "Homme trompe" dans google, histoire d'en savoir plus grâce à la technologie mais déception/collage: je ne trouve que des histoires de femmes qui ont trompé leur homme ou des astuces pour tromper son homme. Des gens confient leur vie aux conseils d'autres gens sur internet. Une femme pleure tous les jours parce que son mari a couché avec un autre homme juste avant qu'elle n'accouche puis lui a dit "en fait non je reviens" puis "non une dernière fois" puis il est heureux. Des gens commencent à dire qu'elle devrait lui proposer d'autres jeux sexuels et d'autres que les hommes qui veulent sodomiser leurs femmes sont des pédés. En plus c'est complètement con, une fille raconte que son mari a sucé des bites mais pas que et ajoute "Mais ce secret est resté entre nous, personne d'autre n'est au courant pour justement éviter les ragots et les regards de travers" mais en même temps avec le internet je sais qu'elle s'appelle Nathalie Lepers, qu'elle est belge (Liège), qu'elle a 27 ans et que son numéro de téléphone c'est le 0477706927. Par contre sur les hommes trompes, rien.
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Miam
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22:43
Libellés : Homme trompe, Internet
Les filles ne comprennent rien aux catapultes
"- C'est un joli mot catapulte non?
- Oui, j'imagine
- C'est katapeltes de kata et pallo, du beau grec, c'est traverser le bouclier. Tu vois, inscrit dans le mot, tu as la partie fixe et mobile du dispositif, la catapulte et le projectile.
- Je m'en fous en fait
- Mais c'était pas comme ça au début tu sais, l'évolution du mot et des usages est fascinante: catapulte était lié à des armes dont la forme a changé du tout au tout mais dont le principe était le même. Au fond, l'idée de catapulte avait plus d'avenir que ses configurations pratiques.
- Sylvain, je t'en prie, je m'en fous vraiment, laisse moi regarder la télé
- Autre chose que tank. Tank. On dirait de l'allemand tellement c'est moche. Mais non, c'est de l'anglais, c'est un nom de code je crois. Je hais tank. Et puis catapulte existe encore, et pas que dans le passé, t'as déjà entendu parler des catapultes magnétiques pour envoyer des fusées dans l'espace? C'est vraiment un truc super cool. Bon c'est pas encore au point mais l'idée est vraiment super.
- Sylvain, tu m'emmerdes.
Rouge
En octobre, dans mon petit studio, je conçois des vinyles en rouge. Je ne mets que du rouge comme couleur mais avant je colle des images avec d'autres images mais tout ça devient rouge quand je le recouvre en rouge et encore en rouge. Je n'aime pas spécialement cette couleur mais comme le disaient plein de gens célèbres et probablement le vrai Benjamin Franklin: "Faut s'accrocher, la pire des conneries répétée à vie peut devenir une pompe à fric". Du rouge et encore du rouge je peins ma chambre en rouge et j'achète des chemises rouges et j'appelle mon chat "rouge" mais il s'en fout, il répond à n'importe quoi quand il a faim. Je mets de la peinture dans des verres d'eau pour décorer ma cuisine puis j'achète des verres rouges pour boire de l'eau et j'organise une fête rouge où des types pensent que c'est une blague sur le communisme mais non. Un type m'appelle pour qu'on fasse un album ensemble, je lui dis qu'il sera rouge, qu'il parlera du rouge et que les accords et les beats seront rouges et le vinyle sera rouge et les flyers pour les shows aussi et j'ai une guitare rouge je rajoute. Il change d'avis du coup et me propose de me laisser quelques temps pour réfléchir peut être et je pense que trop tard, je vais faire cet album rouge tout seul. Je me teins les cheveux en rouge et j'en parle à ma psy. Puis je peins mes plantes en rouge, mes lunettes en rouge, je teins mes habits, je tiens un journal au feutre rouge et je n'achète que des tomates et du boeuf parce que c'est rouge tu vois l'idée. Décidé comme un cosaque, je finis par me bruler le visage avec ma plaque chauffante, c'est rouge mais douloureux puis plus douloureux que rouge puis franchement moche. Je regrette. Les conseils de Franklin sont décidemment merdiques.
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Miam
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16:48
Libellés : Benjamin Franklin = pd, rouge
Non mais je rêve ou quoi?
On fait atelier peinture à nouveau de la voiture de Jacques. Peinture à nouveau c'est ma façon à moi de dire repeinture qui est un mot inexistant et laid. Jacques c'est le surnom d'une personne qui ressemble au Grand Jacques, a.k.a. Chirac. On la repeint à la vraie peinture dans des pistolets, on a précédemment aménager sa grange à base de bâche à purin et on a démonté/protégé les plastiques et les vitres, C'est un vrai boulot d'artiste. On déboite l'ancienne à la ponceuse, on mélange dans des grands pots les couleurs et on prépare le dégradé, oui, le dégradé. L'ambiance est au rendez-vous, des blagues fuses, le dégradé avance puis le téléphone sonne. On cherche le téléphone et je me réveille je ne sais où je ne sais quand. Je me force à me rendormir mais ce coup ci je suis avec Raymond Barre à la pêche et on s'emmerde terriblement. Je suis déçu, je ne verrais jamais la peinture finie et en plus c'était un numéro caché.
Hélène, oh, tiens la bien
Hélène a des longues jambes, c'est positif et négatif en même temps. Positif parce que cool et négatif parce que poils. D'après ma putain d'expérience, les filles qui me plaisent saoul et sobre oublient environ 2% des poils de leurs jambes. C'est normal, les filles qui me plaisent sont super coquettes mais pas que. 2% sur des petites jambes c'est rien, c'est trois poils derrière les genoux, et deux pris pour du duvet. Mais sur Hélène c'est au moins une dizaine. Parce qu'elle a de longues jambes.
