mercredi 16 septembre 2009
Scénario
À dix heures et demi, au bureau, on a eu une discussion avec les autres types qui doivent écrire le script, la vraie question n'était pas tant la surface que la trame idéologique du héros. Je voulais un révolutionnaire républicain, Baptiste ne voyait pas pourquoi on devait s'intéresser à ça, les deux Thibault penchaient pour un mec de droite notariale, conservateur mais sympa et Anna voulait un libéral, presque libertaire:
jeudi 10 septembre 2009
dimanche 30 août 2009
Poésie numéro deux mille
Coincé dans cette lecture publique et collective de la revue Po(é)sieVingtetUnième, j'écoute un type qui s'appelle Luc:
"Arrache toi de là au plus criss,
au plus pressé,
bouge tes grosses fesses celluliteuses de notre parc.
T'es pas des nôtres,
ta barbe dénote
d'un esprit criminel, qui es tu?"
Je quitte Paris bientôt, du coup je fais l'auteur jusqu'au bout. Une seule fille est potable dan
Puis on parle de francophonie. J'essaie de gratter des mini-pizzas et des trucs de rillettes mais c'est coton parce que Luc m'accroche la jambe.
"T'as detesté hein? J'ai vu que t'as détesté, ta fausse indifférence, tes regards dans le vide... Mais je peux comprendre, j'aime provoquer ce genre de (ré)action, j'aime (pro)voquer. Inciter à l'attaque c'est ma vie, provoquer c'est faire naître, c'est Vocare, appeler, et c'est Pro, devant, c'est faire venir, c'est l'action, le faire, la poïésis presque, ma poésie. Je l'ai bien vu que ça t'as touché, je travaille que sur ça, en (dé)faisant l'imaginaire pop que je (re)(com)pose, que je dé(com)pose. J'ai vu que ça t'as troublé et je vois que ça te trouble encore, et ça, ça, connaissant bien ton travail, ça me rassure. Parce que c'est une piste.
- Groumpch Fronch ouais ouais surement ouais groumpf crounch"
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20:18
Libellés : Blabla, bouffe gratuite, poésie
jeudi 27 août 2009
Copain d'avant
En juillet j'ai retrouvé, après beaucoup de recherches, une fille qui voulait sortir avec moi en cinquième et que j'avais giflé ne sachant pas comment je devais réagir. Elle est devenue intelligente et a un joli boule même si je me méfie de son jean un poil trop taille haute à mon goût. On a longuement discuté de l'échec relatif de notre jeunesse, on détestait tous les deux cette idée d'un temps pour la déconne et le sexe facile, on était obsédés par la façon de prolonger l'adolescence jusqu'à la mort, au point de ne jamais en vivre les parties sexuellement cools. J'ai jamais pu et je pourrais plus jamais, sauf revival hippie, baiser des meufs de 15 ans. Au moment où j'ai prononcé cette dernière phrase, la fille a laissé un blanc, pour voir si un rire allait arriver de chez elle ou de chez moi, mais finalement, là, la fille que j'avais retrouvé en juillet après beaucoup de recherches m'a dit "connard" et a quitté la salle.
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Miam
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07:55
Libellés : adolescence, nana
mercredi 26 août 2009
le spectateur
Dans le public un type finit par se lever.
"- C'est quoi ces conneries? On a payé pour cette merde? Et vous appelez ça du théâtre? Quelle chiase!"
Le reste du public murmure puis une vague de chut commence et un type se lève pour rassoir le bavard. Une femme gueule alors "mais laissez, il fait partie de la pièce". Sa voisine doute. D'autres gens doutent. Le murmure gonfle pendant que le type joue mal l'indignation. "Casse toi alors, pauv'con" envoie un marseillais ou approchant, des gens rient, d'autres essaient de voir si la pièce continue et disent chut. Les acteurs sur scène jouent des choses sans intêret, visiblement le type du public fait partie de la troupe, un des acteur s'indigne en surjouant d'un coup sec: "Monsieur laissez nous faire notre travail" "Vous appelez ça un travail?" "Vous vous croyez capable de faire mieux?" et là le spectacteur vient sur scène à grands pas qui sonnent faux et il monte, il arrache le chapeau d'un acteur et se lance dans une tirade tout aussi mal jouée que le reste. Environ 60% des gens applaudissent mais à tout rompre. Ce spectacle est aussi décevant que prévu, en même temps on est dans un camping languedocien donc faut pas en demander trop.
Un résumé, un ramassé, un concentré
Je je je je, tout à l'air de tourner autour de moi dans ce bouquin mais absolument pas, bordel même. C'est un résume d'anecdotes plus ou moins possibles, y'en a des Thomas, des Arnaud des Matthieu et des Julien dans ce fatras, mais évidemment, aveugles que vous êtes vous en voyez rien. Beat the clock disent les Sparks dans ma stéréo, ils ont raison, je dois finir ce truc avant d'avoir faim et l'apétit vient en mangeant et, à part Hitler, la sagesse populaire nous a toujours donné le meilleur, il faut l'écouter coûte que coûte et accelerer la productivité. Alors je mets des je, j'enlève l'histoire, j'enlève les dialogues, j'enlève les cohérences, de toutes façons qui lit encore pour le contenu? Je ferais une belle couverture et un bon pitch: Le roman d'une génération sacrifiée/perdue/affamée. Incroyable témoignage d'un enfant du siècle, Des Colonels (titre non définitif) nous prend aux tripes/à la gorge/par les sentiments et nous emmène de l'autre côté de la vie, celui qu'on ne voit jamais dans les livres, celui des petits échecs quotidiens et des grandes désillusions. Dans un rythme éprouvant/rare/terriblement pop, Pipépop, l'auteur nous met face à face avec le monstre/le héros/le mythe absolu chié par l'ère des filles en pixels, de l'alcool productif et de la fin de l'histoire. Une claque/un livre/du temps perdu.
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17:00
Libellés : Des colonels, Résumé
Révolution de ma chatte
Les manifestants crient "Liberté, liberté et liberté" pendant que Julie essaie de négocier de la beuh à son dealer. Le gars est déjà défoncé parce que c'est les occupations de bâtiments c'est avant tout une histoire de défonce sans fin. L'adrénaline des CRS permet juste de reprendre ses esprits avant de re-attaquer la bibine. Je l'abandonne avec son zombie et m'approche de la camionette CGT, depuis toujours ma préférée. Les types boivent des grosses Kros sur fond de Raggaeton, le DJ est assis sur une chaise de jardin fixée avec des vis à l'arrière. Depuis que j'ai 14 ans je marche entouré de gens qui expliquent que tel ou tel gars est foutu parce que la jeunesse est dans la rue et/ou que tel ou tel ministre, ta réforme, si tu savais, ta réforme où on se la mets. Aucune hésitation, c'est la révolution, depuis au moins 40 ans c'est la révolution, une révolution qui aboutit à de la kronenbourg et des bédos. Ça coince à un moment. Julie me rejoint, elle a obtenu un bon prix en faisant croire au mec qu'elle viendrait occuper ce soir l'antichambre du bureau du président de l'université. Les gars sont en chien, les deux-trois nanas qui d'habitude sont oks pour baiser, cf. moral des troupes ont décidé de devenir de droite cf. balance du pouvoir. C'est la dêche, du coup, les dealeurs du mouvement sont prêts à diminuer leurs bénéfices pour qu'ensemble on tienne tous le coup. J'avais essayé, je lui dis à Julie, j'avais essayé de rejoindre des types qui voulaient pas faire que des manifs, des types qui voulaient attaquer les responsables directement, qui voulaient trouver des alternatives aux défilés Sean Paul/Chips. Mais à la deuxième réunion, j'ai pigé que ces bonhommes voulaient quand même que ça se sache qu'ils luttaient, qu'ils voulaient quand même choper une nana ou deux dans l'affaire, ou parler à une tribune, ce qui souvent exprime le même désir. J'avais des problèmes de chattes à l'époque mais je suis parti à la fin de la deuxième réunion en promettant que la prochaine fois je m'occuperai d'acheter le pack de Koenigsbier, juré les mecs, juré les camarades. J'ai appris qu'ils avaient fini par faire une manif non autorisée avec un peu de casse de magasins style Zara et MacDonald et que six d'entres eux avaient été en garde à vue. Du coup, ils se sont retirés de Facebook, pour pas être surveillés par les R.G., malins. Je regrette juste parce qu'ils ont fini par baiser des nanas du mouvement ces mecs alors que moi je m'étais rabattu sur les filles accaparées par leur carrière professionnelle. Julie se retourne vers moi et me demande ce qu'on fait après. J'ai entendu parler d'un vernissage je lui dis, une fille qui détourne les codes du porno pour parler de la condition féminine, y'aura du cul, du vin et des pizzas végétariennes gratos, ça va être sympa aussi.