Ça sent beaucoup trop Naples
"- Trop de gens mangent des pizzas par dépit ce qui pousse les fabricants de pizzas à ne plus en avoir rien à foutre de la qualité de leur dope. Si on bouffait de la pizza par vrai choix on serait plus exigeant. Mais non, c'est toujours un connard qui a fumé qui dit à ses connards de fumeurs de potes "oui la flemme, on commande une pizza" et un autre connard en scooter leur donne n'importe quoi sur de la pâte à pain et tout le monde dit miam en s'allumant un autre joint. Et c'est l'Italie qu'on piétine, et c'est Naples entière qui pleure ses larmes à la tomate.
- D'accord mais toi, c'est quoi ta pizza préférée?
- Roquette, Parmesan, Jambon de Parme
- Sur tomate?
- Évidemment sur tomate, avec deux trois tomates séchées dessus
- Très Parme
- Je suis très Parme.
Ça sent beaucoup trop l'oignon
Mais c'est quelque part dans la cuisine, c'est le problème des cuisines ouvertes sur la salle de bar, les odeurs passent et s'infiltrent dans les habits/les yeux; aïe, ça pue. Après ma nana me dit "je sais où t'as été" et ça nous fait un instant de complicité dans un océan d'incompréhensions. Mais c'est ma faute. Je bois de plus en plus vu que ma bagnole est en panne et que je ne veux pas la réparer parce que le garagiste va me juger. Ils peuvent pas s'empêcher de me juger les gens, je le vois dans leurs sales yeux. Comme je bois plus je comprends moins. J'ai un tonton qui m'a dit ça un soir dans un repas de famille quand je lui ai demandé pourquoi il se mettait dans des états comme ça. Il s'est assis, a épousseté les débris de plâtre qui trainaient sur ses épaules et il m'a dit: "comme ça je comprends rien, ça fait 12 ans que j'ai aucune idée -ou presque- de ce qu'il se passe, je comprends rien et franchement petit, regarde un peu la salle et dis moi si je rate quelque chose". Il avait autant raison que tort sur le coup, la salle était sympa mais mal décorée. Je crois que tout ça n'est qu'une question de choix. Comprendre ou pas. Boire ou pas. Rater ou pas. Une fois dans son chemin il suffit de pousser le truc à fond pour qu'il prenne sens. Et puis ce soir je passerai me changer avant d'aller chercher ma nana, ça lui fera plaisir que je pue pas l'oignon je pense.
mercredi 16 septembre 2009
Scénario
À dix heures et demi, au bureau, on a eu une discussion avec les autres types qui doivent écrire le script, la vraie question n'était pas tant la surface que la trame idéologique du héros. Je voulais un révolutionnaire républicain, Baptiste ne voyait pas pourquoi on devait s'intéresser à ça, les deux Thibault penchaient pour un mec de droite notariale, conservateur mais sympa et Anna voulait un libéral, presque libertaire:
"- Mais dans son rapport au cul il est totalement libertaire, limite anar
- Limite anal
- Il baise seul avec ces filles, il n'a pas d'attaches
- C'est faux, on lui en met des attaches.
- On lui en met mais il n'en a pas!
- C'est un personnage Anna, on lui créé tout je te rappelle
- Mais on s'en fout de tout ça non?
- Non
- Non
- Non on s'en fout pas. C'est pour nous, on doit se fixer sur Michel. Michel est-il un révolutionnaire?
- Ça changera quoi?
- Tout. Ce mec manque de cohérence tu vois, là il est lâche, là il est exalté, il tue un mec sans sourciller et court après sa première petite amie
- Je comprends toujours pas pourquoi tu veux qu'il tue ce mec pour des raisons politiques, ça n'a pas de sens, Thibault, dites leur merde que ça n'a pas de sens!
- Nous on veut que ce soit un mec de droite notariale, conservateur mais sympa.
- Et sa petite amie de lycée aussi, c'est débile!
- Mais c'est parce qu'il comprend pas pourquoi il en a eu plusieurs tu vois. Il en voulait qu'une.
- Mais il baise 1h sur 2h de film!
- Ça a rien à voir ça
- Ben quand même
- Les gars peuvent baiser par dépit tu sais
- Ouais.
- Toi ta gueule t'as aucune vie sexuelle
- Ahah si tu suces
- Toi tu suces.
- Maxime prend pas tant de plaisir que ça au pieu. Il passe le temps.
- Un solitaire c'est libéral au minimum
- Non justement, c'est là qu'on va baiser les classiques. Lui il va être révolutionnaire républicain, tu vois il va dire "je vis comme ça mais j'aime pas, j'aime pas le monde actuel, j'aime pas la gueule des gens dans le métro". Il est mystérieux parce qu'il pense plus loin que ce qu'il fait. Il poursuit sa nana parce qu'il est nostalgique du temps politique qu'il a vécu avec elle, il bute un mec mais en même temps il s'en fout, sa gueule lui revient pas, son seul argument c'est un désaccord politique et il sait que le monde va continuer à tourner. Il s'en fout de ces trucs quotidiens, lui son truc c'est de penser à comment faire une révolution, à son contenu intellectuel et à sa forme pratique. Il baise des tas de meufs comme ça, pour passer le temps, il est pas dans le présent, dans le maintenant, dans la jouissance. Il sait qu'il va mourir pour la cause mais il sait aussi qu'il va surement devoir mourir en première ligne alors toutes ses histoires, elles sont petites. On le suit deux heures et on doit percevoir à peine ça, voir que le fond du bonhomme est beaucoup plus énorme que ses petites histoires de touche pipi et de meurtre impulsif.