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16:20
Libellés : activisme, bédo, chips, coming out, kro, révolution
mardi 25 août 2009
Pénis vs. révolution
Incroyable profusion de sens maintenant. Je parle à cette fille, une fois n'est pas coutume, et à force de blablater pour pas que mes dents se collent parce qu'on sait très bien ce qui se passe quand les dents se collent, je finis par développer un discours cohérent. Ma haine insensé contre la pensée libérale finit par s'ancrer dans quelque chose de profond, je parle en m'avançant sur la table et cette fille se tait. Et un type à notre droite écoute et quand sa nana revient des chiottes il lui fait signe de m'écouter. Je parle de Demolition Man et de Lacan, je cite Hegel et je commande une autre bière en montrant mon verre vide en un regard à la serveuse au pull rayé ; je sue un peu et je postillonne beaucoup. "La vraie question" je dis, "la vraie question c'est la construction de la nature libérale", deux minutes plus tard je dis "mais c'est ça qui fait le cœur d'une vraie pensée esthétique, la vraie question c'est le choix politique" et puis "la vraie question elle est linguistique" et puis je finis par rouler des pelles à cette fille et aujourd'hui ma page est blanche, mes mots dissyllabiques sauf celui-ci et j'ai une demi-érection de souvenir parce que cette fille était incroyablement roulée.
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08:00
Libellés : je hais les libéraux, nana, politique
Quartier ethnique
De toutes façons tout le quartier est mexicain ici, ça explique les trucs en papier mâché et cette odeur persistante de tacos.
samedi 8 août 2009
Tour de contrôle
Message à tous les aéronefs: "on rentre au bercail, maman a fait des pâtes". Le pilote se dit merde, il faut remettre la mission à demain c'est le code, c'est la crise. Le copilote écrit un bouquin sur la crise justement, il se dit chouette et rajoute les guillemets après: "". Trop conceptuel ce truc. J'ai mal au crâne. Les gens ne comprendront jamais. Le pilote, le copilote, les lecteurs et l'auteur sont heureux de vous convier au mariage de leurs enfants Mal de crâne et Disque rayé. Au fond pourquoi payer pour un disque s'il se bloque sur un segment d'une minute, je paierai une minute. Le pilote tourne, il vire de bord on dit, le copilote écrit une phrase dans son carnet, les passagers sont déboussolés, la musique tourne en rond, seulement six notes bordel, quand c'est qu'on avance.
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18:53
Libellés : Bisca., bizarre, Conceptuel, sympa
jeudi 9 juillet 2009
Je continuerais pas comme ça longtemps
Parce que je me crève la santé.
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10:27
Libellés : c'est vrai
mardi 7 juillet 2009
(Ré)volution
Après le début des émeutes j'ai senti qu'il y avait des nanas à se faire.
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07:59
Libellés : chatte, révolution
lundi 6 juillet 2009
Jeter des pierres sur des CRS
Ils avancent dans un tas de pixels jaunes et blancs et noirs pour les ombres. Ils sont jeunes et ils ont des batons et ils ont l'air concernés, y'a un peu des filles, y'a plutôt des garçons, après la manif, y'a toujours du sexe. Faire des choses risquées, voir du sang, courir, adrénaline, politique, acné, actes collectifs, à la fin, y'a toujours du sexe. Pas de service de sécurité en brassards, c'est illégal, les mouvements de gens respectent une certaine poésie, ça accélère sur les côtés ça avance et recule, se cache et tape du bâton sur le sol. Le brouhaha je l'ai déjà dans tous les films où une scène de bar bruyante est doublée, y'a des brahabrahabha et des clinks de verres et puis ils jettent des pierres sur des CRS.
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03:57
Libellés : manifestations, sexe
06.06.06.06.06
L'avion devait arriver mardi, il était à l'heure mais elle n'était pas là. Depuis, plus de nouvelles, mon téléphone ne sonne pas. Il sonne peu ces temps ci, mais c'est parce que c'est un nouveau numéro. Il est 9 heures du matin, le café est déjà froid sur la table, je le bois quand même, j'ai jamais eu de problèmes avec ça. C'est le café bouillant que je n'aime pas, surtout celui dans les gobelets en espèce de plastique avec le couvercle en une autre espèce de plastique. J'attends le coup de fil de la nana de France 2, je veux aller sur ce plateau expliquer une fois pour toute qu'il faut en finir avec ces gens qui nous cassent les couilles avec leur identité et l'envie qu'ils ont d'exprimer publiquement leur identité et qu'on respecte leur libres choix d'identités et vos gueules. Elle n'appelle pas. Elles n'appellent pas en général. Je suis un peu seul à Paris, je suis un peu seul à boire mon café froid dans cette rue pleine de chinois. Sympas les chinois. Je ne suis pas dans le treizième, je pensais que tous les chinois étaient dans le treizième, ça ne me gêne pas, je ne suis pas raciste, chinois ou pas, ce qui m'intéresse c'est les capacités des gens à être intéressants dans des repas. J'appelle une ancienne fille de ma classe pour lui dire que je pourrais pas la voir, elle ne répond pas. Elle n'appelle pas. Elles n'appellent jamais bordel.
J'hurle jusqu'à ce que j'ai mal
Dans les toilettes les noirs rient. Y'en a un qui a du faire une bonne blague. Je suis jaloux. Je ne ris pas. Je n'ai pas entendu la blague et je fais du caca avec mon cul. La nana est dans le magasin, elle achète des chips et des redbull pour la route. Je lui fais une blague et elle n'aime pas, elle fait la gueule, elle veut juste rentrer à Paris. Je suis triste, je pensais que l'âge aidant, nos rapports pouvaient être devenus plus funs mais non, cette nana est une collégienne dans un corps qui a à peine vieillit. Le voyage a été pénible depuis le sud, elle ne m'a presque pas adressé la parole et sa présence m'a empêché de hurler, ce que j'aime faire quand je roule seul. Mais elle m'achète quand même des paquets de chips. Incompréhensible. En fumant des cigarettes en silence, on se fait aborder par les noirs. Ils sont identiques à mille autres personnes, sympas sans plus. Mais la nana surjoue et fait le super pote en une cigarette. À la fin, je comprends qu'elle partira avec eux, ils vont à Paris aussi, j'espère qu'ils ne la baiseront pas, mais je la connais un peu depuis 800 kilomètres et je pense qu'ils baiseront et j'ai un peu les boules. Ma voix tremble quand je dis "c'est pas grave, je vais rentrer seul, de toutes façons je pense continuer jusqu'à Bruxelles alors oui, ça me gêne pas si tu montes avec eux, non non, ça me gêne pas". Au moins, j'ai une raison d'hurler en bagnole.
jeudi 25 juin 2009
Ado.fr parle d'homosexualité
Les grecs étaient tous pd et pourtant ils ont toujours eu des gosses.
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Miam
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11:09
lundi 1 juin 2009
Mimie Mathy dans le rôle du burger
La fille travaille au macdo, je mets des lunettes noires pour pas qu'elle me reconnaisse et parce que je suis plus craquant en lunettes noires. Je viens acheter un burger je lui dis, putain c'est cher je réalise, je l'aime plus que j'ai envie de la baiser, les gens dans la queue attendent. Son travail est important pour elle. Dans la salle, mon ami arabe a faim et va se faire éclater la gueule, on le sait parce que c'est dans une sorte de script de la vie de la scène de ce film. La violence vient de la frustration amoureuse mais grâce à du piano tout s'arrange, c'est fairplay le piano. C'est la scène clé du film, ça pleure mais c'est beau, c'est beau de regretter puis de pleurer et de refaire confiance à nouveau, en plus précaire. C'est un film sur les nouveaux pauvres.
dimanche 31 mai 2009
vendredi 29 mai 2009
Les gens
Je dois aller dormir, demain j'ai un mariage, emmerdant, j'ai encore des choses qui me parlent hors de ma tête et qui bougent et des fois je leur réponds, je gueule "arrête de bouger" et les gens à côté de moi dans le métro, ils font pas gaffe, sauf les touristes et les provinciaux qui s'éloignent ou tournent la tête. J'avais montré à mon ami Grégory qu'hurler "pénis" en public était moins risqué que de le dire à la télévision, c'est parce que les gens sont des lâches et qu'ils préfèrent se plaindre plutôt que mettre des mandales. Je le sais, je suis un gens.
Rouler
Roule roule roule à croire que j'oublie par moments que j'écris que des livres sur le départ, je suis un pack promotionnel pour Michelin guide et pneus, vroum, je roule je roule je roule, parfois seul, parfois accompagné, j'aime pas les gars passagers parce que je roule intime, je suis qu'avec des nanas, on roule on roule et on se parle et on se regarde plus qu'en chiens de faïence et des fois j'ai des absences et j'ai envie de sexe et des fois je ne peux pas, c'est la vie, alors j'accélère, j'ai cinq morceaux sur lesquels je pourrais crever en roulant mais il m'en manque toujours un quand j'y pense à froid. Deutschland to Italia, Gut Feeling, Sleep Deprivation et L'amour et la violence mais en fait pour lui je doute, je pense que je pourrais crever dessus mais pas forcément en roulant, faudra que j'essaie, le cinquième lui, pfiout, j'en sais que d'chi. Après je m'arrête parce que je meurs pas et la fille quand y'en a une, ben j'ai toujours envie d'elle, peut être que c'est juste les vibrations de la bagnole, faudra que je fasse des tests, un bon prétexte pour rouler encore.
Un enfer tu dis?
Un enfer pour trouver un câble de batterie.
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Miam
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17:40
Libellés : Batterie Batteroe
Salopard d'éditeur
J'ai eu mon éditeur, il est énervé, il veut pas de ce passage où la fille est mineure et où le personnage secondaire lui dit que dans la bouche c'est pas condamnable. Je lui dis que j'ai consulté une amie avocate avant d'écrire ça, je fais gaffe à mes sources. Il me dit qu'il s'en fout et que de toutes façons dans une phrase j'écris que "les filles de quinze ans ont les cuisses tellement fermes que ça fait tac tac et pas ploc ploc". Mais c'est vrai merde je lui gueule à mon éditeur et non, je n'ai consulté aucune amie pour savoir ça, c'est juste l'expérience qui parle. Je crois qu'il a peur pour sa fille en fait, je lui dis. Il raccroche. Puis rappelle en me disant de virer ce putain de passage gratuit. Je refuse, ce passage c'est une merveille, mon personnage secondaire sert juste pour ça, il galère toute la première partie du truc avant de rencontrer cette fille, quinze ans mais plus vierge depuis Mathusalem et il apprend le cul avec elle. Une nuit et hop il devient un roi des nichons. Après elle il va toujours vers du sexe plus extrême jusqu'à disparaitre sous des culs pendant un mois avant de devenir bisexuel puis de se barrer en Asie ou il finira par se faire décapiter au moment de l'orgasme (il avait mal compris une histoire de nazi sadique). Sans la mineure, je perds mon déclic. Prends une femme de quarante ans qu'il me dit mon éditeur, c'est l'âge du cul. Trop pas bordel, quarante ans c'est moche. Vire ce passage ou je te vire, ou enlève l'âge, met "jeune". Non, quinze ans, rien d'autre et fais pas de chantage, putain j'ai fini ce bouquin plus vite juste pour toi. Et le fric. Et ton fric, je change rien, vit avec, et jamais, jamais j'écrirai qu'une femme peut rivaliser avec une fille au lit. Je veux bien que tu me traites de connard, mais touche pas à ma prose, gros salopard.
Elle ne porte plus de couches culottes
"- Là elle dit Je me sens comme dans une boîte et il répond Mais on est dans une boîte et elle répond Non mais pas ce type de boîte, une vrai boîte, en carton quoi
- Tes dialogues sont de plus en plus nuls mec, tu veux pas juste faire le business?
- C'est pas parce que t'aimes pas que c'est nul et puis c'est pas fini, la blague marche qu'avec la répétition
- C'est nul.
- T'as mieux?
- On pourrait pas juste faire une ellipse, genre il la voit et paf on passe au moment où il la baise?
- Mais on comprendrait pas qu'elle est cruche
- Bah si ce type la baise direct, ou il peut lui montrer les chiottes et paf il la baise
- Mais c'est pas une pute, juste une cruche
- Une fille qui baise dans les chiottes avec un inconnu est une pute? T'as déjà baisé dans des chiottes?
- Non, toi oui c'est ça et comme toi t'es pas une pute, les filles qui se font baiser en un clin d'oeil dans des chiottes sont pas des putes? C'est ça l'idée?
- J'aurais tellement aimé baiser plus dans des chiottes. Y'a un truc qui me manque pour ça, je sais pas quoi, c'est comme si ce type de filles qui serait ok pour baiser gratis ou mieux, sucer gratis dans des chiottes m'était interdit.
- C'est triste pour toi je suppose. En tout cas pas moyen qu'il cligne de l'œil et qu'il la baise. Et puis le décor de la boîte et les figurants vont coûter un max alors il va pas juste la voir au loin et la baiser dans un autre décor.
- On enlève la boite, les boites c'est toujours nul dans les trucs français, à croire que personne n'est jamais allé dans un club.
- Et où il la croise alors?
- Ou sinon on va dans une vraie boîte mais avec steady cam, un truc crado, il la voit, il danse, il laisse un gars lui bourrer la gueule un peu puis il se lance et il parle mais la caméra reste loin. 30 secondes, emballé c'est pesé et on les retrouve dehors où le type lui explique que ça craignait et qu'il va l'emmener autre part et ensuite dans le taxi il lui propose mieux, la fête d'un ami puis il s'arrête acheter du champagne dans une épicerie et il ouvre la bouteille et il fait un détour pour boire et la perdre et puis il lui dit qu'il en a une autre chez lui et la fille est cruche et saoule et puis il est beau gosse alors elle dit ok et paf il la baise.
- T'as déjà chopé comme ça?
- Non putain, pourquoi j'ai jamais eu des filles faciles fortes en cul? Par moment j'ai l'impression que ma vie passée est un échec et que, par la force des choses, ce que je fais aujourd'hui devient échec pour demain.
- Ok, je vais chercher de la bière, on s'y remet après"
J'oublierai pas le vin
Oublie pas le sel, oublie pas de couper les tomates très fine, ail et oignon caramélisés et pas brulés, fais attention, oublie pas que j'aime pas la coriandre, oublie pas de mettre les beaux couverts, t'as appelé Julien? T'as oublié? Pense aux pommes, oublie pas de couper le pain juste avant de servir, sinon il sèche, X et Y arriveront en retard, met pas ça à cuire maintenant, oublie pas d'acheter du vin avant que ça ferme, parce que ça ferme tôt, oublie pas que tu m'aimes, oublie pas: caramélisé, pas cramé.
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Miam
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16:56
Libellés : oublie pas
C'est une passagère
Elle reste assise à côté de moi et trifouille de temps en temps la cassette reliée à l'Ipod. ça fout des schtrut dans la sono et je suis obligé de l'engueuler. Elle répond toujours qu'elle sait pas quand je lui demande pourquoi bon dieu elle touche toujours à tout. Elle repart dans sa réflexion, et ensuite, elle me revient en me demandant des trucs très pertinents que j'oublie toujours ou en critiquant ma conduite. Mais merde, elle a pas le permis, et dès que je réfléchis à ce que je vais lui répondre, elle m'écoute plus vraiment, elle cherche autre chose à me dire dans son sac à main. Quand on sort de la bagnole, elle s'accroche à moi et me dis qu'elle m'aime, puis des fois elle me demande en chuchotant si elle est la femme de ma vie. ça me met tout chose mais je fais l'homme et je lui dis qu'on verra ça dans deux semaines à la fin du voyage. Elle a l'air de prendre ça comme une réponse super positive parce qu'elle fond dans mes bras juste après. Ensuite on prend des petits déjeuners classiques avec deux œufs jambon bacon puis du pain noir et des fois du jus d'orange.
Nana et homosexualité
Je suis partagé entre ces deux nanas. La mieux est loin et je pense qu'elle m'oubliera. Le deuxième choix est là, dans mes bras, mais elle a des sortes de maladies mentales et un passé dégueulasse qui me fera la haïr à chaque fois que je la verrais à poil. Un de mes amis, un juif sympa, avait une situation comme ça à peu près. Il a tranché en faveur de la loin et finalement c'est auprès d'elle qu'il s'est rendu compte qu'il était homosexuel (une affaire de doigt dans le cul qui se généralise). Ça fait peur cette histoire. Je pense que je vais en prendre aucune des deux, c'est ce que m'a conseillé l'homo, parce que lui, cette affaire lui a bousillé la vie. Parce que l'homosexualité, bon, on dit toujours qu'on est ok avec mais sans rire, personne n'a envie que ça lui arrive vraiment. Lui par exemple, il continue à draguer des meufs mais il peut plus les baiser, sauf si elles le baisent aussi et encore, ça demande à avoir des filles qui acceptent de garder leur chatte immaculée et le reste maculé. Et puis pas question qu'il aille voir des messieurs! Parce que c'est comme ça. Je connaissais aussi un type, un type 20/20 d'ailleurs qui lui était ok pour baiser du bonhomme mais qui concevait absolument pas la tendresse entre gars, sur le principe que bon dieu, on n'est pas des gonzesses ou des tapettes. Ce type était cool mais malheureusement il n'a existé que dans ma tête. Je pense prendre la nana loin de toutes façons, elle est plus caline et ça j'en ai bien besoin.