- Putain... Quelqu'un se rappelle qu'on bosse pour France 3 là...
jeudi 10 septembre 2009
dimanche 30 août 2009
Poésie numéro deux mille
Coincé dans cette lecture publique et collective de la revue Po(é)sieVingtetUnième, j'écoute un type qui s'appelle Luc:
"Arrache toi de là au plus criss,
au plus pressé,
bouge tes grosses fesses celluliteuses de notre parc.
T'es pas des nôtres,
ta barbe dénote
d'un esprit criminel, qui es tu?"
Je quitte Paris bientôt, du coup je fais l'auteur jusqu'au bout. Une seule fille est potable dan
Puis on parle de francophonie. J'essaie de gratter des mini-pizzas et des trucs de rillettes mais c'est coton parce que Luc m'accroche la jambe.
"T'as detesté hein? J'ai vu que t'as détesté, ta fausse indifférence, tes regards dans le vide... Mais je peux comprendre, j'aime provoquer ce genre de (ré)action, j'aime (pro)voquer. Inciter à l'attaque c'est ma vie, provoquer c'est faire naître, c'est Vocare, appeler, et c'est Pro, devant, c'est faire venir, c'est l'action, le faire, la poïésis presque, ma poésie. Je l'ai bien vu que ça t'as touché, je travaille que sur ça, en (dé)faisant l'imaginaire pop que je (re)(com)pose, que je dé(com)pose. J'ai vu que ça t'as troublé et je vois que ça te trouble encore, et ça, ça, connaissant bien ton travail, ça me rassure. Parce que c'est une piste.
- Groumpch Fronch ouais ouais surement ouais groumpf crounch"
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Miam
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20:18
Libellés : Blabla, bouffe gratuite, poésie
jeudi 27 août 2009
Copain d'avant
En juillet j'ai retrouvé, après beaucoup de recherches, une fille qui voulait sortir avec moi en cinquième et que j'avais giflé ne sachant pas comment je devais réagir. Elle est devenue intelligente et a un joli boule même si je me méfie de son jean un poil trop taille haute à mon goût. On a longuement discuté de l'échec relatif de notre jeunesse, on détestait tous les deux cette idée d'un temps pour la déconne et le sexe facile, on était obsédés par la façon de prolonger l'adolescence jusqu'à la mort, au point de ne jamais en vivre les parties sexuellement cools. J'ai jamais pu et je pourrais plus jamais, sauf revival hippie, baiser des meufs de 15 ans. Au moment où j'ai prononcé cette dernière phrase, la fille a laissé un blanc, pour voir si un rire allait arriver de chez elle ou de chez moi, mais finalement, là, la fille que j'avais retrouvé en juillet après beaucoup de recherches m'a dit "connard" et a quitté la salle.
Publié par
Miam
à
07:55
Libellés : adolescence, nana
mercredi 26 août 2009
le spectateur
Dans le public un type finit par se lever.
"- C'est quoi ces conneries? On a payé pour cette merde? Et vous appelez ça du théâtre? Quelle chiase!"
Le reste du public murmure puis une vague de chut commence et un type se lève pour rassoir le bavard. Une femme gueule alors "mais laissez, il fait partie de la pièce". Sa voisine doute. D'autres gens doutent. Le murmure gonfle pendant que le type joue mal l'indignation. "Casse toi alors, pauv'con" envoie un marseillais ou approchant, des gens rient, d'autres essaient de voir si la pièce continue et disent chut. Les acteurs sur scène jouent des choses sans intêret, visiblement le type du public fait partie de la troupe, un des acteur s'indigne en surjouant d'un coup sec: "Monsieur laissez nous faire notre travail" "Vous appelez ça un travail?" "Vous vous croyez capable de faire mieux?" et là le spectacteur vient sur scène à grands pas qui sonnent faux et il monte, il arrache le chapeau d'un acteur et se lance dans une tirade tout aussi mal jouée que le reste. Environ 60% des gens applaudissent mais à tout rompre. Ce spectacle est aussi décevant que prévu, en même temps on est dans un camping languedocien donc faut pas en demander trop.
Un résumé, un ramassé, un concentré
Je je je je, tout à l'air de tourner autour de moi dans ce bouquin mais absolument pas, bordel même. C'est un résume d'anecdotes plus ou moins possibles, y'en a des Thomas, des Arnaud des Matthieu et des Julien dans ce fatras, mais évidemment, aveugles que vous êtes vous en voyez rien. Beat the clock disent les Sparks dans ma stéréo, ils ont raison, je dois finir ce truc avant d'avoir faim et l'apétit vient en mangeant et, à part Hitler, la sagesse populaire nous a toujours donné le meilleur, il faut l'écouter coûte que coûte et accelerer la productivité. Alors je mets des je, j'enlève l'histoire, j'enlève les dialogues, j'enlève les cohérences, de toutes façons qui lit encore pour le contenu? Je ferais une belle couverture et un bon pitch: Le roman d'une génération sacrifiée/perdue/affamée. Incroyable témoignage d'un enfant du siècle, Des Colonels (titre non définitif) nous prend aux tripes/à la gorge/par les sentiments et nous emmène de l'autre côté de la vie, celui qu'on ne voit jamais dans les livres, celui des petits échecs quotidiens et des grandes désillusions. Dans un rythme éprouvant/rare/terriblement pop, Pipépop, l'auteur nous met face à face avec le monstre/le héros/le mythe absolu chié par l'ère des filles en pixels, de l'alcool productif et de la fin de l'histoire. Une claque/un livre/du temps perdu.