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Miam
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16:18
Libellés : Confidence pour confidence
lundi 18 mai 2009
Elle ne conduit pas
Dans ses yeux pétille une sorte de vie qui me donne envie de rester qu'avec elle. Elle est plus châtain que blonde et ses yeux sont plus bleus que verts, les couleurs de toutes façons sont fascinantes. Parce qu'au fond le bleu ou le vert ne s'expliquent pas, c'est des codes culturels mes salauds, il n'y a pas d'esprit de vert ou de rouge et les mecs qui disent le contraire ne sont que des connards et des enfants de putain. Le vert s'apprend, et c'est magique comme ça. Je suis persuadé que les différences de limites du vert entre moi et elle sont énormes, des fois je lui parle de ce gris et elle me répond de ce bleu, je pense que c'est ça le vrai ciment de notre relation. Pour le reste on coordonne sans discussion jusqu'à nos envies de limonade et on s'endort doucement après l'amour en parlant de reprendre la route.
dimanche 17 mai 2009
Le prix du parpaing
Kiloutou c'est sur la nationale, je vais louer une bétonneuse et je fais murer les fenêtres ou faire un mur autour de la maison, je sais pas encore, ça va dépendre du prix du parpaing, et ça, le prix du parpaing, j'y connais rien.
Tête rouge
Ahah je m'en fous, si tu me quittes je me tuerais, je sauterais d'un pont très haut, comme le Viaduc de Millau qui culmine à 270 mètres, je me suis renseigné. Et j'hurlerai que t'es qu'une pute, j'aurais le temps vu la chute et en tombat j'exploserai en petits morceaux qui écraseront le camping d'en bas et ma tête atterira sur les sardines d'un couple de retraité de Salzbourg et le reste sur les Ford Taunus des fanatiques de ponts. Et les touristes diraient que j'ai gâché leurs vacances mais en fait ce serait toi qui aurait gâché leurs vacances et ils le comprendraient et ils décideraient de camper dans ton jardin pour te punir et c'est ça que tu veux toi des allemands et des hollandais grassouillets dans ton jardin? Ils feraient griller des sardines en jouant mal aux boules et en buvant du rosé dégueulasse et de la grosse bière trés fort. C'est ça que tu veux? Et les allemans mettraient ma tête cramée sur une pique en face de ta fenêtre pour que tu te rappelles que déconner avec les vacances de descendants de Menguele c'est vraiment une idée à la con.
Je m'en fous de toutes façons, si tu m'appelles plus, t'es rien pour moi, ahah, t'es rien! Mais si tu m'appelle plus, je retiendrais ma respiration comme Pépé, le fils de Soupalognon y crouton olé! dans Astérix en Hispanie et puis si je meurs ça sera sur ta conscience ça t'apprendra à être une salope à coucher à droite à gauche pour un oui ou pour un non et à pas m'appeler quand on doit s'appeler. Et ma tête explosera, d'abord les petits vaisseaux, plip plop et après tout le cerveau, ça fera mort cérébrale et y'aura une enquête et le commissaire te soupçonnera en premier parce qu'il aura l'habitude des crimes passionnels et il appelera son contact à la Dépêche du midi et le mec fera un gros titre du style "Assassinat cérébral: la fiancée n'appelera plus jamais" et on retrouvera ma tête toute rouge sur la moquette et la flaque de sang sera en forme de coeur et le commissaire allumera sa pipe en disant "voilà une affaire réglée" et tu finiras en prison à devoir coucher avec tes compagnes de cellules qui seront grosses et membres de gang latinos et tu devras exprimer ta peur en espagnol et ça les fera bien marrer les grosses chicanas que t'aie peur, toi, alors que tu m'auras tué cérébralement, même que le mec de la Dépêche aura eu le Pulitzer pour la façon avec laquelle il avait rendus les détails et les raisons profondes de mon assassinat.
Ahah, tu m'appelles toujours pas alors que tu m'avais bien dit "je t'appelle demain sans faute" et je t'avais fait répéter le "sans faute" une fois pour être sûr et une autre fois en faisant comme si c'était une blague alors que c'était pour être encore plus sûr. Mais non, le téléphone sonne pas. Alors je m'en fous tu sais, t'es pas la seule fille du monde, y'en a plein des prostituées, et puis j'ai encore mon livret jeune plein, j'y ai jamais touché, 1900 euros et quelques y'a dessus, mon papi m'avait donné 1500 pour m'acheter une bagnole mais je vais plutôt prendre tout cet argent pour coucher avec des putes jusqu'à ce que j'ai le SIDA et après j'irais au Sidaction et je t'accuserais toi de me l'avoir refilé et Clémentine Célarié me roulera une pelle et lancera une intifada contre toi et des tas de gens viendront te buter et t'auras plus qu'à fuir, faudra que tu courres et que tu te caches et tu finiras pas aller dans les pays de l'est et là laisse moi te dire que tu vas comprendre ce que c'est l'Europe et des types te prostitueront de force et tu seras dans le doute sur ton SIDA et ils t'enverront tapiner à Antibes et là une meuf te reconnaitra parce qu'elle sera une fan de Clémentine Célarié et elle appellera son mac qui te fera la tête au carré, il va te chauffer les oreilles ça je peux te le garantir et ce sera un monde de souffrance qu'au fond je te souhaite pas mais tu m'appelles pas alors que tu l'avais dit pourtant, putain, tu l'avais dit "sûr" au moins trois fois. Tu l'avais dit.
Et puis rien à battre si tu m'appelles pas, je vais venir te voir à la boutique, peut être que c'est parce que t'as mal noté mon numéro, ce sont des choses qui arrivent et j'aimerais pas m'emballer pour rien, c'est pas mon caractère, je suis un garçon calme, j'ai une majorité de sang indien, pas peau rouge, indien d'Inde dans les veines et les indiens ont inventé le yoga alors tu vois, je sais rester cool.
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Miam
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10:03
Libellés : Europe, Inde, Tête Rouge
mercredi 13 mai 2009
La vaisselle
La vaisselle à la limite vaut mieux la faire au fur et à mesure, sinon on a tôt fait d'être débordé et alors c'est la merde.
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Miam
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14:29
Libellés : Tony Vairelles, vaisselle
Message du 7 avril
Ouais Jérémy, c'est Sylvain Martet, pas le vrai, l'homonyme, je pourrais pas venir au barbecue ce soir parce qu'il faut encore que j'aille rejoindre l'autre meuf je ne sais où là alors que je pourrais être peinard à glander à la lune tout ça sous le prétexte que c'est elle qui me nourrit avec son gros chèque de salaire que lui donne son patron italien ce qui me gonfle. Donc on se voit une autre fois. Désolé pour la syntaxe de ce message, je suis mauvais sur les répondeurs. Tchao.
lundi 4 mai 2009
vendredi 1 mai 2009
Mario 3
On arrive pas à finir Mario 3 ce jeu est comme sans fin parce que chaque fois qu'on gagne on passe dans un tunnel et après on est emmerdés parce que ça continue derrière le tunnel. J'essaie d'expliquer aux autres ma théorie sur les fantômes qui sont dans les châteaux et les bateaux mais personne ne m'écoute. Finalement je la raconte à Julie qui se marre parce qu'elle est bon public et que j'ajoute que j'ai encore rêvé qu'on baisait. Je pense que Mario est plein de petits trucs vraiment bien pensés et vraiment très fin mais que l'idée générale c'est de prendre du fun sale dessus. Je dis ça à Julie qui me regarde d'une façon vraiment dégueu. Elle me demande si je veux aller regarder un film chez elle. Je sais qu'on va baiser, l'expérience m'a prouvé que la grande majorité des filles n'en ont rien à foutre des films, elles veulent qu'on se colle tout le temps, elles arrêtent pas de vouloir du sexe.
mercredi 29 avril 2009
Mon CV
À 19 ans j'étais un Artiste. La seule expo que j'ai faite c'était un truc collectif. Ça aurait pu vraiment être magique, genre nouvelle école, cf. Respect. Mais tout a foiré parce qu'on avait laissé des hippies de merde à l'organisation, parce qu'on voulait rien organiser, rien suer, parce qu'on préférait boire des bières en essayant de se choper avec les autres Artistes dont des meufs dont une avec des nichons hallucinants. Du type qui te causent des soucis de santé à 27 ans mais qui te transforme en ruche à bite à 20. Elle avait 20. Je l'ai pas chopée mais je lui ai tripoté un max ses nichons et ben ça m'a bien plu. Notre credo à deux-trois c'était de faire des moules de choses et de remplir une pièce de ça. Moi j'avais opté pour des pigeons en train de baiser. Très galère à trouver. En fait j'avais reconstitué avec un pigeon mort et un empaillé. C'était vraiment dégueulasse. Quand on est venu installer on a été atterrés par les trucs des hippies, c'était plein de photos retravaillées sur photoshop et d'installation vidéo numériques pourries qui parlaient de l'identité et des nouvelles technologies. Alors pendant le vernissage ça a été pas mal un scandale, on a essayé de décrocher leurs trucs et mon amie Catherine s'est pris un pain dans la tronche et la bière était dégueu parce que bio-équitable et on s'est poché la gueule quand même mais en faisant la grimace. Après j'ai arrêté l'art et j'ai voulu faire du droit.
Des hauts plafonds
L'amie est dans un canapé géant, un canapé sur mesure pour son appartement qui a des très hauts plafonds. Elle écoute de la pop avec des synthés et a constamment à côté d'elle un petit synthé sur lequel elle rajoute des solos qui ne sont pas sur les morceaux originaux. Ça la détend, c'est agréable. La plupart des solos en fait ce sont des choses faciles à faire, il suffit de s'entrainer beaucoup et on pige quelles touches marchent avec quelles touches et après ils suffit de pianoter et c'est bon. Je viens prendre conseil, je la regarde gravement et je lui demande:
"- Est ce que je dois partir?
- Oui tu le dois"
Je lui dis que je pige sa réponse et après on parle de choses et d'autres, de garçons notamment. Ma meilleure amie aime les garçons, elle et moi on s'est tripotés une fois quand elle vivait au Royaume Uni, j'étais allé la voir pour visiter mais tu parles Charles j'ai surtout visité sa chatte. C'était sympa. Mais là elle est tannée des garçons parce qu'ils commencent à devenir des hommes avec du travail, des bagnoles, puis des horaires et des projets. Elle ça l'emmerde. Les autres, ceux des garçons de 25 ans qui sont pas comme ça, sont des drogués ou des losers qui foutent rien et les plus jeunes sont trop jeunes et ils veulent des meufs avec des culs fermes et des peaux impeccables.
"- C'est con, je lui dis, c'est con parce que ta peau est vraiment impeccable
- Je sais bien, qu'elle me répond du tac au tac, je sais bien mais c'est comme si ça se voyait pas
- C'est parce que tu passes trop de temps en intérieur
- Tu crois?
- Ben oui t'es blanche/jaune, il faut sortir plus
- Je peux venir avec toi si tu vas dans le sud?
- Ouais tu peux
- Ah ben c'est chouette".
J'ai convenu avec elle de venir la chercher au moment de mon départ et dans le même temps j'ai pas convenu du moment de mon départ.
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Miam
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14:07
Libellés : Charles, Départ, dessin de voiture
Patrick pas partir
Partir pas partir c'est le dilemme. Je vais chez mon ex qui est aussi ma meilleure amie, elle a eu pendant longtemps des sacrés troubles de la personnalité alors elle est vraiment drôle. Des fois ses yeux sont bovins et ça me fait marrer mais on sent qu'une partie d'elle souffre à cause de ça. C'est en partie les médocs qui l'ont tuée comme ça, des trucs pour qu'elle garde les pieds sur terre. Mais c'est qu'en partie. L'autre partie c'est les gens qui lui disaient qu'elle était tarée. Elle l'était vraiment mais du coup ça la fait douter sur ce qu'elle dit ou fait au quotidien. Ça se comprend mais c'est handicapant. J'avais un ami qui était un peu comme ça au lycée, mais lui c'était une affaire de politique. Il était "original" sur ce point là, c'était une sorte de républicain extrême du genre qui disait qu'il faudrait bien un jour les défoncer ces putains de libéraux. On s'entendait souvent sur plein de choses. Mais petit à petit il a arrêté de parler politique parce qu'il avait peur d'être pris pour un fasciste. Et puis après il a eu peur d'être devenu un fasciste. Il pouvait plus parler d'un sujet ou d'un autre sans expliquer pourquoi il n'était pas un fasciste et il citait toujours Emilio Gentile et ça devenait fou parce qu'il citait des passages entiers de ses livres et de livres d'autres dont j'ai oublié le nom et toujours pour expliquer qu'il n'était pas un fasciste. Alors pour déconner on lui disait des fois "alors t'es quoi? T'es un nazi c'est ça?" et ça le rendait malade. À force il s'est trouvé une passion pour les fringues, surtout des polos vintage et il a une boutique Fred Perry et consors maintenant avec sa meuf. Ma meilleure amie elle parle quand même, mais elle cite personne et des fois elle me demande si ce qu'elle dit veut dire quelque chose et je lui dis oui ou non selon les cas. Je vais la voir parce qu'elle est de bon conseil mais elle habite à mille milliards de kilomètres de chez moi, dans l'est, j'y vais en bus, c'est plus rapide. Je vais rarement dans l'est, c'est trop plein de chômeurs, je les aime pas.
Excommunication
"-Vous allez le payer quand alors votre loyer? qu'elle me demande la proprio, madame Tia ou Taï je sais jamais.
- Bah je peux vous faire un chèque mais j'ai pas assez sur mon compte alors il sera refusé. Vaut mieux pour vous et moi que vous attendiez un peu, je sais pas moi
- Vous savez pas hein...
- Je sais pas moi, quelques jours.
- Encore quelques jours hein? Vous savez que des jours et des jours ça fait des semaines?
- Mais c'est parce que
- Cépasque, cépasque vous en avez toujours vous des cépasque... Si c'est pas la faute du patron qui paye pas quand il faut, c'est la faute des crédits qui augmentent ou du chômage qui arrive pas ou de la société tiens, c'est la faute de la société pour vous toujours. Jamais vous hein, jamais c'est vous, jamais c'est parce que vous dépensez votre argent n'importe comment. Alors c'est la faute aux commerçants qui augmentent leurs prix. C'est la faute à EDF qui augmente les prix. C'est la faute au chômage. Vous travaillez vous actuellement?
- Non, je, j'ai démissionné
- Ah ben bonne idée bravo! C'est le moment de démissionner peut être? Je vois à la télé tous les jours ces gens qui font les poubelles pour se nourrir et vous, vous avez pas un centime pour votre loyer et vous laissez votre job. Et c'est la faute à la société, "cépasque la société" toujours ça.
- Dimanche. Vous aurez votre loyer dimanche. Vous pouvez me laisser maintenant?
- Dimanche y'a intérêt. Sinon vous foutez le camp. Et vous aurez qu'à envoyer une lettre à la société pour vous plaindre tiens!"