Publié par
Miam
à
17:00
Libellés : Des colonels, Résumé
Révolution de ma chatte
Les manifestants crient "Liberté, liberté et liberté" pendant que Julie essaie de négocier de la beuh à son dealer. Le gars est déjà défoncé parce que c'est les occupations de bâtiments c'est avant tout une histoire de défonce sans fin. L'adrénaline des CRS permet juste de reprendre ses esprits avant de re-attaquer la bibine. Je l'abandonne avec son zombie et m'approche de la camionette CGT, depuis toujours ma préférée. Les types boivent des grosses Kros sur fond de Raggaeton, le DJ est assis sur une chaise de jardin fixée avec des vis à l'arrière. Depuis que j'ai 14 ans je marche entouré de gens qui expliquent que tel ou tel gars est foutu parce que la jeunesse est dans la rue et/ou que tel ou tel ministre, ta réforme, si tu savais, ta réforme où on se la mets. Aucune hésitation, c'est la révolution, depuis au moins 40 ans c'est la révolution, une révolution qui aboutit à de la kronenbourg et des bédos. Ça coince à un moment. Julie me rejoint, elle a obtenu un bon prix en faisant croire au mec qu'elle viendrait occuper ce soir l'antichambre du bureau du président de l'université. Les gars sont en chien, les deux-trois nanas qui d'habitude sont oks pour baiser, cf. moral des troupes ont décidé de devenir de droite cf. balance du pouvoir. C'est la dêche, du coup, les dealeurs du mouvement sont prêts à diminuer leurs bénéfices pour qu'ensemble on tienne tous le coup. J'avais essayé, je lui dis à Julie, j'avais essayé de rejoindre des types qui voulaient pas faire que des manifs, des types qui voulaient attaquer les responsables directement, qui voulaient trouver des alternatives aux défilés Sean Paul/Chips. Mais à la deuxième réunion, j'ai pigé que ces bonhommes voulaient quand même que ça se sache qu'ils luttaient, qu'ils voulaient quand même choper une nana ou deux dans l'affaire, ou parler à une tribune, ce qui souvent exprime le même désir. J'avais des problèmes de chattes à l'époque mais je suis parti à la fin de la deuxième réunion en promettant que la prochaine fois je m'occuperai d'acheter le pack de Koenigsbier, juré les mecs, juré les camarades. J'ai appris qu'ils avaient fini par faire une manif non autorisée avec un peu de casse de magasins style Zara et MacDonald et que six d'entres eux avaient été en garde à vue. Du coup, ils se sont retirés de Facebook, pour pas être surveillés par les R.G., malins. Je regrette juste parce qu'ils ont fini par baiser des nanas du mouvement ces mecs alors que moi je m'étais rabattu sur les filles accaparées par leur carrière professionnelle. Julie se retourne vers moi et me demande ce qu'on fait après. J'ai entendu parler d'un vernissage je lui dis, une fille qui détourne les codes du porno pour parler de la condition féminine, y'aura du cul, du vin et des pizzas végétariennes gratos, ça va être sympa aussi.
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Libellés : activisme, bédo, chips, coming out, kro, révolution
mardi 25 août 2009
Pénis vs. révolution
Incroyable profusion de sens maintenant. Je parle à cette fille, une fois n'est pas coutume, et à force de blablater pour pas que mes dents se collent parce qu'on sait très bien ce qui se passe quand les dents se collent, je finis par développer un discours cohérent. Ma haine insensé contre la pensée libérale finit par s'ancrer dans quelque chose de profond, je parle en m'avançant sur la table et cette fille se tait. Et un type à notre droite écoute et quand sa nana revient des chiottes il lui fait signe de m'écouter. Je parle de Demolition Man et de Lacan, je cite Hegel et je commande une autre bière en montrant mon verre vide en un regard à la serveuse au pull rayé ; je sue un peu et je postillonne beaucoup. "La vraie question" je dis, "la vraie question c'est la construction de la nature libérale", deux minutes plus tard je dis "mais c'est ça qui fait le cœur d'une vraie pensée esthétique, la vraie question c'est le choix politique" et puis "la vraie question elle est linguistique" et puis je finis par rouler des pelles à cette fille et aujourd'hui ma page est blanche, mes mots dissyllabiques sauf celui-ci et j'ai une demi-érection de souvenir parce que cette fille était incroyablement roulée.
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08:00
Libellés : je hais les libéraux, nana, politique
Quartier ethnique
De toutes façons tout le quartier est mexicain ici, ça explique les trucs en papier mâché et cette odeur persistante de tacos.
samedi 8 août 2009
Tour de contrôle
Message à tous les aéronefs: "on rentre au bercail, maman a fait des pâtes". Le pilote se dit merde, il faut remettre la mission à demain c'est le code, c'est la crise. Le copilote écrit un bouquin sur la crise justement, il se dit chouette et rajoute les guillemets après: "". Trop conceptuel ce truc. J'ai mal au crâne. Les gens ne comprendront jamais. Le pilote, le copilote, les lecteurs et l'auteur sont heureux de vous convier au mariage de leurs enfants Mal de crâne et Disque rayé. Au fond pourquoi payer pour un disque s'il se bloque sur un segment d'une minute, je paierai une minute. Le pilote tourne, il vire de bord on dit, le copilote écrit une phrase dans son carnet, les passagers sont déboussolés, la musique tourne en rond, seulement six notes bordel, quand c'est qu'on avance.
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18:53
Libellés : Bisca., bizarre, Conceptuel, sympa
jeudi 9 juillet 2009
Je continuerais pas comme ça longtemps
Parce que je me crève la santé.
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10:27
Libellés : c'est vrai
mardi 7 juillet 2009
(Ré)volution
Après le début des émeutes j'ai senti qu'il y avait des nanas à se faire.
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07:59
Libellés : chatte, révolution
lundi 6 juillet 2009
Jeter des pierres sur des CRS
Ils avancent dans un tas de pixels jaunes et blancs et noirs pour les ombres. Ils sont jeunes et ils ont des batons et ils ont l'air concernés, y'a un peu des filles, y'a plutôt des garçons, après la manif, y'a toujours du sexe. Faire des choses risquées, voir du sang, courir, adrénaline, politique, acné, actes collectifs, à la fin, y'a toujours du sexe. Pas de service de sécurité en brassards, c'est illégal, les mouvements de gens respectent une certaine poésie, ça accélère sur les côtés ça avance et recule, se cache et tape du bâton sur le sol. Le brouhaha je l'ai déjà dans tous les films où une scène de bar bruyante est doublée, y'a des brahabrahabha et des clinks de verres et puis ils jettent des pierres sur des CRS.
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03:57
Libellés : manifestations, sexe
06.06.06.06.06
L'avion devait arriver mardi, il était à l'heure mais elle n'était pas là. Depuis, plus de nouvelles, mon téléphone ne sonne pas. Il sonne peu ces temps ci, mais c'est parce que c'est un nouveau numéro. Il est 9 heures du matin, le café est déjà froid sur la table, je le bois quand même, j'ai jamais eu de problèmes avec ça. C'est le café bouillant que je n'aime pas, surtout celui dans les gobelets en espèce de plastique avec le couvercle en une autre espèce de plastique. J'attends le coup de fil de la nana de France 2, je veux aller sur ce plateau expliquer une fois pour toute qu'il faut en finir avec ces gens qui nous cassent les couilles avec leur identité et l'envie qu'ils ont d'exprimer publiquement leur identité et qu'on respecte leur libres choix d'identités et vos gueules. Elle n'appelle pas. Elles n'appellent pas en général. Je suis un peu seul à Paris, je suis un peu seul à boire mon café froid dans cette rue pleine de chinois. Sympas les chinois. Je ne suis pas dans le treizième, je pensais que tous les chinois étaient dans le treizième, ça ne me gêne pas, je ne suis pas raciste, chinois ou pas, ce qui m'intéresse c'est les capacités des gens à être intéressants dans des repas. J'appelle une ancienne fille de ma classe pour lui dire que je pourrais pas la voir, elle ne répond pas. Elle n'appelle pas. Elles n'appellent jamais bordel.
J'hurle jusqu'à ce que j'ai mal
Dans les toilettes les noirs rient. Y'en a un qui a du faire une bonne blague. Je suis jaloux. Je ne ris pas. Je n'ai pas entendu la blague et je fais du caca avec mon cul. La nana est dans le magasin, elle achète des chips et des redbull pour la route. Je lui fais une blague et elle n'aime pas, elle fait la gueule, elle veut juste rentrer à Paris. Je suis triste, je pensais que l'âge aidant, nos rapports pouvaient être devenus plus funs mais non, cette nana est une collégienne dans un corps qui a à peine vieillit. Le voyage a été pénible depuis le sud, elle ne m'a presque pas adressé la parole et sa présence m'a empêché de hurler, ce que j'aime faire quand je roule seul. Mais elle m'achète quand même des paquets de chips. Incompréhensible. En fumant des cigarettes en silence, on se fait aborder par les noirs. Ils sont identiques à mille autres personnes, sympas sans plus. Mais la nana surjoue et fait le super pote en une cigarette. À la fin, je comprends qu'elle partira avec eux, ils vont à Paris aussi, j'espère qu'ils ne la baiseront pas, mais je la connais un peu depuis 800 kilomètres et je pense qu'ils baiseront et j'ai un peu les boules. Ma voix tremble quand je dis "c'est pas grave, je vais rentrer seul, de toutes façons je pense continuer jusqu'à Bruxelles alors oui, ça me gêne pas si tu montes avec eux, non non, ça me gêne pas". Au moins, j'ai une raison d'hurler en bagnole.
jeudi 25 juin 2009
Ado.fr parle d'homosexualité
Les grecs étaient tous pd et pourtant ils ont toujours eu des gosses.
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11:09
lundi 1 juin 2009
Mimie Mathy dans le rôle du burger
La fille travaille au macdo, je mets des lunettes noires pour pas qu'elle me reconnaisse et parce que je suis plus craquant en lunettes noires. Je viens acheter un burger je lui dis, putain c'est cher je réalise, je l'aime plus que j'ai envie de la baiser, les gens dans la queue attendent. Son travail est important pour elle. Dans la salle, mon ami arabe a faim et va se faire éclater la gueule, on le sait parce que c'est dans une sorte de script de la vie de la scène de ce film. La violence vient de la frustration amoureuse mais grâce à du piano tout s'arrange, c'est fairplay le piano. C'est la scène clé du film, ça pleure mais c'est beau, c'est beau de regretter puis de pleurer et de refaire confiance à nouveau, en plus précaire. C'est un film sur les nouveaux pauvres.
dimanche 31 mai 2009
vendredi 29 mai 2009
Les gens
Je dois aller dormir, demain j'ai un mariage, emmerdant, j'ai encore des choses qui me parlent hors de ma tête et qui bougent et des fois je leur réponds, je gueule "arrête de bouger" et les gens à côté de moi dans le métro, ils font pas gaffe, sauf les touristes et les provinciaux qui s'éloignent ou tournent la tête. J'avais montré à mon ami Grégory qu'hurler "pénis" en public était moins risqué que de le dire à la télévision, c'est parce que les gens sont des lâches et qu'ils préfèrent se plaindre plutôt que mettre des mandales. Je le sais, je suis un gens.