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Miam
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11:29
Libellés : propriété, proprio = facho
Ce type étant de droite
Arnaud, c'est drôle, je l'avais rencontré une première fois deux ans avant, à Paris, alors que je visitais une amie. C'était un ami d'ami d'un nouveau cercle qu'elle essayait de se créer. J'étais partagé. Ce type était visuellement de droite, notamment parce qu'il nous avait embarqué dans un rade chiant (les gens de droite ne savent pas rigoler), mais en même temps sa paire d'Alife préférée c'était les Pepsi et moi aussi, même si j'en ai jamais acheté à ma taille. J'étais resté sur cette impression mi-figue mi-raisin, ce qui signifie un truc peut être acide, trop acide je pense, mais j'aime pas les figues aussi. Donc je me suis dit "tiens c'est drôle" quand, par l'entremise d'un ami de mon éditeur, j'ai retrouvé ce type pour un plan de scénarisme. L'idée était de refourguer des trucs à Canal + pour une série télé de 6 épisodes. Canal + sont les mecs les plus ouverts sur les trucs un peu originaux en série, genre sans flic et sans naine ange gardien magicienne à deux balles. Lui, il m'a pas reconnu de suite quand je lui ai serré la main. Je déteste que les gens croient qu'ils ont fait une grosse impression sur moi quand c'est pas le cas, je suis juste très physionomiste bordel. Je n'ai aucune idée de comment ce type peut avoir eu le droit d'entrée pour scénariser un truc, il est nul. Je pense même être plus vendeur que lui, ça c'est parce que j'ai un meilleur branding facial. On fait un gros brainstorming pour voir ce qu'on peut refourguer comme idées. Il démarre avec des trucs à la con, en fait, notre première rencontre est un collier de trucs à la con. Et blablabla les coulisses du porno, et blablabla une mère de famille addict aux amphèts, et blablabla une famille qui est scindée en deux politiquement... Dès les premières minutes je décide d'une stratégie dite de la porte ouverte à la queue de poisson: je donne des idées de merde de son niveau en faisant mine de m'intéresser aux siennes et dans le même temps, je me renseigne pour savoir si je peux le doubler. Après ce verre, Arnaud est content comme tout, on est vraiment sur la même longueur d'onde et on va bien travailler ensemble et on va réfléchir à tout ça et lui il va officialiser notre entente et créer un truc pour qu'on soit légalement liés et tout et faudra peut être penser à un nom de boîte de prod'. Je dis très bien. Durant la semaine qui sépare le prochain rendez vous, je fais des pieds et des mains pour me libérer du boulet mais ouïlle, c'est sur son nom qu'on lui a proposé des trucs, probablement une histoire de papa quelque part. Mon éditeur me prévient que le doubler c'est me griller. Ma meuf me dit qu'elle me quitte. Ça n'a pas de rapport je sais mais ça arrive à ce moment là donc faut bien que je le note. D'après mon éditeur, ce type est indélogeable, il a un peu écrit pour des téléfilms et des trucs à la con, son papa a fait genre producteur de Navarro et il est clairement bankable et c'est ça le plus important pour qu'un projet avance. Et il sait négocier des trucs et rédiger des contrats et empêcher les scénaristes de se faire enculer. Et c'est probablement ma seule chance de ramasser de la caillasse. Et je le juge mal. Le deuxième rendez vous se précise, et là je décide d'une stratégie ouverture des portes, protection solaire. Ça me fait bien marrer. On discute un peu à droite à gauche et j'attaque pour être sûr sûr sûr sûr que ce gars va pas me voler mes idées brillantes, parce qu'évidemment, j'en ai des idées brillantes. Le type me sort des papiers en veux-tu en voilà, je signe, je paraphe, je lis, je relis, je commente, on reprend des tariquets. Bientôt arrive le moment du brainstorming, j'ai pas réfléchis une seconde à toutes les idées de merde de la semaine dernière alors dès la première phrase je l'embarque vers ma dernière folie, un truc vraiment balèze, l'histoire d'un écrivain qui écrit sur un personnage qui devient réel et qui devient son coloc et qui écrit une histoire qui devient réelle et dont les personnages deviennent ses colocs et qui eux même écrivent et tout ça s'ajoute dans un feu d'artifice fou et bientôt y'a des gens partout dans l'appart et on doit lutter pour suivre l'histoire du premier mec qui en fait est vraiment la plus intéressante et je suppose qu'à la fin le type peut s'évader de ce truc et si ça marche, on peut imaginer une saison deux où le type essaie d'éviter tous les gens qu'il a créé directement ou indirectement et qui se plaignent sans cesse parce que les gens en général, et les personnages de fiction en particulier, ne savent que faire ça: se plaindre, encore et encore. Arnaud a finit son verre de Tariquet plus vite que moi, il est immobile et ses yeux brillent. Ce type étant de droite, il aime l'argent et l'audace (ce sont les seules qualités des gens de droite, avec cette propension à pouvoir faire du sexe dégueulasse qui me fascine) et il aime mon truc ça se voit. Je lui propose de ne pas tenter de m'embrouiller niveau argent, niveau contrat, niveau contrôle, niveau rien. Je lui propose de me laisser faire le cadre et qu'on bosse ensuite pour que tout marche comme sur des roulettes, je lui confie que souvent la psychologie des personnages je m'en fous et que je préfère les répliques bien senties, je lui confie que les histoires de format à respecter c'est pas mon fort aussi, je lui confie que je compte lui refiler tout ce que j'aime pas et qu'il se démerde avec parce que cette idée peut être folle et qu'il est hors de question qu'on ait des acteurs à la con, genre Smaïn dans cette série. J'aimais Smaïn, notamment dans le film avec Pierre Richard et cette histoire de coiffeur et de milliardaire, mais c'est pas une raison pour qu'il joue dans notre série. Arnaud est encore pas mal immobile, l'argent coule le long de ses joues, il me garantit que Smaïn ne jouera pas et on commence à vraiment écrire le truc.
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Miam
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11:01
Libellés : Canal +, scénarisme, Smaïn
La barbe
Je me rase moins depuis que j'ai appris que le poil repousse, l'idée de me raser encore et encore m'ennuie. Pareil pour la vaisselle, je préfère mettre tout directement dans des sac poubelles et acheter mes ustensiles en gros. Je le dis pas à ma mère elle m'engueulerait. Mais faire la vaisselle chaque jour, merde. Et le coup du lave vaisselle c'est la même, faut remplir et vider le bordel, ça te permet juste de souffler un peu mais c'est pas suffisant. Je veux pas qu'on m'emmerde en fait, c'est la clef. Je fais une parenthèse dans le quotidien. Je l'ai dit l'autre jour à mes vieux amis dans notre vieux bar de notre vieille adolescence. Les mecs étaient entre doute et désaccord, mais en gros on s'est bien marrés. J'essaie de pas trop parler de moi dans les moments de retrouvailles entre amis, parce que souvent je parle de moi. Je démarre une phrase sur deux par "moi je" et quelque soit le sujet, j'ai toujours une anecdote là dessus. En anglais, pour une raison que j'ignore, mes anecdotes démarrent généralement par "when I was young". Je pense être plus vieux en anglais qu'en français. Et alors ce qui est surprenant avec cette histoire de moins se raser c'est que je ramasse des gonzesses. C'est un classique ça, elles aiment les types négligés, les types qui répondent "à quoi bon" n'importe où. À quoi bon se raser? À quoi bon faire la vaisselle? À quoi bon travailler? Les mecs qui souffrent et qui luttent ils sont chiants, ils se lèvent le matin, il dise "tu ferais mieux de pas fumer" ou "même à vélo un casque peut te sauver la vie, surtout en vélo même". Alors que non. Ça peut pas te sauver la vie. Un pompier peut. L'ami Baptiste peut (parce qu'il est courageux et loyal). Mais un casque de vélo non. Ça peut amoindrir tes blessures en cas de choc. Mais ça empêchera pas les chocs, avoir un casque empêche pas les accidents, empêche pas les blessures, empêche pas les morts. Mais c'est moins bandant que de dire qu'on sera sauvés c'est vrai. Mais cette histoire de se raser moins ça a des répercussions folles, parce que je commence à ressembler de plus en plus à un logo et ça me pousse vers l'avant, vers l'éditeur, parce que je pense qu'il est fini le temps de l'écrivain secret, je pense qu'il faut brander l'écrivain, enfin, ça fait un bail qu'il y a des écrivains brandés mais ça devient n'importe quoi de pas mettre son physique au service de son art. J'ai envoyé une lettre sur le sujet à plein de gens, mais ces types ne me répondent jamais.
vendredi 24 avril 2009
LOL
il faut laver les oreillers et traverrsins synthetiques regulièrement, car on transpire beaucoup de la tete (vous avez qu'à voir les taches jaunatres )
En machine à 40°.
C'est pas mal pour oter les crottes d'acariens.
Penser aux acariens, aussi....
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Accro au cannabis depuis l'age de deux ans, puis àl'héroïne vers cinq ans
Malgré mon cancer du poumon
Je suis ménopausée depuis le début de l'année et je peux enfin arrêter la pilule.
mardi 14 avril 2009
Kretchrup
Mes colocs parlent et parlent, on est autour de la table et j'entrave que dalle, ils disent "Jyou Just havje too sqweegee" et je dis "I beg you pardon?" et il disent "DJJJust sqweegee, sgweegee lakjat" et Mark m'attrape le ketchup des mains et appuie dessus projetant sur mes frites ma précieuse sauce rouge-brun dans un prrrreeut sonore et dégueulasse. Ils parlaient de squeezer le tube de ketchup, ces cochons, ce tube inanimé depuis deux minutes au moins dans ma main fatiguée. Fatigué. Je suis fatigué par les langues étrangères et par leur accent à couper au couteau. Ma vie est pas assez casse-couille avec tous ces mecs de droite qui dirigent dans le monde et toutes ces filles qui font des manières avant de me sucer pour qu'en plus je me paie une bande de génie du tour du monde qui viennent m'expliquer comment me servir du ketchup que d'ailleurs je paie et qu'ils vident dans une suite sans fin de preut et proou et de pahhaar des fois. Je les aime par moments mais on passe surtout notre temps à pas se comprendre et à tenir des conversation approximatives où j'invente des mots sans m'en rendre compte. Ils répondent comme si de rien n'était mais j'understand nothing en retour parce qu'ils bousillent chaque putain de son avec leurs bouches trop pleine de dents à croire qu'au Pakistan, en Hongrie ou d'où qu'ils viennent ces salauds là, on leur aligne à tous les dents comme des petits soldats coréens.
lundi 13 avril 2009
Le mariage des petits chats
Les trois chats de ma voisine sont maintenant dans ma chambre, c'est un kidnapping mais ils chiaient devant ma fenêtre, j'étais élu. Alors je pense à les marier mais ils sont trois alors je me retrouve emmerdé. Ils sont méfiants. Je les baptise. Avec de l'eau même, parce que j'ai toujours un verre à côté de mon lit, j'ai souvent soif la nuit et puis c'est une attention que toutes les filles aiment même si je suis pas une fille et qu'il n'y a pas de fille dans ma chambre, juste des chats, même pas ma voisine. Je les baptise Friskies pour celui qui ressemble au chat de la pub Friskies, Tanker pour le gros gris avec des reflets roux qui ressemblent à de la vieille rouille et Petit Chat Animal De Compagnie pour le troisième parce que l'inspiration me manquait. J'en profite aussi pour vérifier leur sexe et je suis aussi humilié qu'eux à faire ça mais je veux pas marier des gars entre eux parce que je pense que gars + gars = homosexualité. Deux chattes et un chat. Friskies et Tanker deviennent Sale Pute et Chatte À La Con puis Minette et Mistinguette quand je me rappelle que je ne suis pas mysogine puis Loukoum et Thé à la menthe parce que j'aime rire aux dépends des animaux. Finalement je décide de faire de Loukoum une vieille fille/vieille chatte. J'attends la nuit en bricolant des boites à chaussures pour pouvoir aller les marier dans la montagne. Je decoupe aussi la toile de mon parapluie blanc pour en faire une robe, Petit Chat Animal De Compagnie n'aura pas de smoking mais on s'en fout, c'est un chat. Je fous tout ce monde dans les boites et toutes les boites sur mon vélo, je ficelles et on part, tous les quatre, vers la montagne et finalement ils sont lourds et j'ai très mal aux jambes. Je pense que marier des chats est une activité saine pour un lundi soir, plus saine que par exemple se branler ou regarder des émissions de télé ou boire. Je bois bien assez le reste de la semaine bordel. Une fois là haut je les "relache" puis les "attache" avec deux cordes, proches pour les mariés et un peu plus lâche pour Loukoum qui sera témoin/public. Je serai curé parce que j'ai une soutane. Je fais un discours assez court parce qu'ils essaient de se débattre et que par moments ils partent dans la même direction et c'est dur de parler en les suivant d'autant que j'improvise (même si j'ai beaucoup réfléchis sur le trajet en pédalant). C'est assez émouvant et je pense qu'ils comprennent ça aussi. Thé à la menthe devient Thé à la menthe De Compagnie et Loukoum semble maintenant un peu triste et célibataire alors je la console un peu et elle ronronne et Petit Chat Animal de Compagnie réussit à se barrer et c'est coton pour le rattraper gardant les autres en vue. Je rentre chez moi vers 4h30, je croise des étudiants bourrés qui commencent à vouloir me parler quand ils entendent mes boites de Pumps couiner et gratter. La fin de la nuit est cahotique, d'abord parce que Thé à la menthe et Petit Chat Animal De Compagnie ne semblent pas si proches que ça, ensuite parce qu'ils ont décidé de beaucoup pisser. Finalement je sors avec Loukoum pour les laisser consommer et je me demande si finalement Petit Chat Animal De Compagnie est pas une tafiole. Je m'endors sur le canapé du salon et au réveil ma coloc me dit qu'elle a rendu les chats à la voisine qui était furax et que y'avait de la merde dans la salle de bains et qu'il fallait que j'arrête mes conneries et je lui rappelle qu'elle m'aime en secret et que tout ce qu'elle fait/dit est juste un prétexte pour essayer de capter mon attention et je me rendors. On est mardi.
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Miam
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20:59
Libellés : animal de compagnie, chat mignon, Mardi
Je ne crois pas en la poésie
Dans le bureau de mon éditeur on est trois. Y'a moi, mon éditeur et son amie Florence qui travaillent à France 3. On parle de poésie, parce que mon éditeur veut que je sois un poète parce que je suis super fort il me dit. La Florence elle fait pas que France 3, elle est aussi dans la Culture et elle veut participer à ce projet. "Quel projet?" je demande. Et ils m'expliquent des trucs sur un ouvrage collectif et puis un événement et puis surtout un manifeste. Comme ça on viendra en groupe et on pourra être plus visibles. Je demande les noms des autres et je suis pas déçu, surtout parce que je les connais pas. Je connais rien au monde littéraire moi, je leur dis ça mais ils me disent "ahahah, t'es vraiment un sacré type toi, un sacré iconoclaste". Mais merde je leur gueule, merde avec un point d'exclamation à la fin même! Je suis pas sûr que je veux, et je veux pas être dans un groupe parce que je saurais pas quoi dire, j'écris parce que je veux pas travailler moi, pas pour être dans un groupe et écrire des manifeste. Après un café je me calme et ils m'expliquent que j'aurais qu'à le signer et que j'aurais pas à trop participer mais c'est dommage parce que j'ai vraiment une gueule et puis je suis un sacré type moi, un iconoclaste. Reste ce que je dois pondre. Pas trop trash ils me disent. Pas trop classique genre vers/rimes. Je dois être moderne. J'ai un flash à ce moment là, je leur dis "Est ce que je pourrais dire que je suis dans la tradition de la peinture figurative, est ce que je pourrais invoquer Velasquez et Manet et Degas?". Là ils sont éberlués un peu et puis Florence dis "Oui, enfin, oui oui". Et je rajoute "Et Jeff Wall?". "Oui, enfin, oui oui". "Alors c'est entendu". Ils sont bien feintés les cochons. "Mais ça donnerait quoi, parce que là je vois pas trop, ça serait comme ce que tu fais d'habitude?" "En pas trop trash?". Oui oui je leur réponds, ça serait peintre la vie moderne voilà, avec des mots qui font des images qui sont la vie avec moi dedans un peu mais surtout la vie. Comme si j'écrivais
C'est le filtre
De mon temps perdu
Ça s'effile et
Je m'enfile des perles brutes
Une par une
Plop par heure
Que me disent les gros chiffres rouges
De mon cadran qui bipe
Bip par heure
Plop par bip
Jusqu'au bout du collier
Jusqu'à la prochaine journée.
Florence se demande à haute voix si c'est pas trop trash, Mon Éditeur lui repète encore un "Ah ce type est formidable! Il est formidable! Ça t'arrive comme ça alors? Écoute c'est formidable!". Et moi je dis oui et j'espère que je serais bien payé pour ça.
Emma est bruyante
Emma est une fille super bruyante et le comble, comme d'hab', c'est qu'elle peste contre tous ceux qui se permettent de vivre dans sa cuisine le matin. Elle se lève qu'à midi, jamais avant. Mais vraiment jamais. Mais attention, dès qu'elle est debout tu l'entends. Elle m'a reveillé en débarquant chez elle à 3h passablement bourrée. Je l'attendais dans son lit au début en lisant Le Désespéré de Bloy. Je l'attends toujours. Je l'ai attendu un après midi en lisant Céline sur mon fauteuil qui donne sur la rue. Je l'ai attendue plusieurs soirs en regardant du hockey au MacDo du coin de rue. Je l'ai attendue pour petit déjeuner plein de fois, parce que j'oublie toujours qu'elle ne sait pas se lever avant midi. Je l'ai attendue dans son lit en finissant un schéma sur le critique musical comme filtre. Bref, je l'attendais en lisant Bloy et je l'ai tracée dans son appart. D'abord la porte d'entrée qui tape sur le mur, puis ses chaussures qui volent, ses clés avec lesquelles elle joue et qui échouent sur une table basse en verre renversant au passage un bouquin qui trainait là. Puis elle fouille dans le frigo, tente un peu de vaisselle, chausse un truc au micro-onde en chantonnant, puis en chantant, puis les messages du répondeur, puis "Salut mon coeur t'es là?". Ses colocataires la haïssent mais elle paie deux fois et demi plus cher alors ils ferment leur gueule. Depuis qu'elle sait qu'elle paie plus (une sombre histoire de surface utilisée et de sous-location) elle fait plus de bruit. Et elle prend plus d'espace en laissant des fringues sales partout et des cannettes. Je me sens inutile quand je l'attends, je sais pas pourquoi je l'attends d'ailleurs, je ferais mieux de repartir mais la merde c'est que j'ai plus assez d'argent. J'ai loué ma chambre à des espagnols pour me refaire. "Salut mon coeur" qu'elle me redit en entrant dans la chambre, déjà moitié à poil et avec une assiette de patates fumantes dans la main. "Salut bébé" que je lui réponds.