Rouler
Roule roule roule à croire que j'oublie par moments que j'écris que des livres sur le départ, je suis un pack promotionnel pour Michelin guide et pneus, vroum, je roule je roule je roule, parfois seul, parfois accompagné, j'aime pas les gars passagers parce que je roule intime, je suis qu'avec des nanas, on roule on roule et on se parle et on se regarde plus qu'en chiens de faïence et des fois j'ai des absences et j'ai envie de sexe et des fois je ne peux pas, c'est la vie, alors j'accélère, j'ai cinq morceaux sur lesquels je pourrais crever en roulant mais il m'en manque toujours un quand j'y pense à froid. Deutschland to Italia, Gut Feeling, Sleep Deprivation et L'amour et la violence mais en fait pour lui je doute, je pense que je pourrais crever dessus mais pas forcément en roulant, faudra que j'essaie, le cinquième lui, pfiout, j'en sais que d'chi. Après je m'arrête parce que je meurs pas et la fille quand y'en a une, ben j'ai toujours envie d'elle, peut être que c'est juste les vibrations de la bagnole, faudra que je fasse des tests, un bon prétexte pour rouler encore.
Un enfer tu dis?
Un enfer pour trouver un câble de batterie.
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17:40
Libellés : Batterie Batteroe
Salopard d'éditeur
J'ai eu mon éditeur, il est énervé, il veut pas de ce passage où la fille est mineure et où le personnage secondaire lui dit que dans la bouche c'est pas condamnable. Je lui dis que j'ai consulté une amie avocate avant d'écrire ça, je fais gaffe à mes sources. Il me dit qu'il s'en fout et que de toutes façons dans une phrase j'écris que "les filles de quinze ans ont les cuisses tellement fermes que ça fait tac tac et pas ploc ploc". Mais c'est vrai merde je lui gueule à mon éditeur et non, je n'ai consulté aucune amie pour savoir ça, c'est juste l'expérience qui parle. Je crois qu'il a peur pour sa fille en fait, je lui dis. Il raccroche. Puis rappelle en me disant de virer ce putain de passage gratuit. Je refuse, ce passage c'est une merveille, mon personnage secondaire sert juste pour ça, il galère toute la première partie du truc avant de rencontrer cette fille, quinze ans mais plus vierge depuis Mathusalem et il apprend le cul avec elle. Une nuit et hop il devient un roi des nichons. Après elle il va toujours vers du sexe plus extrême jusqu'à disparaitre sous des culs pendant un mois avant de devenir bisexuel puis de se barrer en Asie ou il finira par se faire décapiter au moment de l'orgasme (il avait mal compris une histoire de nazi sadique). Sans la mineure, je perds mon déclic. Prends une femme de quarante ans qu'il me dit mon éditeur, c'est l'âge du cul. Trop pas bordel, quarante ans c'est moche. Vire ce passage ou je te vire, ou enlève l'âge, met "jeune". Non, quinze ans, rien d'autre et fais pas de chantage, putain j'ai fini ce bouquin plus vite juste pour toi. Et le fric. Et ton fric, je change rien, vit avec, et jamais, jamais j'écrirai qu'une femme peut rivaliser avec une fille au lit. Je veux bien que tu me traites de connard, mais touche pas à ma prose, gros salopard.
Elle ne porte plus de couches culottes
"- Là elle dit Je me sens comme dans une boîte et il répond Mais on est dans une boîte et elle répond Non mais pas ce type de boîte, une vrai boîte, en carton quoi
- Tes dialogues sont de plus en plus nuls mec, tu veux pas juste faire le business?
- C'est pas parce que t'aimes pas que c'est nul et puis c'est pas fini, la blague marche qu'avec la répétition
- C'est nul.
- T'as mieux?
- On pourrait pas juste faire une ellipse, genre il la voit et paf on passe au moment où il la baise?
- Mais on comprendrait pas qu'elle est cruche
- Bah si ce type la baise direct, ou il peut lui montrer les chiottes et paf il la baise
- Mais c'est pas une pute, juste une cruche
- Une fille qui baise dans les chiottes avec un inconnu est une pute? T'as déjà baisé dans des chiottes?
- Non, toi oui c'est ça et comme toi t'es pas une pute, les filles qui se font baiser en un clin d'oeil dans des chiottes sont pas des putes? C'est ça l'idée?
- J'aurais tellement aimé baiser plus dans des chiottes. Y'a un truc qui me manque pour ça, je sais pas quoi, c'est comme si ce type de filles qui serait ok pour baiser gratis ou mieux, sucer gratis dans des chiottes m'était interdit.
- C'est triste pour toi je suppose. En tout cas pas moyen qu'il cligne de l'œil et qu'il la baise. Et puis le décor de la boîte et les figurants vont coûter un max alors il va pas juste la voir au loin et la baiser dans un autre décor.
- On enlève la boite, les boites c'est toujours nul dans les trucs français, à croire que personne n'est jamais allé dans un club.
- Et où il la croise alors?
- Ou sinon on va dans une vraie boîte mais avec steady cam, un truc crado, il la voit, il danse, il laisse un gars lui bourrer la gueule un peu puis il se lance et il parle mais la caméra reste loin. 30 secondes, emballé c'est pesé et on les retrouve dehors où le type lui explique que ça craignait et qu'il va l'emmener autre part et ensuite dans le taxi il lui propose mieux, la fête d'un ami puis il s'arrête acheter du champagne dans une épicerie et il ouvre la bouteille et il fait un détour pour boire et la perdre et puis il lui dit qu'il en a une autre chez lui et la fille est cruche et saoule et puis il est beau gosse alors elle dit ok et paf il la baise.
- T'as déjà chopé comme ça?