Station Service
Le charme est facile pour une station service des années 60 prise en polaroïd. Si possible avec la famille de tenanciers devant et le cousin qui fait des hot dogs sur le parking à côté du premier lavauto du coin. Lavauto c'est une contraction de laver, d'automobile et d'automatique, un mot qu'on pourrait plus créer aujourd'hui tellement les mecs des stations services embauchent plus de gens créatifs pour s'occuper de leur came. Le temps passe et le gasoil fait plus rêver, c'est cher et puis ça pollue et on va tous crever. Parlez moi de liberté, de futur et d'air conditionné bordel, laissez pas les punks gagner! La station est neuve, trop éclairée par du néon rouge et des halogènes blancs. Ça doit être triste de dessiner une station service. Elle est coincée dans un ensemble de vieux bâtiments, surement des anciennes usines de papier maintenant devenu le siège d'un studio de jeux vidéos pour cellulaire. Derrière des vitres taguées à la clé, ils vendent de la bière puis des chips, puis du gasoil. Tout ce qu'il me faut. Le type a un bouc mais je lui pardonne, son boulot et sa vie semble aussi moches que son physique. Comme le dit le Coran, l'apparence est le reflet de l'âme. Le Coran est une bonne source de misanthropie vu le nombre de gens moches que je croise sur ma route nationale. Ce mec lit un truc de programme télé et attends. Quand j'étais petit, des fois on allait voir nos cousins qui habitent loin. Ils avaient un bar familial, enfin un bar-resto quoi. On avait des cocas et des chips à volonté qu'on pouvait prendre directement dans un étal derrière le comptoir mais qu'on préférait demander à José et Raffa qui bossaient là. Et à un vieux type chauve et gros que j'ai jamais revu quand ça a fermé. La station service n'a aucune vie, je veux dire aucun gosse ne trainera ici et si un José y bosse il sera moche. Notre José lui il était plutôt beau gosse et il faisait les pires blagues possibles, avec des homosexuels et des putes. Le plein est de plus en plus cher putain.
Guadalajara
À un moment je disais à la cantonade que je finirai par vivre au Mexique, à Guadalajara même, parce que j'avais lu sur un blog que la vie était pas chère, genre 400$ US par mois et que j'avais lu sur Wikipédia que "Guadalajara hosts an important community of artists and people interested in art and culture". Moi j'aime ça les arts and culture. Alors je disais que je m'en fous et que j'irais au Mexique si on continuait à vouloir me faire bosser. Mais bon, en regardant les prix sur Craiglist pour des apparts puis des bagnoles je me suis rendu compte qu'en fait le gars du blog qui parlait de 400$ par mois se foutait sec de ma gueule. Un bel enculé, un bon coup dans l'eau.
dimanche 12 avril 2009
Le stress
"- Toi au fond tu connais pas ça, le stress. T'es un écrivain. C'est ça hein, t'es un écrivain? T'as pas cette dimension d'être utile, enfin, utile dans l'instant dans ta vie. C'est être attendu qui fait le stress. Et je me plains mais j'aime ça. Le stress c'est comme une drogue par moments, quand je suis dans un rush j'ai peur, normal, mais j'existe aussi, plus que jamais. Mais toi c'est même pas travailler en freelance, t'es plus comme, enfin je veux dire, t'es un artiste, t'as pas ce stress, tu peux t'en remettre qu'à toi même. T'as pas un patron au dessus de toi, t'as pas des collègues sur ton projet, en fait le stress il existe que quand on est dans un système de dépendance sociale. Tu vois? C'est parce que ce que je fais à l'agence implique du monde que je dois le faire à temps et le mieux possible, le mieux pour tous. C'est le compromis qui fait le stress. C'est de devoir gérer les attentes de tout le monde, et puis c'est de prouver que t'es important. T'as pas ça toi, tu écris seul. Moi je dois tout le temps prouver que je sers à quelque chose et que ce que je fais sert à quelque chose. Je dois être utile. C'est stressant. Des fois, il m'arrive d'éprouver une sorte de tristesse pour les objets qui prennent la poussière. Chez ma mère, je m'assois toujours sur la même chaise de la cuisine, ma mère vit seule et elle a trois chaises, une pour les gens qui viennent la voir et une autre qui prend la poussière. Je m'assois toujours dessus. Je sais plus où je voulais en venir, mais si je déconne, si je tiens pas les délais, je fous tout le monde dans la merde. Si je me fais engueuler, tout le monde se fait d'une façon ou d'une autre engueulé. C'est de là qu'il vient le stress. Pareil quand j'étudiais, je voulais pas décevoir mes parents, je voulais pas faire perdre leur temps à mes profs, je voulais pas que mes amis me prennent pour un type inutile, un type qui s'en fout. Mais toi ton travail c'est pas pareil. C'est mieux peut être... Je sais pas en fait... C'est mieux?
- De?
- De travailler seul, sans que personne attende vraiment ta production, tu vois j'aimerais connaitre ça un jour, connaitre le moment où tu te dis "que je finisse ça ou pas, ça changera rien, personne sera engueulé, personne sera viré, les choses vont continuer".
- Ah?
- Ouais. Tu dois être plus libre. Ouais, c'est vachement plus libre comme position sociale ça."
Publié par
Miam
à
16:06
Libellés : collègue, stress, Toi au fond
Regrets
Je regrette des choses par moments, je regrette mon inactivité souvent, mais ce sont toujours des sentiments passagers. Glander fonctionne comme une maladie auto-immune, dès que je pense à faire quelque chose de ma vie, selon l'expression consacrée, la glande se lance et j'arrive à prouver et à me prouver qu'il vaut mieux que je mange des chips devant cette télé. Mais il reste des points qui me poussent à me sentir en échec. Notamment le fait que j'ai toujours pas de grosse bagnole. C'est un manque, enfin je pense. La clé c'est qu'il est hors de question que je sue pour l'avoir cette voiture, or, comme je le dis souvent, il faut suer pour pouvoir profiter de la climatisation et des vitres électriques. Non, c'est faux, j'ai jamais dit ça. J'aurais du. Encore un regret.
Publié par
Miam
à
16:01
Libellés : dessin de voiture, inactivité, pute, Regret
Cousin
Au fond rien faire c’est assez agréable. Par moments, je me dis que je gâche mon temps à lire le journal. Surtout quand quelqu’un me demande ce que j’ai fait aujourd’hui. C’est pas normal cette semi-honte que je ressens des fois en répondant « rien ». La vérité c’est que j’ai lu des journaux, maté des Simpsons, fait de la sexualité, mangé du fromage, pensé en me baladant, engueulé dans ma tête ces enculés de droite qui bousillent le bel idéal républicain avec leurs gros 4x4 mentaux. J’ai fait plein de choses. Mais j’ai pas sué (sauf pendant la sexualité) et je me suis pas levé ce matin. Rien faire c’est moins bien en hiver. En hiver il faut faire du ski. Ce qui me manque c’est de l’argent en fait.
J'ai dit ça à mon cousin l'autre jour. D'habitude j'épargne à ma famille ces choses là. Ma famille est chouette, mais ma famille travaille. Tous, tous travaillent, plus ou moins fort, avec plus ou moins de résultats, mais c'est inscrit qu'on peut vivre qu'en travaillant. Il me demandait ce que je faisais exactement dans la vie. Alors je lui ai répondu que je passais beaucoup de temps à lire des journaux et à trainer sur les terrasses sauf en hiver où je m'embête un peu plus parce que j'ai pas assez d'argent pour aller au ski où il y a aussi des terrasses agréables. Il m'a alors demandé ce que j'allais faire après et je lui dis que j'aimerais continuer, parce que j'aime bien. Sauf le coup du ski que je fais pas. Il comprenait mal. Il me disait que je devrais finir par travailler et je défendais le pas forcément. Pas forcément ouais. Je travaillerais que quand j'aurais faim. Il a marqué un point en me disant que je risquais de pas savoir faire si j'attendais trop longtemps. J'ai acquiescé. Mais est-ce que ça fait du sens que je travaille au cas où je dusse finir par travailler? Va savoir que je lui dis vu qu'il me répondait pas, je pense à cause du mot "dusse" qui vient généralement que précédé de "Jean-Claude" dans notre temps. Va savoir cousin, mais j'y réfléchirais demain en me baladant au soleil, je te le promets.