- Non putain, pourquoi j'ai jamais eu des filles faciles fortes en cul? Par moment j'ai l'impression que ma vie passée est un échec et que, par la force des choses, ce que je fais aujourd'hui devient échec pour demain.
- Ok, je vais chercher de la bière, on s'y remet après"
J'oublierai pas le vin
Oublie pas le sel, oublie pas de couper les tomates très fine, ail et oignon caramélisés et pas brulés, fais attention, oublie pas que j'aime pas la coriandre, oublie pas de mettre les beaux couverts, t'as appelé Julien? T'as oublié? Pense aux pommes, oublie pas de couper le pain juste avant de servir, sinon il sèche, X et Y arriveront en retard, met pas ça à cuire maintenant, oublie pas d'acheter du vin avant que ça ferme, parce que ça ferme tôt, oublie pas que tu m'aimes, oublie pas: caramélisé, pas cramé.
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Libellés : oublie pas
C'est une passagère
Elle reste assise à côté de moi et trifouille de temps en temps la cassette reliée à l'Ipod. ça fout des schtrut dans la sono et je suis obligé de l'engueuler. Elle répond toujours qu'elle sait pas quand je lui demande pourquoi bon dieu elle touche toujours à tout. Elle repart dans sa réflexion, et ensuite, elle me revient en me demandant des trucs très pertinents que j'oublie toujours ou en critiquant ma conduite. Mais merde, elle a pas le permis, et dès que je réfléchis à ce que je vais lui répondre, elle m'écoute plus vraiment, elle cherche autre chose à me dire dans son sac à main. Quand on sort de la bagnole, elle s'accroche à moi et me dis qu'elle m'aime, puis des fois elle me demande en chuchotant si elle est la femme de ma vie. ça me met tout chose mais je fais l'homme et je lui dis qu'on verra ça dans deux semaines à la fin du voyage. Elle a l'air de prendre ça comme une réponse super positive parce qu'elle fond dans mes bras juste après. Ensuite on prend des petits déjeuners classiques avec deux œufs jambon bacon puis du pain noir et des fois du jus d'orange.
Nana et homosexualité
Je suis partagé entre ces deux nanas. La mieux est loin et je pense qu'elle m'oubliera. Le deuxième choix est là, dans mes bras, mais elle a des sortes de maladies mentales et un passé dégueulasse qui me fera la haïr à chaque fois que je la verrais à poil. Un de mes amis, un juif sympa, avait une situation comme ça à peu près. Il a tranché en faveur de la loin et finalement c'est auprès d'elle qu'il s'est rendu compte qu'il était homosexuel (une affaire de doigt dans le cul qui se généralise). Ça fait peur cette histoire. Je pense que je vais en prendre aucune des deux, c'est ce que m'a conseillé l'homo, parce que lui, cette affaire lui a bousillé la vie. Parce que l'homosexualité, bon, on dit toujours qu'on est ok avec mais sans rire, personne n'a envie que ça lui arrive vraiment. Lui par exemple, il continue à draguer des meufs mais il peut plus les baiser, sauf si elles le baisent aussi et encore, ça demande à avoir des filles qui acceptent de garder leur chatte immaculée et le reste maculé. Et puis pas question qu'il aille voir des messieurs! Parce que c'est comme ça. Je connaissais aussi un type, un type 20/20 d'ailleurs qui lui était ok pour baiser du bonhomme mais qui concevait absolument pas la tendresse entre gars, sur le principe que bon dieu, on n'est pas des gonzesses ou des tapettes. Ce type était cool mais malheureusement il n'a existé que dans ma tête. Je pense prendre la nana loin de toutes façons, elle est plus caline et ça j'en ai bien besoin.
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Miam
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Libellés : Confidence pour confidence
lundi 18 mai 2009
Elle ne conduit pas
Dans ses yeux pétille une sorte de vie qui me donne envie de rester qu'avec elle. Elle est plus châtain que blonde et ses yeux sont plus bleus que verts, les couleurs de toutes façons sont fascinantes. Parce qu'au fond le bleu ou le vert ne s'expliquent pas, c'est des codes culturels mes salauds, il n'y a pas d'esprit de vert ou de rouge et les mecs qui disent le contraire ne sont que des connards et des enfants de putain. Le vert s'apprend, et c'est magique comme ça. Je suis persuadé que les différences de limites du vert entre moi et elle sont énormes, des fois je lui parle de ce gris et elle me répond de ce bleu, je pense que c'est ça le vrai ciment de notre relation. Pour le reste on coordonne sans discussion jusqu'à nos envies de limonade et on s'endort doucement après l'amour en parlant de reprendre la route.
dimanche 17 mai 2009
Le prix du parpaing
Kiloutou c'est sur la nationale, je vais louer une bétonneuse et je fais murer les fenêtres ou faire un mur autour de la maison, je sais pas encore, ça va dépendre du prix du parpaing, et ça, le prix du parpaing, j'y connais rien.
Tête rouge
Ahah je m'en fous, si tu me quittes je me tuerais, je sauterais d'un pont très haut, comme le Viaduc de Millau qui culmine à 270 mètres, je me suis renseigné. Et j'hurlerai que t'es qu'une pute, j'aurais le temps vu la chute et en tombat j'exploserai en petits morceaux qui écraseront le camping d'en bas et ma tête atterira sur les sardines d'un couple de retraité de Salzbourg et le reste sur les Ford Taunus des fanatiques de ponts. Et les touristes diraient que j'ai gâché leurs vacances mais en fait ce serait toi qui aurait gâché leurs vacances et ils le comprendraient et ils décideraient de camper dans ton jardin pour te punir et c'est ça que tu veux toi des allemands et des hollandais grassouillets dans ton jardin? Ils feraient griller des sardines en jouant mal aux boules et en buvant du rosé dégueulasse et de la grosse bière trés fort. C'est ça que tu veux? Et les allemans mettraient ma tête cramée sur une pique en face de ta fenêtre pour que tu te rappelles que déconner avec les vacances de descendants de Menguele c'est vraiment une idée à la con.
Je m'en fous de toutes façons, si tu m'appelles plus, t'es rien pour moi, ahah, t'es rien! Mais si tu m'appelle plus, je retiendrais ma respiration comme Pépé, le fils de Soupalognon y crouton olé! dans Astérix en Hispanie et puis si je meurs ça sera sur ta conscience ça t'apprendra à être une salope à coucher à droite à gauche pour un oui ou pour un non et à pas m'appeler quand on doit s'appeler. Et ma tête explosera, d'abord les petits vaisseaux, plip plop et après tout le cerveau, ça fera mort cérébrale et y'aura une enquête et le commissaire te soupçonnera en premier parce qu'il aura l'habitude des crimes passionnels et il appelera son contact à la Dépêche du midi et le mec fera un gros titre du style "Assassinat cérébral: la fiancée n'appelera plus jamais" et on retrouvera ma tête toute rouge sur la moquette et la flaque de sang sera en forme de coeur et le commissaire allumera sa pipe en disant "voilà une affaire réglée" et tu finiras en prison à devoir coucher avec tes compagnes de cellules qui seront grosses et membres de gang latinos et tu devras exprimer ta peur en espagnol et ça les fera bien marrer les grosses chicanas que t'aie peur, toi, alors que tu m'auras tué cérébralement, même que le mec de la Dépêche aura eu le Pulitzer pour la façon avec laquelle il avait rendus les détails et les raisons profondes de mon assassinat.
Ahah, tu m'appelles toujours pas alors que tu m'avais bien dit "je t'appelle demain sans faute" et je t'avais fait répéter le "sans faute" une fois pour être sûr et une autre fois en faisant comme si c'était une blague alors que c'était pour être encore plus sûr. Mais non, le téléphone sonne pas. Alors je m'en fous tu sais, t'es pas la seule fille du monde, y'en a plein des prostituées, et puis j'ai encore mon livret jeune plein, j'y ai jamais touché, 1900 euros et quelques y'a dessus, mon papi m'avait donné 1500 pour m'acheter une bagnole mais je vais plutôt prendre tout cet argent pour coucher avec des putes jusqu'à ce que j'ai le SIDA et après j'irais au Sidaction et je t'accuserais toi de me l'avoir refilé et Clémentine Célarié me roulera une pelle et lancera une intifada contre toi et des tas de gens viendront te buter et t'auras plus qu'à fuir, faudra que tu courres et que tu te caches et tu finiras pas aller dans les pays de l'est et là laisse moi te dire que tu vas comprendre ce que c'est l'Europe et des types te prostitueront de force et tu seras dans le doute sur ton SIDA et ils t'enverront tapiner à Antibes et là une meuf te reconnaitra parce qu'elle sera une fan de Clémentine Célarié et elle appellera son mac qui te fera la tête au carré, il va te chauffer les oreilles ça je peux te le garantir et ce sera un monde de souffrance qu'au fond je te souhaite pas mais tu m'appelles pas alors que tu l'avais dit pourtant, putain, tu l'avais dit "sûr" au moins trois fois. Tu l'avais dit.
Et puis rien à battre si tu m'appelles pas, je vais venir te voir à la boutique, peut être que c'est parce que t'as mal noté mon numéro, ce sont des choses qui arrivent et j'aimerais pas m'emballer pour rien, c'est pas mon caractère, je suis un garçon calme, j'ai une majorité de sang indien, pas peau rouge, indien d'Inde dans les veines et les indiens ont inventé le yoga alors tu vois, je sais rester cool.
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Miam
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10:03
Libellés : Europe, Inde, Tête Rouge
mercredi 13 mai 2009
La vaisselle
La vaisselle à la limite vaut mieux la faire au fur et à mesure, sinon on a tôt fait d'être débordé et alors c'est la merde.
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Miam
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14:29
Libellés : Tony Vairelles, vaisselle
Message du 7 avril
Ouais Jérémy, c'est Sylvain Martet, pas le vrai, l'homonyme, je pourrais pas venir au barbecue ce soir parce qu'il faut encore que j'aille rejoindre l'autre meuf je ne sais où là alors que je pourrais être peinard à glander à la lune tout ça sous le prétexte que c'est elle qui me nourrit avec son gros chèque de salaire que lui donne son patron italien ce qui me gonfle. Donc on se voit une autre fois. Désolé pour la syntaxe de ce message, je suis mauvais sur les répondeurs. Tchao.
lundi 4 mai 2009
vendredi 1 mai 2009
Mario 3
On arrive pas à finir Mario 3 ce jeu est comme sans fin parce que chaque fois qu'on gagne on passe dans un tunnel et après on est emmerdés parce que ça continue derrière le tunnel. J'essaie d'expliquer aux autres ma théorie sur les fantômes qui sont dans les châteaux et les bateaux mais personne ne m'écoute. Finalement je la raconte à Julie qui se marre parce qu'elle est bon public et que j'ajoute que j'ai encore rêvé qu'on baisait. Je pense que Mario est plein de petits trucs vraiment bien pensés et vraiment très fin mais que l'idée générale c'est de prendre du fun sale dessus. Je dis ça à Julie qui me regarde d'une façon vraiment dégueu. Elle me demande si je veux aller regarder un film chez elle. Je sais qu'on va baiser, l'expérience m'a prouvé que la grande majorité des filles n'en ont rien à foutre des films, elles veulent qu'on se colle tout le temps, elles arrêtent pas de vouloir du sexe.
